mardi 26 avril 2022

Initiation - deuxième étape

Coraline buvait le thé tiède maintenant, il coulait dans sa gorge, la réchauffait. Elle serrait ses cuisses l'une contre l'autre, n'osant pas croiser les jambes, avec la peur de se montrer. Son pull si long d'habitude lui paraissait vraiment trop court.

"Je vous proposerai de vous dénuder encore, pour laisser votre buste respirer pleinement."

Il voulait donc la voir nue, totalement nue. Une situation qu'elle n'envisageait que dans l'intimité d'une relation, dans son salon, dans sa chambre ou dans celle d'un hôtel. Elle avait goûté à cette aventure de croiser un homme et de finir quelques heures après nue dans des draps. Se donnant intégralement, jetant ses vêtements avant l'étreinte et les folles envies partagées. Mais là, se mettre nue comme devant son médecin, sans savoir réellement le but de tout cela. 

"Laisser ce pull trop ample pour vous, retirer ce soutien-gorge trop générique pour être beau. J'espère qu'il est confortable mais vous le portiez trop haut dans votre dos." Elle comprenait à ses remarques qu'il l'avait scanné de A à Z depuis son arrivée, distinguant sa tenue, ses dessous, tout son corps. Son pull glissa par la tête, finit sur le pantalon, Coraline se sentit plus fragile que jamais, passant ses mains derrière elle, dégrafant un à un les attaches de son soutien-gorge. Oui un modèle coqué, dit invisible, sans forme, sans rien d'autre qu'une matière ultra souple, soutenant son bonnet C naturel. Elle protégea du regard ses seins, mais il n'était plus là dans le fauteuil, sans bruit il était debout, près d'une porte d'armoire intégrée, il fouillait sagement. Il revint avec deux papiers de soie pliés. 

"C'est pour vous, pour vous redonner un peut de chaleur."

Le premier petit paquet ne semblait pas avoir de poids, comme une plume en apesanteur. Une écharpe, non une étole qu'elle dépliait toujours plus, assez large pour l'envelopper au complet. Il se leva pour l'aider à rester assise, mais pour l'entourer de cette fragile étoffe de mousseline de soie, ultra légère mais conservant étonnamment la chaleur comme un nuage conscrit autour d'elle. Un sourire s'ajouta, et même si ce voile était pure transparence, elle se sentit déjà moins nue, moins captive de son regard. 

Coraline s'enroua dedans, ne cherchant plus à se cacher mais retrouvant son corps différent sous cette brume vaporeuse, ses seins lui semblant plus beaux, plus sensuels en étant deviner, dessiner soudainement non plus en chair sur chair mais en nuances de gris foncé, avec des ombres plus marquées soulignant la beauté pure de ses courbes féminines. Une magie de quelques grammes.





Elle reprit du thé, grignota un carré de chocolat noir, brillant d'être face à lui, plus belle que nue.

"Ouvrez le second paquet, il est aussi pour vous."
Coraline prit le temps, surprise par la taille plus conséquente, par le poids tout aussi léger par rapport au volume. Une seconde étole se déploya dans ses bras, un cachemire ultra-léger, très fin et d'une douceur infinie. Jamais elle n'avait pu accéder à cette qualité de matière, elle qui laissait souvent ses mains caresser les tissus en se baladant lors des courses, dans les magasins de mode. Trop cher pour elle, mais si doux. A nouveau il l'aida à s'envelopper de cette douceur cumulée et doublement chaude. Nue toujours, les fesses posées sur le velours, enroulée dans un cocon furieusement doux.

"Voilà, vous êtes très bien ainsi. Loin de vos vêtements habituels, trop génériques pour la Vicomtesse, trop éloignés de nos règles de sensualité. Etes-vous bien ainsi ?"
Elle hésita, ne trouvant pas de réponse immédiate. "Je suis troublée mais bien. Surprise d'être nue face à vous, seulement vingt minutes après notre première rencontre. Mais comblée de douceurs !" Son sourire donnait la dimension de son ressenti.

"Dans ce salon, il y a dans chacun de ses placards, dans chaque tiroir des commodes, dans les recoins et fausses portes, dans ce bazar très organisé, je vous l'assure. Il y a donc des vêtements pour vous habiller. Des jupes de longueurs variées, de matières souples ou plus fermes, des robes bien évidemment car cela reste l'élément féminin par excellence, mais aussi des chemisiers et des tops, de couleurs diverses. Bien évidemment, notre idée est vous proposer, voire de vous imposer certaines tenues. Il sera possible d'y ajouter une veste ou même un manteau suivant l'occasion ou la saison."

Elle acquiesça en prenant un peu plus d'assurance dans son tourbillon de mousseline noire et de pachemina bleu topaze. Son corps était serein dans ce lieu, elle prenait confiance à cet homme mystérieux qui semblait vouloir jouer avec elle comme avec un mannequin de vitrine.

"Bien évidemment avant tout cela, il vous faudra de la lingerie. De la belle lingerie, celle pour la séduction, pas uniquement le confort sans style. Des dessous chics pour vous plaire, pour être désirable. Des ensembles pour le quotidien mais aussi certains juste pour des soirées comme celles organisées par la Vicomtesse. Vous devez vous habituer à être toujours plus féminine, sans vulgarité sauf pour certaines soirées à thème qui vous l'imposeraient. Mes conseils ne sont pas des règles applicables seulement lors de nos rencontres, ils sont là pour vous guider vers un univers plus glamour. Vous pouvez l'adopter pour votre quotidien ou juste pour vos sorties ou soirées. Toutefois, certaines habitudes seront bienvenues, immuables pour des instants charnels imprévus. Mais aussi pour, encore et toujours, votre plaisir personnel. Si vous ressentez ce besoin d'épanouissement sensuel, il va probablement avec votre éveil corporel féminin ?"

En reprenant encore un peu de thé, elle valida ces propositions. Laissant dévoilées ses cuisses et son pubis en reprenant du chocolat, il reprit "Je vois que Claire vous a conseillée elle aussi une suggestion pour votre délicat mont de Vénus". Une toison finement ciselée sous forme de ticket vertical. La peau lisse entourait les plis et les recoins moins visibles. Une peau satinée, sans imperfections, sans pudeur à cet instant.


Coraline comprit indirectement le message, tentée par un croisement plus intense de ses deux cuisses, pour finalement lui offrir ce qu'il pouvait attendre. Elle savait pourquoi elle était là. Ses jambes s'écartèrent délicatement, un peu plus, retirant un coin de voile pour chasser une ombre, pour lui montrer ce qu'elle avait de plus intime. Les fins poils marquèrent pleinement leur verticalité quand elle se redressa, bombant ainsi aussi un peu plus son buste. Ses cuisses s'ouvrirent du plus proche de son bassin, pour basculer en avant, libérant ses lèvres. Elle était bien. Dans cet endroit exhibé maintenant à son regard gourmet détaillant là encore son anatomie, elle discerna un flux sanguin accentué, un plaisir non dissimulé à se montrer. Soudain, mais profond, elle savoura en silence.



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lundi 25 avril 2022

Initiation - première étape

 Lecture de multiples rapports, rédaction d'autres synthèses, il naviguait au gré des heures du jour et de la nuit, pendant que le printemps après avoir embelli de milliers de fleurs les deux cerisiers du jardin, libérait maintenant les premières feuilles vertes. Lui travaillait encore et encore, ne regardant plus les horloges au mur, ne voyant pas les journées se finir. 

Heureusement sa bonne amie, une dame à particules, souvent surnommée "la vicomtesse" à demi-mots lui avait laissé un message. Une amie lui avait présentée une jeune femme, souhaitant devenir libertine pour son plaisir personnel, mais  manquant apparemment de vraies références. Elles avaient pris le thé ensemble, pour discerner la naïveté d'une réelle curiosité, et surtout chasser l'éventuelle jeune maîtresse poussée aux vices par un amant fantasmeur. Ainsi elle lui demandait de faire une pause, de sortir de ses rapports ennuyeux, de reprendre goût à la vie charnelle, mais dans ce cas précis, elle voulait qu'il la guide dans sa féminité "visible mais aussi invisible". Tels étaient les derniers mots du message.

Quittant son bureau, dans sa demeure bourgeoise, il alla préparer un grand thé fumé dans la cuisine. L'endroit était froid depuis qu'il ne prenait plus le temps d'organiser des soirées, des dégustations de petits et grands vins. Les volets étaient encore clos en ce milieu d'après-midi. Il n'eut pas la volonté de les ouvrir. Sous l'éclairage led, il laissait infuser les feuilles noircis de ce thé rapportée par une amie vietnamienne, une merveille de force et de saveurs fines. Il eut soudainement les souvenirs de sa robe de soie naturelle dans sa mémoire, de l'odeur de sa peau, celles de ses lèvres et du thé savouré au même instant. L'horloge de l'entrée sonna les cinq coups, elle ne devrait pas tarder.



