Affichage des articles dont le libellé est première fois. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est première fois. Afficher tous les articles

mardi 26 avril 2022

Initiation - deuxième étape

Coraline buvait le thé tiède maintenant, il coulait dans sa gorge, la réchauffait. Elle serrait ses cuisses l'une contre l'autre, n'osant pas croiser les jambes, avec la peur de se montrer. Son pull si long d'habitude lui paraissait vraiment trop court.

"Je vous proposerai de vous dénuder encore, pour laisser votre buste respirer pleinement."

Il voulait donc la voir nue, totalement nue. Une situation qu'elle n'envisageait que dans l'intimité d'une relation, dans son salon, dans sa chambre ou dans celle d'un hôtel. Elle avait goûté à cette aventure de croiser un homme et de finir quelques heures après nue dans des draps. Se donnant intégralement, jetant ses vêtements avant l'étreinte et les folles envies partagées. Mais là, se mettre nue comme devant son médecin, sans savoir réellement le but de tout cela. 

"Laisser ce pull trop ample pour vous, retirer ce soutien-gorge trop générique pour être beau. J'espère qu'il est confortable mais vous le portiez trop haut dans votre dos." Elle comprenait à ses remarques qu'il l'avait scanné de A à Z depuis son arrivée, distinguant sa tenue, ses dessous, tout son corps. Son pull glissa par la tête, finit sur le pantalon, Coraline se sentit plus fragile que jamais, passant ses mains derrière elle, dégrafant un à un les attaches de son soutien-gorge. Oui un modèle coqué, dit invisible, sans forme, sans rien d'autre qu'une matière ultra souple, soutenant son bonnet C naturel. Elle protégea du regard ses seins, mais il n'était plus là dans le fauteuil, sans bruit il était debout, près d'une porte d'armoire intégrée, il fouillait sagement. Il revint avec deux papiers de soie pliés. 

"C'est pour vous, pour vous redonner un peut de chaleur."

Le premier petit paquet ne semblait pas avoir de poids, comme une plume en apesanteur. Une écharpe, non une étole qu'elle dépliait toujours plus, assez large pour l'envelopper au complet. Il se leva pour l'aider à rester assise, mais pour l'entourer de cette fragile étoffe de mousseline de soie, ultra légère mais conservant étonnamment la chaleur comme un nuage conscrit autour d'elle. Un sourire s'ajouta, et même si ce voile était pure transparence, elle se sentit déjà moins nue, moins captive de son regard. 

Coraline s'enroua dedans, ne cherchant plus à se cacher mais retrouvant son corps différent sous cette brume vaporeuse, ses seins lui semblant plus beaux, plus sensuels en étant deviner, dessiner soudainement non plus en chair sur chair mais en nuances de gris foncé, avec des ombres plus marquées soulignant la beauté pure de ses courbes féminines. Une magie de quelques grammes.





Elle reprit du thé, grignota un carré de chocolat noir, brillant d'être face à lui, plus belle que nue.

"Ouvrez le second paquet, il est aussi pour vous."
Coraline prit le temps, surprise par la taille plus conséquente, par le poids tout aussi léger par rapport au volume. Une seconde étole se déploya dans ses bras, un cachemire ultra-léger, très fin et d'une douceur infinie. Jamais elle n'avait pu accéder à cette qualité de matière, elle qui laissait souvent ses mains caresser les tissus en se baladant lors des courses, dans les magasins de mode. Trop cher pour elle, mais si doux. A nouveau il l'aida à s'envelopper de cette douceur cumulée et doublement chaude. Nue toujours, les fesses posées sur le velours, enroulée dans un cocon furieusement doux.

"Voilà, vous êtes très bien ainsi. Loin de vos vêtements habituels, trop génériques pour la Vicomtesse, trop éloignés de nos règles de sensualité. Etes-vous bien ainsi ?"
Elle hésita, ne trouvant pas de réponse immédiate. "Je suis troublée mais bien. Surprise d'être nue face à vous, seulement vingt minutes après notre première rencontre. Mais comblée de douceurs !" Son sourire donnait la dimension de son ressenti.

"Dans ce salon, il y a dans chacun de ses placards, dans chaque tiroir des commodes, dans les recoins et fausses portes, dans ce bazar très organisé, je vous l'assure. Il y a donc des vêtements pour vous habiller. Des jupes de longueurs variées, de matières souples ou plus fermes, des robes bien évidemment car cela reste l'élément féminin par excellence, mais aussi des chemisiers et des tops, de couleurs diverses. Bien évidemment, notre idée est vous proposer, voire de vous imposer certaines tenues. Il sera possible d'y ajouter une veste ou même un manteau suivant l'occasion ou la saison."

Elle acquiesça en prenant un peu plus d'assurance dans son tourbillon de mousseline noire et de pachemina bleu topaze. Son corps était serein dans ce lieu, elle prenait confiance à cet homme mystérieux qui semblait vouloir jouer avec elle comme avec un mannequin de vitrine.

"Bien évidemment avant tout cela, il vous faudra de la lingerie. De la belle lingerie, celle pour la séduction, pas uniquement le confort sans style. Des dessous chics pour vous plaire, pour être désirable. Des ensembles pour le quotidien mais aussi certains juste pour des soirées comme celles organisées par la Vicomtesse. Vous devez vous habituer à être toujours plus féminine, sans vulgarité sauf pour certaines soirées à thème qui vous l'imposeraient. Mes conseils ne sont pas des règles applicables seulement lors de nos rencontres, ils sont là pour vous guider vers un univers plus glamour. Vous pouvez l'adopter pour votre quotidien ou juste pour vos sorties ou soirées. Toutefois, certaines habitudes seront bienvenues, immuables pour des instants charnels imprévus. Mais aussi pour, encore et toujours, votre plaisir personnel. Si vous ressentez ce besoin d'épanouissement sensuel, il va probablement avec votre éveil corporel féminin ?"

En reprenant encore un peu de thé, elle valida ces propositions. Laissant dévoilées ses cuisses et son pubis en reprenant du chocolat, il reprit "Je vois que Claire vous a conseillée elle aussi une suggestion pour votre