La vapeur s'échappait du col de théière, il posa le plateau dans le boudoir bleu, sur la table basse, proche de la méridienne de velours bleu canard. Le carillon de la porte sonna. Il sourit et s'avança vers la porte partiellement vitrée. Le haut était un vitrail d'inspiration renaissance qui laissait apercevoir les bustes, mais il avait fait ajourer le bas pour laisser les jambes jouer de leurs contours et ombres à travers un autre vitrail moderne de plusieurs teintes de gris. Ainsi il avait de suite un coup d'oeil sur le corps de la personne derrière cette porte floue.

"Bonjour Monsieur, je suis Coraline. La Vicomtesse m'a indiquée votre adresse pour un rendez-vous."

"Bonjour chère Coraline, veuillez entrer loin de cette pluie fine."

Elle avait fait quelques pas dans ce couloir, cherchant un recoin pour poser son parapluie mouillé. Il lui proposa de le prendre ainsi que son long trench marqué par ce printemps chagrin. Elle jetait ses yeux sur tous les éléments de décoration, les couleurs des murs, la chaleur des boiseries, le froid impeccable des carreaux au sol, les peintures modernes et quelques sculptures, mais aussi le vide complet deu moindre meuble dans cet alignement.

"Je vous propose un thé, ne changeons pas les habitudes, comme avec celle qui vous envoie ici. Suivez-moi vers le salon bleu." 

Coraline entra, vit la théière, les tasses, quelques mignardises et des chocolats noirs. Il la guida vers la méridienne, prenant pour sa part le grand fauteuil club. 

"Votre motivation semble totale, la Vicomtesse m'a rappelé avant votre venue pour me parler de votre échange. J'ai ainsi un bout du contexte de votre venue auprès d'elle. Apparemment une amie commune vous aurait parlé de nos moments de dégustations sensuelles." Il sourit, elle rougit. 

"Oui, j'ai une envie, comme un besoin profond de me libérer sensuellement, sexuellement, de m'épanouir dans un monde libéré de tous jugements. Mais avec mille ingrédients, avec de nouveaux menus, et des plats préférés." Elle sourit  son tour. "Je voudrais apprendre, comprendre, tester pour mieux goûter ensuite, combiner les épices pour mieux les apprécier. Et rassurez-vous, je ne suis pas vierge de tout cela." Elle commençait doucement à se libérer, se rassurant elle-même de ce lieu et de cet inconnu face à elle. 

La pièce était une composition de bleus multiples, avec juste un fond crème entre les commodes et les portes formant armoires encastrées dans les murs. Deux fenêtres donnaient sur le jardin, où malicieusement les fleurs présentes étaient bleues. Du velours bleu canard pour les deux méridiennes, du cuir bleu nuit recouvrant les meubles, du cuir patiné sur les fauteuils, des coussins nombreux avec des variantes de pastelles ou bleu électrique, le lustre du plafond brillait de lumière blanche, avec des pampilles de verre bleu réfractant des touches sur les murs clairs. 

"Savez-vous ce qui vous amène ici ?"

"Non, Madame semblait y tenir particulièrement, elle a envoyé son email devant moi, à la fin de notre rencontre. Elle m'avait longuement interrogé pour connaître mon histoire, surtout mes envies. Nous avons évoqué aussi les pratiques, celles que je pourrai découvrir, d'autres encore, pour mieux cerner mes nouvelles envies. Madame m'a expliqué certaines règles, certains désirs de sa part si elle m'initie. J'ai répondu à ses questions, j'en ai posé aussi, beaucoup. Ce fût un moment agréable et étonnant."

"Etonnant en quoi ?"

"Ce n'est pas commun de venir chez une femme, une amie d'amie, pour lui parler dès la troisième phrase de sexe, de clitoris, de jeux entre adultes. Ce n'était pas ma psy, mais je lui ai finalement tout dévoilé. Verbalement je m'entends."

"Et bien nous allons continuer ensemble, mais avec une mise à nu plus complète."

Il l'observait depuis son arrivée, son regard d'esthète se réveillait, endormi depuis des semaines. Elle était là, face à lui, habillée. Juste pour le plaisir des yeux. Voyeur, fétichiste, épicurien, jouisseur et tant d'autres adjectifs que la vicomtesse aurait pu lui attribuer, mais elle n'avait rien dit à cette jeune trentenaire, sauf une adresse, une personne de confiance.

"Vous êtes un artiste ? peintre ? sculpteur ? non ?"

"Si je devais l'être, je serai plutôt photographe, directeur artistique d'une collection de féminités."

Elle rit, ne comprenant pas le sens ambigu de ses mots, mais ainsi plus libre de se donner dans cette échange. Lui l'observait avec sa tasse chaude dans les mains fines. Il savait ce qu'il allait devoir changer, détails après détails.

"Madame m'a dit de venir dans le tenue que j'avais chez elle."

Coraline était donc habillée d'un pantalon très moulant sur ses fesses, assez large dans le bas pour couvrir des bottes. Il avait fait cette différence en la voyant s'asseoir. Un pull noir ample mais suffisant bien taillé pour s'envelopper autour de sa poitrine. Un joli bonnet C sauf si elle trichait avait-il pensé. Des cheveux mi-longs, brune naturelle avec des très  légers reflets roux. Un maquillage sobre mais trop marqué sur les joues, une surenchère très à la mode sur la taille des sourcils et des faux-cils. La vulgarité pointait presque son nez sauf pour sortir dans une boîte de nuit en ajoutant un gloss sur les lèvres. Il sourit de cette dérive douce en voyant son souffle sur la tasse de té trop chaude. Elle se sentait scruter, elle perdait son assurance face à ce silence.

"Le thé peut attendre, levez-vous chère Coraline. Et retirez-moi ce pantalon. Là. Maintenant." C'était une voix douce, chaude mais directive qui arriva jusqu'aux oreilles de la jeune femme.

"Je ... je dois ... je suis un peu perdue."

"Posez cette tasse, laissons le thé refroidir sagement, il serait meilleur tiède. Mais comme je viens de vous le demander. Retirez votre pantalon."

Elle se leva.

"Parmi les règles, il y a que vous ne porterez pas de tenues, de pantalons."

Elle défit les boutons élégants, joua du zip latéral, libérant ses hanches. Laissant glisser ainsi le pantalon vers ses cuisses, soudainement reprenant conscience d'être face à lui, elle stoppa comme pour se couvrir le sexe avec ses bras. "Je ne porte pas de culotte."

Incrédule dans cette phrase face à cet homme dont elle ne connaissait ni le nom, ni le prénom. Face à cet inconnu.

"Je respecte la règle que Madame m'a répétée plusieurs fois, en me précisant les exceptions."

"Elle ne vous a pas encore tout dit. Mais si certaines règles vous surprennent, voire vous choquent, elles deviendront des évidences dans la pratique. Vous êtes ici pour être accessible. Toujours accessible à vos plaisirs, à tous les plaisirs."

Elle fit tomber le pantalon à ses pieds, souleva ses bottes et le posa sur le bout de la méridienne, comprenant qu'il ne lui serait pas utile, plus utile. Debout dans un collant semi-opaque noir impeccable, elle semblait perdue. 

"Vos bottes ont une jolie coupe, un peu cavalière, dans un cuir épais, un bon point dans votre tenue. Toutefois, je vous propose de les retirer. Non que je ne veuille les voir sur vos jambes mais il y a une règle encore à respecter."

Elle s'assit, il la dévorait des yeux tout autant que ce cannelé croquant sous ses dents, moelleux et presque suintant de rhum intérieurement. Sa bouche s'emplissait de bonheur, autant que ses pensées découpaient avec envie ce corps pour les prochaines étapes. 

Les bottes étaient posées debout proches de la table basse. Huit bons centimètres de talons, un bonus qui allongeait cette femme depuis son arrivée. A plat maintenant, elle semblait plus fragile.

"Restez accessible pour vos plaisirs, pour les plaisirs, pour tous les plaisirs. Imprégnez-vous de cette règle tel un mantra."

Debout avec son collant noir, son pull noir.

"Je ne comprends. Monsieur, je ne comprends pas."

Il sourit, ouvrant un tiroir caché en dessous la table basse, posant à côté de la tasse de la belle, debout un  simple vibromasseur couleur ivoire.

"Et maintenant sans vous expliquer en détail, donnez-vous du plaisir avec." Un sourire malicieux aux coins des lèvres. Sa tasse tiède dans la main.

Coraline s'assit sur le bord, puis en se reculant se cala dans le rebord de cette méridienne si douce. Elle avait le vibro dans sa main, elle reprit alors le chemin de ses envies, celles qui l'avait amené chez son amie, chez cette femme bcbg, chez cet homme. Se mettre à nu prenait un sens premier, elle hésitait malgré ses choix sans ambiguïté, malgré sa pudeur déjà bien consommée, mais la soudaineté de la demande la troublait. Dans sa chambre, dans sa commode, il y avait le cousin rose de ce vibro, elle savait en abuser, longuement, dessus, dessous, dedans.

Mais devant lui, toujours aussi inconnu, elle devait se masturber, se donner du plaisir face à son regard. Respectueux mais en attente de l'acte. 

Elle s'allongea, tortilla des fesses pour remonter à mi-cuisse ce collant noir. Couchée elle pensait être un peu moins visible tout en étant presque nue, pas directement sous son regard.

"Peut-être comprenez-vous  notre règle ? Le passage ne doit pas être impossible pour vos mains, pour vos envies, même pour vos besoins naturels. Libérez-moi vos jambes !" dit-il en se levant vers elle. Traversant cet espace de moins de deux mètres de l'autre côté de la table basse, la main sur sa cuisse. Chaude, prégnante, retirant vers les chevilles le collant, déchirant presque de sa force soudaine malgré sa voix calme, la matière. Il prit, fit une boule, la jeta au loin comme bannie des lieux. 

Elle était perdue avec les jambes nues, le sexe visible. Le vibromasseur ivoire  glissant de sa main vers le velours bleu, elle le rattrapa, figée dans son mouvement par l'objectif demandé initialement. Pourrait-elle  se masturber devant lui ?

Il sourit, lui proposa de se rasseoir, de finir sa tasse de thé. Coraline dans un geste naturel, tira sur son pull trop court pour cacher son intimité, sa chair offerte.

"La chaleur de la pièce vous convient, j'avais rajouté quelque degrés avant votre arrivée. Votre tenue ne semble pas avoir plus assez à la Vicomtesse. Nous allons corriger cela ensemble. Buvez"

Coraline mesurait doucement ces premiers pas dans cette initiation aux plaisirs. Claire lui avait tant vanté les plaisirs à découvrir, les moments d'épanouissement progressif, avec un enthousiasme total. Tant de sourires rayonnants.



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samedi 24 février 2018

Nylon et Cordes

John revenait hanté les soirées des amis épicuriens, entre bons vins et superbes plats, il sortait à nouveau après avoir pris un peu de recul, de manque de temps dans un agenda surchargé. Dans un restaurant, dans une auberge, il suivait les demandes des uns, les offres des autres. Normandie si proche de Paris, les fin de soirée à Deauville, mais aussi dans des petits manoirs de l'arrière-pays, il promenait son cabriolet avec son sourire gourmand, même derrière la pluie.

Entre petits fours et macarons, il recevait des mots chauds de couples inconnus, mais que sa réputation croisée avec d'autres couples d'amis communs, recentrait sur les plaisirs exquis d'après-desserts. 

Douceur incarnée par cette brune aux légers reflets acajou, il avait bu son sauternes et écoutant leurs envies, en absorbant leurs excitations non feintes de pouvoir lui parler. Il souriait d'être devenu le cadeau convoité de ces deux personnes adultes, posés et chics. Leurs esprits ne succombaient pas à une ivresse trop prononcé, mais les effluves avaient peut-être libéré leurs mots. Cependant John mirait ce liquide doré, moelleux en diable malgré ce vieux millésime. Il venait de croquer un supplément de plaisir, une clémentine confite. Le sucre collait, la peau résistait, puis libérait les sucs si aromatiques, ce jus intérieur. Sa bouche s'ouvrit avec ce mélange sur sa langue, vers les deux invités.
"Madame doit être aussi juteuse. Je me trompe ?"





John glissa sa main sous la petite robe noire, un cuir souple à même la peau. Il caressa les bas, le revers de dentelle, la chair délicate du haut des cuisses chaudes, en ne quittant pas les regards des deux complices. Elle frémit, elle écarta ses jambes sagement. La tablée parlait de voyages, de balades en bord de mer, de casino pour ce soir. 

"Je vous suis, allons dans un endroit pour parfaire vos fantasmes. Allons basculer et mélanger nos chaleurs !"






M. STEED

samedi 15 juillet 2017

Soirée d'été

Un vent frais, enfin, la fenêtre ouverte sur le balcon, un peu d'air frais, John espérait ce souffle pour libérer l'espace de la chaleur installée depuis plusieurs jours. Trop chaud. Des déplacements dans les villes pour le travail, et toujours les mêmes mots, une douleur, une souffrance sous un soleil écrasant, certes de saison , mais trop pesant que les nuits se suivent avec l'oppression de ne jamais bien respirer.

Les voilages tremblaient, le salon était à peine éclairé, pris entre les dernières lueurs du jour tardif en ce mois de juillet et la nuit avançant à petits pas. Un large abat-jour recouvert d'un tissu, d'une robe légère plumetis noir sur fond crème, la lueur ne suivait que ses pieds nus sur le sol, il était là en caleçon de soie, les mains fraîches tenant un seau de glace.

Champagne, le bouchon tenait encore sous le joug du muselet torsadé, de fins fils de fer, la main sûre de John dessus. Il regardait dehors, les maisons voisines, les fenêtres ouvertes elles-aussi au vent, comme une attente partagée par tout un quartier, tous les habitants. Son regard suivait les papillons pris dans le jeu des lampareaux qui éclairaient son jardin, les herbes, les fleurs, les pots et les arbustes dans un design libre, à l'anglaise. Deux flûtes sur la petite table dehors, des fraises, des framboises, des cerises, prêts à être croquer pour libérer leurs jus sucrés, la nuit s'imposait, il tourna le bouchon, le plop suivit. A travers les voilages blancs, les ombres et les lumières avalées par le soir, une fusée de liège partit, loin au-dessus de la balustrade, vers le gazon. Sa main repoussa les rideaux, il s'assit pour servir les flûtes, pour voir les tourbillons verticaux du liquide doré. Fraîcheur, seau avec des gouttes d'eau, glaçons craquant. 

Emma apparut. Une jambe fendit les voilages, un voile noir de nylon, des escarpins cage en cuir vernis, de hauts talons, du bonheur. Elle était là, devant lui, déesse de la nuit, en lingerie pour envelopper ses courbes généreuses, pour donner sa volupté en bonnets débordants. Il lui offrit une flûte, se leva pour l'embrasser, ici et là, dans ce cou parfumé de fruits rouges, de fleurs, léchant sa peau. Une caresse sur les seins, sur l'entresein, sur ses hanches, sous et sur ce long déshabillé de voile noir. 

Un doigt glissa plus bas encore. Là il s'enfonça, le tissu semblait manqué, dans la chair humide, chaude. Ils trinquèrent avec le champagne, le chaud, le froid, l'été. Lécher, sucer, boire, croquer, déguster, le programme pour ce soir, sur ce balcon, dans le salon, partout.





M. STEED



vendredi 30 juin 2017

Petit moment de détente ...




Interlude dans mon univers de mots
avec cette vidéo poétique 
avec un voyage à travers le temps
parsemé de cette étrange découverte et autres aventures ...

Le CLITORIS !



lundi 15 mai 2017

Quelques tableaux

John avait dîné récemment avec des amis, mais aussi quelques inconnus, après un vernissage dans une galerie proche de la place des Vosges. La galeriste l'avait accompagné sur les trois niveaux parmi ces toiles immenses aux motifs incongrus, modernes et pleine de poésie d'après ces dires. Elle avait dû le confondre avec un riche anglais, elle parlait cette langue avec un accent bien français, relativisant la richesse des galeries d'outre-manche, pendant qu'il se contentait d’acquiescer. Deux flûtes de champagne plus tard, son couple d'amis enfin arrivés, il reprenait le cours de ses pensées en langue locale, souriant de ce quiproquo, savourant cette visite privée avec cette brune perchée sur des talons hauts, moulée dans une robe en cuir, surmontée d'un serre-taille en soie bleue d'un plus bel effet. Il la regardait encore dans la foule, elle saluait d'autres clients potentiels.

Aline lui avait présenté d'autres personnes, précisant en quelques mots, la curiosité artistique de chacun. Moderne ou classique, couleurs ou noir et blanc, photos ou toiles d'artiste, elle donnait les liens possibles entre eux pour partager le plaisir visuel de l'art. D'autres flûtes de champagne, deux mignons, en cuir moulant eux-aussi, passaient avec des plateaux de petits fours salés, des mignardises savoureuses quand un tableau inspire le vide, idéales pour remplir la bouche pour éviter de rien avoir à dire. 

Une brasserie, des lumières vives, la foule des tables en pleine discussion, un décor 1900, une grande table réservée pour la troupe des amis, des amis d'amis et quelques autres créatures perdues. John avait atterri à une extrémité, coincé entre deux femmes, l'une dans la vingtaine, artiste introvertie, l'une quiqua, veuve d'un notaire avisé. Deux types de discussion, deux féminités.



copyrights Photo by Froger



Deux raisons différentes d'aborder la galerie et l'exposition de ce soir, 
L'une vantant son travail à la fin de chaque phrase, la voix descendante, presque convaincue d'être déjà maudite. Obnubilée par les murs de son atelier où elle vivait, dormait, peignait, pleurait, peignait encore sans jamais exposer. Le champagne ne suffisait pas à réalimenter ses futures larmes du lendemain. John compatissait mais riait intérieurement de cette fausse mélancolie pour essayer de lui placer un tableau ou deux. Il finit par promettre de passer la voir, lui demanda son adresse et son téléphone pour venir prochainement. Elle se remit soudainement à manger avec appétit, un sourire léger sur son visage. Sa robe bohème blanche et beige, tâchée volontairement ou non de quelques touches de couleurs, des écailles de ses créations, une écharpe trop grande qui tombait sans arrêt, des baskets, rien de sérieux pour créer du plaisir esthétique à ses yeux, mais il espéra des toiles moins fades pour sa visite.
L'autre plus sage, les ongles avec un somptueux vernis rouge coordonné avec ses lèvres, un visage souriant mais froid, des cheveux clairs, certains grisonnants, elle semblait assumer entièrement sa féminité. Elle lui parla de voyages anciens et récents, seule pour traverser les musées, mais avec le bonheur de ne rendre de compte à personne, même pas ses grands enfants. Elle était libre de voir, de s'arrêter devant un tableau, de le scruter, de déchiffrer les touches, les épaisseurs sur une huile ou de croire aux mouvements légers d'un artiste avec une esquisse au crayon. Son plaisir était bien là, elle qui avait délaissé sa carrière de doreuse d'art pour un hôtel particulier richement doté mais froid. Une vie de mondanités, de décorations malgré tout pour occuper son temps, mais des journées surtout consacrées aux enfants. Alors quand leurs études furent finies, elle s'occupa de ses amies divorcées, de son jardin, espérant emmener son mari dans des expositions, ce lien si fort en elle avec l'art. Il n'avait pas le temps, son travail, toujours son travail, mais aussi le golf. D'ailleurs c'est là qu'il fît son infarctus, laissant la balle immobile dans le trou. 

Elle sourit, suçant la sauce des gambas avec envie et malice. John dégustait un st-pierre sublime de cuisson douce avec quelques rattes de Noirmoutier. Un plateau de fromages, il commanda un magnum de Chevaliers-Montrachet de Chartron pour remercier les amis présents de cette bonne humeur, pour fêter ce vernissage. Les chèvres et un doucereux Livarot étaient en phase dans les papilles de John. Il pouvait écouter avec la bouche pleine les échos de la table. Mais aussi, son regard suivait la gorge pulpeuse de sa voisine. Un chemisier noir original avec des bandes satinées et opaques, des bandes translucides et d'autres en dentelle, que ses yeux gourmets dégustaient aussi. En particulier ce soutien-gorge balconnet qui respirait avec elle, à chacune de ses petites impertinences ou quand elle évoquait tel tableau ou telle sculpture. Une respiration emportée par la satisfaction de trouver dans l'art  une nouvelle forme de jouissance. Oui le champagne est le meilleur moyen d'avouer après une certaine heure, même le plus intime, surtout avec une oeillade complice.

La brasserie se vidait, John salua la galeriste, toujours embrumée dans le smog de Londres, elle le remercia en anglais de sa visite, espérant le revoir si besoin le lendemain pour revoir ensemble chaque toile. Il sourit.

Sa voisine de table attendait, il lui proposa de la raccompagner si besoin, elle le remercia, lui proposant aussitôt de partager une visite de ses tableaux. Mon héritage dit-elle en riant. John suivit ses instructions, rentrant dans la cour pavée de cet hôtel superbe de la rive gauche. Elle sortit pour ouvrir une belle porte en bois, sa jupe croisée s'ouvrit sur un détail qu'il n'avait pas encore saisi.  Des bas nylon.


Il retira la clef du contact, imaginant un gin ou un vieux rhum pour déguster cette nuit devenue petit matin, en regardant quelques toiles, à moins que ce ne fût quelques voiles.


M. STEED








samedi 1 avril 2017

Sublimer 2/2


John frottait son allumette, une étincelle, une petite flamme qu'il apporta sous les sarments de vigne préparés dans l'âtre. Flamèches, flammes diffuses puis doucement chaleur et lumière dansante dans la cheminée, il ajouta deux belles bûches sur le tout, le feu prenait son essor.

Emma regardait devant elle la table basse en verre, ressentait déjà la température changeante sur sa droite. Elle avait tellement envie de lui, depuis leur arrivée à cette exposition, cette force entre ses jambes, ce besoin profond d'être comblée. Il lui tendit quelques tapas de fines viandes séchées et de fromages, des légumes croquants avec une pointe de piment. Elle savourait, lui ouvrait la bouteille, après avoir essuyé délicatement les gouttes d'eau fraîche provenant du seau de glace. Le plop sourd d'un bouchon, deux flûtes, de la mousse et des bulles par centaines. Le parfum léger du vin, les arômes, ils trinquaient sagement, sans mots. Les lèvres rouges déposèrent une trace sur le cristal, elle bût un peu, sourit, un peu plus, encore plus, reposant sur le parquet sa flûte vide. Le champagne comme clef libérant la dernière porte de ses envies, elle se glissa plus en avant, les jambes bien écartées. Ouverte pour lui. Maintenant !







John sourit, s'agenouilla du côté gauche, laissant la cheminée dans son tourbillon de jaune, de rouge, de craquements et de chaleur soufflée. sa main glissa sous le genou, sur le nylon. Les jambes repliées, les petits plis complices, il les frotta, insinua son toucher pour se combler de cette finesse. Les premières phalanges s'intercalaient dans le creux de la jambe, caressant et chatouillant justement pour amplifier la sensation, sans dépasser la frontière de l'insupportable. Il frôlait de son autre main le haut de cuisse, la chair tiède. Dorloter cette peau si sensuelle, si sensible aussi en remontant vers l'entrecuisse, en dévalant vers la vallée des délices. John croisait ses mains sous la jambe pour caresser encore et toujours ce nylon noir, soulignant la couture, la ligne de suivi vers les courbes, sur la jambe vers plus de douceur.

Emma se cala, ferma les yeux, ressentant les doigts, multiples, nombreux, présents juste pour elle. La cheminée soufflait sa chaleur vers son corps qui s'enflammait graduellement. Il effleura son mont de vénus, quelques millimètres de poils fins, frissons assurés. Longeant la peau lisse, il avançait vers ses lèvres déjà humides. Un arrêt, deux doigts complices, deux pressions différentes sur la peau lisse, l'autre frétillant parmi les poils, électrisant les centimètres, il patientait pendant que sn autre main remontait sur le nylon, en dessous, vers le recoin du cuir et des fesses. Là, deux doigts aussi, rien de plus, un attouchement quasi imperceptible, juste lui, la fine soie de sa peau, de la pulpe sensible d'une phalange experte. En attente, soufflant sur l'envie pour lui demander d'exprimer par quelques mots d'aller plus loin. Quelques centimètres vers cet entre-jambe impatient.

John sourit, glissant ses ongles satinés sur l'épiderme excité. Il ferma lui aussi les yeux, pour rentrer dans la bulle de fragilité de sa belle, pour faire corps avec son attente, son corps tremblant de vouloir plus. Il glissa, serpenta et d'un mouvement sentit ce grain de riz fragile sous le plissé de chair, haletant. Elle se cambra aussitôt. Il déplaça son duo digital si peu, encerclant délicatement ce clitoris livré à lui. Renouvelant sans vitesse, avec des pressions infimes, sages, répétées, arrêtées suivant le souffle de celle qui s'abandonnait. Encore, toujours, sans prendre conscience du temps, plus de secondes, plus de minutes, juste de la passion, Juste de l'amour fusionnel, Avec elle.






En elle aussi, car l'autre main remontait les grandes lèvres, par demi-millimètre, sans autre volonté que de s'imprégner d'elle un peu plus. L'odeur de ces coups de rein, de ses jambes ouvertes, de coeur offert à un besoin sensuel profond, cette liberté exploratoire, il fusionna avec Emma, entra en son intimité, si lentement qu'elle aurait pu croire qu'il était par d'elle-même. Intercalés dans les plis, dans l'humide et les fluides, glissés avec le rythme d'un clitoris allié, enfoncés soudainement par la main d'Emma qui en voulait plus. Tous les phalanges dans un fourreau soyeux et détrempé, elle transpirait toutes ses envies. Sans limites, elle se liquéfiait comme rarement, prise dans le jeu de cet homme qui l'aimait tant, lisait en elle son plaisir. John prolongea ses vibrations infimes sur ce gland minuscule et si infiniment féminin, tout en enfilant un troisième doigt dans cette grotte magique, voluptueuse de désirs.

Il embrasse ce corps, écoutant les deux coeurs en harmonie, amplifiant le bouillonnement des pulsions libérées par Emma. Un lâcher-prise dont il ne contrôlait que le ying et le yang pour monter vers la jouissance, pour remonter encore. Un hédonisme absolu, pour la voir se sublimer.





M. STEED





vendredi 17 mars 2017

Sublimer 1/2


Emma et John avaient visité une belle exposition, profitant des dernières lueurs du jour pour apprécier les peintures, les grands formats mais aussi les minuscules œuvres d'artistes connus ou méconnus. Une balade rituelle pour voir les salles de l’événement du moment mais aussi pour reprendre les escaliers dérobés vers les sous-sols, vers les collections permanentes. Coins et recoins libres, sombres parfois, sans grand monde car ce soir c'était une visite réservée aux membres de l'association Vins & Arts. Un privilège qui laissait libre accès à toutes les pièces, sans une surcharge de touristes. Ajoutant au bonheur de pouvoir glisser en silence, du moins juste avec les talons fins d'Emma vers la salle des statues, avec un bow-window fermé de lourds rideaux de velours vert émeraude. Lui laissant au sol sa besace, elle avait disparu en un clin d'oeil, souriante en se retournant vers son suiveur, espiègle.

En un tour de main, elle avait retiré son chemisier de mousseline caché sous son blouson de cuir cintré. Seul son soutien-gorge, les lanières noires lardaient ses seins généreux, sa peau claire, sa chair orgueilleuse contrainte derrière le zip du cuir. En revenant vers lui, d'un geste sûr, elle avait enroulé son chemisier vers son sac à main, 

"J'ai envie de vous ... autant que vous semblez avoir envie de moi. Rentrons maintenant."

Toute aussi décidée, elle était remontée vers les autres salles pour saluer quelques amis, la responsable de cette visite privée et encore quelques autres fidèles de ces sorties artistiques. Elle fendait de son désir la foule, laissant les regards s'échapper des tableaux vers ses jambes nylonées, la couture fatale, les talons complices, la jupe patineuse aussi souple et volante que son buste enfermé dans l'armure de cuir. Rien ne m'arrêterait. John souriait en embrassant rapidement quelques amies, serrant des mains de leurs compagnons et observant avec délice ce nylon conquérant.

Dehors, dans la lumière orange des lampadaires, leurs reflets multiples sur les statues du parvis, elle filait vers leur voiture, Elle ouvrit les portes pour prendre le volant.
"J'ai envie de toi, J'ai follement envie d'être à toi, soumise à tes désirs."
John sourit en l'embrassant après avoir mis sa ceinture. Elle s'envola d'un tour de volant dans la rue déserte. Lui caressait de sa main gauche les cuisses de sa belle, remontant le fin tissu de la jupe, frôlant le revers de nylon, observant les liserets délicats, jouant entre la peau soyeuse et le voile.

Plusieurs rues, le calme d'une ville en plein dîner. Quelques feux tricolores, un silence, des regards chargés de gourmandises l'un pour l'autre. Emma patienta pendant l'ouverture du portail, dézippant la moitié de son blouson.
"J'ai fait livrer des tapas ce matin. Un bon champagne pour me dévorer avec !"

Une exclamation pour une dégustation pleine d'obligeance, une étincelle pour embraser le feu d'artifice de cette soirée naissante.





Feux éteints, deux portières qui s'ouvrent puis se ferment, les talons fins qui crépitent sur les dalles japonaises dans la lumière automatique, rasante dans son halo entre les brins d'herbes. La clef, la porte et enfin le couloir de cette maison ancienne, des murs gris clairs, des chambranles blanc satiné surlignés d'un trait rouge, ce carrelage blanc et noir, cette commode longue en laque blanche surmontée de porte-manteaux rouges.
"Libérez-moi de l'inutile."

John l'embrassa dans la nuque, dézippant d'un main devant elle le cuir. Il l'enleva, étalant la matière lourde sur la commode, laissant les épaules recevoir d'autres bises chaudes. D'une main il appuya sur le milieu du dos, l'obligeant à se pencher en avant. Dans la lumière froide, son regard suivi les petits carreaux du sol, noirs ponctués des deux talons hauts, il remonta. Une couture émergeant sous le talon, le voile fin, semi-opaque, la cheville, la bride doublée autour de la jambe, il caressa des yeux cette perfection de lignes et de courbes dont il ne lassait jamais. Ses mains l'accompagnait dans cette remontée en apnée, vers la surface, vers les mollets, l'ivresse des profondeurs en s'arrêtant, en frôlant, en contournant la pression des genoux, les petits plis, et la libération de voir plus loin. Les cuisses. Symboles de cette volupté, cette chair vraie qui allait vers l'intimité, vers le plus grand mystère au féminin, vers la source de vie. Il posa ses mains sur les revers, respira à nouveau, souleva la jupe légère. combinant ce cocktail de nylon ultra-doux, la chaleur de la peau désirante et la fluidité d'un tissu froissé toujours plus haut.

Les arrondis, deux, la chair dans son absolu de finesse. La jupe posée sur les reins, il caressa avec une infinie délicatesse, l'une puis l'autre, les fesses.  Deux doigts glissés sous un élastique, un mouvement, des passages au -delà des jarretelles, des rubans de satin et des attaches, un autre mouvement.
Un string maintenant sur le cuir, posé, oublié, inutile.


John redressa Emma, lui prit la main pour aller dans le petit salon chaud. Un parquet de bois ancien, des bibliothèques, des livres partout, deux canapés chesterfield en cuir épais, des fauteuils club pour entourer une table basse.
" Prenez place. J'allume la cheminée, j'apporte ensuite les tapas et le champagne."

Emma sourit s'installant  dans un fauteuil, le dos calé sur le cuir, les seins pesant dans les brides de son soutien-gorge noir. Ses jambes posées sur le bord de la table basse, écartées.


à suivre ....

M. STEED





samedi 31 décembre 2016

Fêter la fin de l'année

Réveillon, un mot encore abstrait en cette fin de mois de décembre. Le travail, les déplacements et les derniers projets demandés à la dernière minute, les derniers emails avant de fermer le portable pour clôturer cette année, pour quitter cette tour en verre, dans le blizzard d'hiver. Son costume, ses pas assurés vers le taxi, vers la chaleur, vers son appartement et sa douche tiède. 







Quelques heures de détente pour échanger des voeux avec des amis habitant Singapour ou d'autres pays d'Asie, la chaleur de la cheminée dans son bureau, un thé chaud, des messages vers elle bien sûr, absente aujourd'hui, partie auprès de ses amis en province. Emma avait pris le temps de quelques selfies, une initiative rare mais qui lui montrait son habillage après le maquillage. Un serre-taille noir, un modèle délicieux de transparence, moulant ses hanches, sans autre lingerie. Des bas noirs, des coutures, un revers qu'il pensait vintage car peu classique, large et soyeux. Elle avait glissé ensuite une robe bustier en cuir sombre, luisant sous le flash, mettant en avant la matière charnelle sur son corps. Dessus elle avait enfilé un top court en dentelle noire, du plus bel effet. Un nuage de parfum, elle était dans sa chambre d'hôtel non loin de chez ses amis. Une bouteille de champagne, plus exactement un magnum millésimé, pour un réveillon dans cette maison de notables, avec ce jardin éclairé de mille leds sur la pelouse givrée, la dernière photo avant d'entrer.

Il s'était douché, préparant sa chemise, son caleçon de soie, ses chaussettes douces de couleur orange, son costume trois pièces d'un gris foncé, doucement ligné. La cravate avait pris plus de temps, dans son dressing, il avait été attiré par la nuisette de soie bleue laissé par sa belle. John voyait encore ses mains sur les hanches d'Emma, soulevant le tissu pour mieux tenir le corps basculé sur ce fauteuil club disposé dans la déco de cette longue pièce. Elle avait écrasé ses seins plantureux sur le dossier, posé ses genoux sur le cuir vintage, ses bas glissant sur la matière capitonnée, les talons à l'horizontale, lui derrière. Il avait pris possession de ces rondeurs arrière, tout aussi délicatement que profondément. 

Une cravate en soir bleue, non, finalement, une variante orange, son style, avec trois tons de la même couleur, un jeu sur le tissage des matières. Ensuite chaussures vernies, manteau et écharpe douce en laine fine, un plumetis très câlin pour son cou.




Elle avait revu des amies de son enfance, parlé avec des couples, des petits groupes entre anecdotes de l'année écoulée, professionnelles ou de la vie quotidienne. Dans une autre pièce, il avait dansé, bu du champagne, fêté avec des rires les moments de cette soirée, les belles déclarations dont une soudaine demande en mariage. L'assistance avait applaudi le geste, l'émotion des larmes de joie de la belle. Mais son coeur était ailleurs, plus encore son corps n'attendait que lui. Emma se sentait si belle, si libre sans sa lingerie mais elle espérait sa main entre ses jambes, discrètement, lui s'amusant de son bouton de plaisirs. Son imagination l'avait obligé à prendre quelques minutes, seule dans une chambre d'amie pour relâcher cette pression, jouir tout simplement, avec ce womanizer discret dans son sac, remis tout humide dans sa pochette de satin rose. Mais un seconde vague revenait vers son corps, traversait celui-ci depuis ses bas noirs jusqu'aux aréoles tendues. De belles remarques sur sa tenue l'avait charmée, mais elle voulait plus. La chaleur de son homme, autour d'elle, ses bras, en elle, son sexe chaud.

Alors après deux heures de route, sans personne, dans le froid, avec les fantômes blancs des arbres givrés, elle avait fait un retour rapide vers la capitale, oubliant les bises et les messages de "bonne année, bonne santé". Devant cette large porte, sous ce porche, sur la rue, elle cherchait le code, des fétards lui avaient ouvert, eux sortaient de cette belle résidence, Emma avait gravi l'escalier cossu, jusqu'au troisième étage. Les pieds débarassés de ses hauts talons, dans la mollesse de cette moquette épaisse que l'on ne trouve que dans ces habitations hausmaniennes. Là devant cette porte, elle avait composait son numéro, un sms pour John.

"Je vous attend avec le champagne, sans trop de lingerie, pour les premiers bisous de la nouvelle année. Où ? devant la porte de vos amis !"




M. STEED





dimanche 4 décembre 2016

Briller 5...

Il poussa avec justesse son sexe dans la gorge de sa belle Emma. Assez pour ne pas l'étouffer, assez pour l'obliger à ne rien recracher. Son jus chaud venait de s'affoler dans une pression douce, dans cette veine chaude, une sensation toujours délicieuse. 

Surtout associée à une pleine éjaculation, forte, explosive dans une bouche accueillante. Une main tenait ses bourses, les caressait et les massait, doublonnant la douceur intérieure et extérieure. Elle avait relevé les yeux vers lui, attendant son regard pour avaler ou non, les papilles goûtant à sa salive mêlée au sperme. Il avait saisi les boules de geisha luisantes, sans concession il sortit sa verge pour lui faire avaler le jouet double. Duo de parfums intimes, de bonheurs passés et présents, les gencives et la langue en plein travail de suçage, elle savait qu'il aimait la voir avaler doucement ce jus blanc. Emma ouvrit grand ses mâchoires pour montrer ce jeu humide, les gouttes disparaissant dans sa gorge. Il referma le tout, tirant distraitement sur la cordelette dépassant des lèvres rouges brillantes. Il se leva pour aller vers une commode, ouvrit un tiroir, pour revenir vers elle, sans autre forme d'explications. Sur son cou, il passa, attacha un collier de cuir  avec différents anneaux. Sur ses yeux, il fixa un bandeau de satin rouge, avec un extérieur en cuir noir, fermement. Malgré sa position à quatre pattes sur le bord du lit, il lui retira ses bras, l'un après l'autre, lui passa dans des gants de cuir noir, cousus l'un à l'autre, munis de bracelets pour enfermer chaque main. Dans son dos, elle avait ce cuir sur la peau, ses seins venaient comme son visage de s'écraser sur des coussins de satin blanc. Multiples sensations de matière, douces, charnelles, vraies, enveloppantes. 


Là encore, il se leva, ouvrit un meuble, sortit un corset court en latex noir, avec plus d'une dizaine de jarretelles larges à l'ancienne. En passant sous son ventre, il referma l'ensemble dans le dos, les lacets pendouillaient dans la raie des fesses. John les tira un à un, serrant subtilement le ventre, le début du bas-ventre, les reins, la taille, formant les courbes suivant ses envies. Emma respira, prise à ce jeu de se donner à lui. Les matières augmentant les ressentis de sa peau, de son corps offert. Les liens firent un noeud, les hanches mises en valeur. John regardait sa sculpture les cuisses ouvertes, le cul souriant. Les lèvres coulaient de bonheur, s'entrouvraient avec justesse, attendaient son prochain geste. 

Dans la porte ouverte de la chambre, la silhouette de Mary les observant, sur ses hauts talons, avec ses bas et sa guêpière, les jambes ouvertes pour recevoir la tête lécheuse de la surprise en pleine action. John lui adressa un sourire, caressant les jambes d'Emma, passant des bas noirs très opaques sur les chevilles, sur les mollets, sur les genoux, sur les cuisses. Un mélange de lycra épais mais étrangement très soyeux, il aligna les coutures, reprit les revers presque en haut de chaque cuisse. Une, puis deux, puis encore une autre, au total douze jarretelles zébrait la chair blanche. Le fétichiste s'enflait de plaisirs, les palpitations du coeur, de l'esprit jouisseur avec la complicité du spectacle sensuel devant lui, au bout des doigts. 


Il entendit quelques pas derrière lui.

Mary était là, la lumière de la chambre forçant le contre-jour, la transformant en ombre fatale. Elle se posta proche du lit, arqua ses cuisses pour les ouvrir tout en restant debout.
"Glisse lui les miennes !"
Une cordelette verticale suivait le message, là entre ses jambes. Elle appuya ses mains sur ses cuisses pour les écarter en équilibre sur ses très hauts talons.

John saisit l'extrémité, dans un mouvement très lent, millimétrique, il descendit. Les lèvres luisantes d'excitation, s'ouvrirent un peu, un peu plus, sur un vide, puis sur un reflet doré, léger, lumineux, brillant. Une boule se bloqua dans son plus grand diamètre, entre des lèvres dorées elles-aussi. Patience, regards excités.

Corps en attente d'autres douceurs.






M. STEED

samedi 28 mai 2016

Briller 4 ...

John soufflait en croquant des fraises, partageant ce plaisir gustatif durant cette pause entre deux plaisirs charnels. Emma ouvrait sa bouche, avalait de petits morceaux sucrés. La soirée s'enfonçait dans la nuit, d'une autre chambre, des cris plus vifs s'affirmaient au-delà du silence. Mary s'amusait dans une fantaisie mêlée de cravaches et de bulles de champagne.


Ici la douceur caressait les deux corps nus allongés sur le chesterfield noir. Le cuir brillait, exhalant la chaleur des courbes posées sur lui. Leurs mains frôlaient les reins de l'un, les jambes de l'autre. Ici le cou et des lèvres pour avaler des goulées gourmandes de parfums, là un sexe ouvert laissant échapper des gouttes de bonheurs partagés. Gouttes blanches, luisantes, bulles d'émotions sur la peau, sueurs des ébats.





Emma était redescendue vers le sexe de John, les yeux fixant son gentleman gourmet, déjà reparti dans une autre bandaison bien dure. Coulissant en laissant ses jambes accessibles, pour d'autres faveurs du toucher si sensible de son mâle épicurien, elle se lovait sous ses bourses, léchant soigneusement celles-ci. Une raideur tenue par deux doigts, ses ongles reflétant les lumières de la pièce, le vernis expert dans cette volupté nue, elle absorbait les rondes boules, la peau lisse, la chair de l'autre. Elle aimait se remplir la bouche de ces parties intimes. Une odeur, la leur, imprégnant le sexe récemment sortie de son corps. Enlacement de ces molles rondeurs, elle se délectait de tout. Il soupirait. D'une main libre elle titillait l'étoile d'un anus humide.


John relâchait son corps, ne pensant plus qu'aux jambes nues d'Emma, à leur infinie douceur, une peau parfaite, un soyeux souvent caché sous quelques deniers de pur nylon. Dans ses pensées érotiques, il voyait les fesses bouger, il ne pouvait apercevoir que les cheveux d'une goulue pompant son dard triomphant. Le cache-cache amplifait ses sensations.


Et comme une apparition, dans la porte donnant sur le couloir, il vit Mary apparaître, en bas noirs et perchée sur des talons immenses, la démarche faite de petits pas, très féminins, très excitants. Les jarretelles tendues sur sa peau blanche, un corset de satin noir, brillant à contre-jour sur le fond du mur blanc. Les bras enveloppés de nylon noir, elle se caressait en les regardant. Il enfonça la bouche d'Emma sur son sexe, sur son envie doublement dure, il fit de même avec trois doigts dans l'entrejambe couvert de sperme et de cyprine. Un corps nu collé à lui, des lèvres l'absorbant au complet, profondément, et son regard sur un fantasme de glamour, bien réel. 


Son esprit se libéra. Son corps jouit !


.... à suivre

M STEED



dimanche 28 février 2016

Briller 3...


Dans les petits cris et avec les craquement des bûches en flamme, dans la chaleur des ébats, John jouait des instants calmes, son sexe en elle, pour mieux reprendre son élan, ses lentes pénétrations vers des chevauchées plus fougueuses. Son gland humide poussait les lèvres fines, les écartaient, s'arrêtait, attendant le ressenti de cette belle inconnue jouisseuse.

Ils n'avaient quasiment pas parlé, savourant leurs silences pour ne communiquer qu'avec leurs chairs, cette dernière s'ouvrant un peut plus, s'offrant sa détermination, au plus profond d'elle. Ses couilles claquaient contre son mot de vénus, ballotant les deux peaux lisses, frottant, abusant des sensation intérieures et extérieures mêlées. John attendait que son instinct mais plus encore que son esprit accumule un summum de plaisirs, celui de ses yeux sur les courbes, les hanches de cette femme-cadeau, celui de ses doigts sur la peau des hanches, sur et sous les dentelles ou le voile des bas nylon, celui de son corps enfilé dans un fourreau de soie charnelle. L'apogée de sa jouissance, il montait encore dans ce tourbillon énivrant.


La porte d'entrée marqua le silence, suivi d'un léger souffle dans l'âtre, les flammes vacillantes. Sans bruit, sauf celui de leurs talons sur le parquet, Emma apparut avec Mary. Deux élégantes, deux créatures bottées, nylonées entre cuir et dessous de jupes très courtes, toutes deux avec un trench court, il stoppa au fond de celle qui babillait des mots de désirs et de plaisirs, les observa. Deux sourires, quelques mots, Mary se pencha vers l'oreille droite du cadeau, lui ordonnant de la suivre pour d'autres envolées de soumise, pour d'autres dégustations.

Emma avait déjà déposé son trench rouge, sa petite robe noire, si courte, ne laissant que sa guêpière brodée de dentelles noirs sur un fond gris pâle, sa culotte déjà dans la main. Un dessert après leurs repas au restaurant, john devait être cette touche finale. Ils s'embrassèrent, s'enlacèrent jusuqu'à la chambre blanche, un lieu d'une sobriété bourgeoise, froide dans ses couleurs, chaude avec ces matières nobles. Sur la moquette onctueuse, Emma retira ses cuissardes, proposa à John un délice, en se posant sur le coin du lit de soie blanche, pour retirer ses bas. Des attaches en passant par les cuisses, l'arrondi des genoux, des mollets, l'angle des chevilles, il déroula le fin voile, ne saisissant que le soyeux fluide coulant entre ses doigts. Caresses sur sa peau si douce, finement parfumée de senteurs qui signait sa présence, mais aussi celle de ses hormones, de ses envies, il lui retira aussi sa guêpière, libérant ses seins ronds, lourds, si vrais dans leurs rondeurs pulpeuses. Un sourire, sans tro de mots, des lèvres qui s'écartent pour communiquer avec uniquement les yeux, leurs sentiments, leur amour. D'un geste, de ses deux bras nus, il la porta entre les nombreux oreillers blancs, moelleux et unguineux. Nue, Emma tendit son bras, écarta ses cuisses, sourit avec un regard pleinde luxure. D'un doigt, elle enroula une fine cordelette, là, entre ses lèvres lisses, humides, brillantes.

D'un geste ferme, elle tira vers lui, ouvrant l'équerre de ses cuisses, offrant une première boule dorée, luisante d'envie. Une seconde, imprégnée de ce désir, elle lui expluiqua depuis quand dans cette soirée, elle savait qu'elle ferait cela, devant lui, pour lui, pour l'avoir en elle.

John l'embrassa plus fort, forçant sa bouche avec sa langue. D'un bras libre et sûr, il saisait un collier de perles posé sur la table de nuit, l'enroula autour des poignets d'Emma. Ne lui laissant aucun échappatoire, une voie à sens unique vers la jouissance. D'un mouvement, il s'enfonça pleinement en elle, dans un seul cri double. Ensemble !





à suivre ....

Mr STEED





dimanche 31 janvier 2016

Briller 2...

Les doigts s'enfonçaient régulièrement en elle, explorant ses lèvres, l'intérieur chaud de son sexe, frôlant le bouton de ses plaisirs, John s'arrêtait, reprenait doucement, vite, doucement encore. Car s'il dominait cette inconnue offerte devant lui, il écoutait aussi les vibrations de ce corps soumis.

Son relâchement après des cris qui s'emportent, après le mouvement mou des cuisses qui ne soutiennent plus rien sauf la jouissance. Sa main ruisselait de ce bien-être humide, de ces égarements complices. Toujours sans un mot, sans la connaître, sans s'être présenter. Elle savait sa position de cadeau, que son corps serait offert aux folies charnelles de ce gentleman, Mary lui avait parlé de lui, de ses caresses sublimes, de ses profondes envies et puis de ses jeux experts sans limites. Elle avait dit oui, convaincue par les lèvres envahies de baisers de Mary, prête à se donner intégralement.


Elle respirait, ses deux mains sur sa nuque, sa croupe offerte, la musique new wave dans cette grande pièce, les pas sourds de cet homme, ses doigts lui manquaient déjà. Et il dézippa sa combinaison de latex, lentement couvrant de bises et de douces claques ses fesses, ses cuisses, ses jambes, son dos. L'enveloppe chaude la libérait, elle bougea, le bandeau de cuir toujours sur ses yeux. Aveugle pour mieux ressentir avec les autres sens. Tactile, il l'était, il s'amusait de la dentelle cachée sous le latex, passant deux doigts ici sous le satin de son porte-jarretelle, deux doigts autour de son rosebud. 





Il la releva, la guida vers une autre pièce. Du bois, du parquet sous la finesse des bas nylon, une autre chaleur, un feu de cheminée, elle resta droite, perdue dans l'espace, sa silhouette offerte aux yeux gourmets de son hôte. Sans un mot, silencieux, plus de musique non plus, il effleura ses jambes, avec dix doigts délicats, sur et sous le fn voile, s'égarant sur ses lèvres impeccablement lisses. Des cuisses jusqu'à ses chevilles légères, il cajola sa peau, cette seconde peau. Puis avec courtoisie, il lui passa des escarpins très hauts, l'aidant à trouver sa position nouvelle, perchée à quinze centimètres. Fixant les brides, il s'offrit encore un jeu de sensations, avant de la repositionner en levrette idéale.

Là, sagement, avec deux doigts, puis trois doigts, puis un pouce sur le rosebud, il rappela sa présence, tapotant ses arrondis arrière. tirant parfois sur les nombreuses jarretelles. Il l'enfila doucement, avec habileté, sans concession, profondément, pleinement. Un sexe large, de nouveaux petits cris, du bonheur à quatre pattes, en caressant les deux coutures du talon vers le revers soyeux.


... àsuivre


M. STEED





mercredi 29 juillet 2015

Briller 1...

"Votre menu de gourmandises vous attendra dans votre salon, à votre retour. Elle offre de belles facettes variées et brillantes pour satisfaire vos désirs. Je dîne avec Emma, nous vous rejoindrons après avec quelques bulles de champagne. Bonne soirée !" un sms signé Mary



John rejoignait sa demeure, au volant de sa voiture, après un déjeuner et réunion de travail avec son éditeur, son prochain livre. Une histoire captivante, à moitié rédigée mais que son interlocuteur voulait au plus vite édité pour faire un grand coup littéraire, érotique et marketing. Les finances dirigeaient les mots plutôt que l'imagination, un constat un brin amer, une pensée et John continuait son chemin, une avance en poche. Cependant une envie de se délasser le corps et l'esprit aussi.

Une surprise, concoctée par Mary, validée vraisemblablement par Emma, un goût d'inconnu derrière sa propre porte, il tourna la clef. Un fond de musique électro des années 80, un standard new wave de Depeche Mode,  il déposa ses affaires, son ordinateur portable dans son bureau. Sa maison ancienne offrait un jeu de portes entre couloir, pièces et boudoir, son bureau donnant sur le salon, à l'arrière, côté jardin. Récemment il avait fait changé les canapés pour trois chesterfields, son dada de gentleman. Le premier en velours gris perle, capitonné irrégulièrement de perles et de strass, le deuxième en cuir noir, strict et chaleureux, le dernier avec une matière wetlook ultra-douce, soyeuse au toucher, d'un gris foncé brillant.

Sur le tapis fin de laine, elle était là. 






Brillante sous les spots, une combinaison moulante de latex en noir et blanc, un corps à genou, une sculpture unique de talons, de jambes, de bras, de buste. Une enveloppe, telle une seconde peau uniforme et lumineuse, il entra, salua la beauté, tourna autour, apercevant une queue de cheval brune, un masque sur la tête, cette gourmandise lisse. Plusieurs tours, lents, dans le rythme des sons 80's, des souvenirs des concerts de cette époque, des clips, avec l'envie de tendre la main, de caresser les courbes, en particulier les fesses, à l'arrondi voluptueux. Parfait !

Il osa enfin, sans paroles, juste avec les mains, ici et là, les doigts et cette folie tatctile hypertrophiée de chacun. Une sensibilité augmentée par ses yeux fermés, la sculpture sous lui, sur les hanches, sur les cuisses, lisses, charnues, tendues sous le latex, le dos, les flancs, le debut des seins, lourds, présents, un piercing sur le premier téton atteint, une fermeture éclair sue le côté, toujours ce voyage sur la douceur, la chaleur communicante de la peau. Les talons, il les suivit aussi, il tourna vers la tête, un visage lisse, immaculé de noir, juste une bouche, deux narines ouvertes, en équilibre quand sa main aborda l'entre-jambe. Un souffle, un bruit un signe de vie, ses doigts le long des lèvres sous la finesse de la matière. Un zip là, la fermeture plus haut, la quête des frontières, des interdits, des envies. Lentement, il glissa son index sur les vallées, entre les cuisses, entre les seins, sous ceux-ci, là aussi sur les reins, sur les jambes, les chevilles, il se perdait, s'amusant des sensations charnelles troublées par le latex, des fantaisies propres à chacun de ses doigts. Sagement, il tira le zip.


Un tremblement, un nouveau morceau "master and servant", un son unique, des envies, de la chair blanche, très claire sous la lumière, en contraste avec le noir de la combinaison. L'ouverture lente, le plat du dos, une peau plissée, un début de vallée, deux arrondis, la naissance des fesses, un doigt léger soulignant son regard.  Délicatement, il tira vers le sol le zip, libérant deux faces rondes, laissant celle-ci s'ouvrir, se montrer, s'écarter, s'offrir plus encore à son voyeurisme épicurien. 


Là, un reflet, d'autres encore, une brillance nouvelle, la lumière captée, renvoyée mille fois, un anneau métallique enserrant un strass, un rosebud sublime. 

Elle bougea ses mains. La gauche sur sa nuque soumise, l'autre reprenant la tirette du zip, libérant des lèvres ouvertes, des gouttes, un chemin offert à d'autres délices. Index et majeur en elle, pouce sur le clitoris, il s'insinua encore. Elle cria, soupira, vibra.



.... à suivre


M STEED



vendredi 17 juillet 2015

Ecrire & Jouir

John venait de lire ce blog, se délectant avec les vidéos d'HYSTERICAL LITERATURE, ses doigts suspendus au-dessus du clavier, les images à l'écran, des fenêtres ouverts sur des débuts de textes, des idées en mouvements, en lui.

Des mots, des débuts sans fin, des fantaisies, des excentricités, des faits sérieux, des envies, des vagabondages, l'esprit en pleine ébullition, il se détendait en savourant ces moments où les visages ne pouvaient contenir les pulsions, les mouvements lents ou les plus hautes vibrations. Juste la partie supérieure du corps, la visage, les bras, la table, le buste, les yeux lisant, la bouche explusant les mots, les souffles. Une partie manquait, l'intriguait. D'ailleurs cette part cachée des vidéos laissait le voyeur dans une parabole d'imagination. Quel sextoy ? Où ? Comment ? Sur quelle centimètre d'intimité de ses belles lectrices ? 

Mais le charme venait des mots, des saccades de lettres, des belles phrases et du bonheur sonore d'une lecture, d'un voyage avec un auteur, tout en dégustant les émotions, les premiers arrêts, les prémices d'un bonheur naissant. Là sous la table, elles ressentaient une première palpitation, une première vague, un bouffée intime, délicatement, plus fortement, de plus en plus intensément. Profondément ou en surface, dedans ou dehors, sans savoir, juste en continuant la lecture. En endiguant, en contenant la montée du plaisir, en intensifiant ainsi le ressenti, en luttant contre la jouissance, annoncée mais retenue encore, un peu, un peu plus encore, retenue mais prisonnière incontrôlable. Toujours plus fort, plus soyeusement, non aperçue d'ailleurs par celles qui restent concentrées sur les pages du  livre, ne voyant qu'une table, ne reposant que sur une chaise, et savourant toujours plus cette envolée. Vagues dans un corps complice, même si l'esprit résiste, les muscles se relâchent, ne veulent plus résister, mais rentrer en phase. Il jouit, elles jouissent. La fusion de l'enveloppe corporel et de leurs esprits, le lâcher-prise, les gestes désordonnés, les cris, les pertes de références, l'orgasme et tous les plaisirs intérieurs. Jouir !






Déconnecté, repris par le flux des idées, john tapotait, avançait sur son texte, libre lui aussi de ses images, de cette source heureuse de bonheur, de cette satisfaction émouvante de femmes dans des instants intimes, dans un tourbillon de pur plaisir. L'hédoniste voyait aussi les repas, les dégustations de vin, les soirées épicuriennes où chacun, chacune prenaient du plaisir à manger, à croquer, à sucer, à lécher, à dévorer, à laisser fondre en bouche des plats succulents, traditionnels ou sophistiqués. Il se rappelait ses soirées, ses tables immenses ou ses tables plus intimes avec trois ou quatres amis, des magnums de champagne, des bulles et des millésimes, des couleurs de vins rouges, de vins dorés, des verres, des arômes et des parfums, des jeux d'oeil, de nez et de bouches. Des voyages oenologiques sans fin dans les petits vins gouleyants, des grands vins plus fous, des appelations inconnues, des bouteilles oubliées, des classiques décevant mais aussi, le plus souvent, des saveurs gorgées de charme, des douceurs autres que tactiles, mais au final, ces instants de jouissance. Des souvenirs inconscients de bonheur intense, d'une ambiance, d'un lieu, d'une ponctuation de temps, d'un moment avec des personnes. 



Plaisirs dans l'esprit hédoniste d'un gentleman bien calé dans son fauteuil, les jambes écartées, il continuait à déverser des mots, des voyelles et des consonnes, des débuts et des fins de phrases. Corrections sur ce rapport, re-lecture avant un envoi. Annotations et longue palpitation pour des idées vagabondes pour un prochain texte. Plusieurs écrans, plusieurs sujets, l'esprit occupé par ces virevoltes intellectuels. Respiration, fin d'un article sur un blog, pour partager une passion, pour parler encore et toujours de belle lingerie. Soulagement, arrêt, reprise des mots. Pause pour voir si le texte ne souffre de répétitions, recherche des synonymes, apnée, les yeux fermés pour mieux se relire, entendre la mélodie des mots. L'esprit sur l'écran, un peu ailleurs aussi. Les mains sur le clavier, là, d'autres idées, d'autres paraboles, d'autres liens vers d'autres sujets, une profusion neuronale, une autre plus bas en lui. Un volcan de bonheur, des palpitations plus réelles, plus charnelles, plus alignées. Des centimètres raides, une nouvelle page, blanche, des mots de nouveau, les cliquetis des émotions pour un texte libre commandé pour un ouvrage. Un rapide rappel de la demande, du contexte pour ce collectif érotique. Un homme, une femme, un escalier, deux étages, une correspondance. Là en lui, des belles glissades, de la douceur, du soyeux. Autour de lui, dans un coin de son corps, il dégustait le toucher, pas le sien, celui de sa peau, d'un contact juste humide, d'une autre présence. D'autres mots, un respiration, une apnée soudaine, une montée, un blocage, une fulgurance. Celle des vidéos, de ses instants calmes, puis des premiers éclats, du début du son et lumières, de la fête d'un corps, d'un feu d'artifice inconnu dans son volume, dans ses couleurs et son espace, mais programmé. Le déclic du non-retour, du chemin qui s'ouvre devant soi, là sous la table. Là encore, une partie inférieure cachée, juste ressentie. Les mots plus difficiles à trouver, à tapoter, les idées qui s'oublient aussitôt apparues, le trouble de l'esprit qui lutte. Non pour lire mais pour écrire. Le clavier, les corrections, les répétitions, la concentration impossible, les fantasmes qui bousculent la boîte à cogitation. L'impossible volonté, le début du lâcher-prise, le détail d'un doigt bloqué sur une touche, des lettres qui défilent, de lèvres expertes, d'une langue qui enveloppe un sexe. Le sien, là sous la table. Pulsions encore, vibrations du corps qui s'affaiblit, se détend, ne lutte plus, se donne amplement, sans limite. Sa douceur, sa réalité discrète devenue envoûtante, omniprésente. Toutes les dimensions cachées sous un bureau, volées à la vue, facteur amplificateur du plaisir, pour ne laisser que le toucher, celui de la peau de ses cuisses, entre elles aussi, mais celui de ses mains, de sa bouche, ce tout invisible. Emma ! Un prénom, un amour, des sentiments, des émois en direct. Derniers mots, les dents serrés, le souffle court, le corps en fusion avec ses images, avec son âme épicurienne. 






Virgules, points, voyelles bloquées, les mains crispées, il ne peut que crier, onduler, vibrer, se donner à elle, totalement. Son intérieur se vide en elle. Un jet, des gouttes, une bouche. Elle.

Au-delà des caractères fous sur son écran, il jouit.




M STEED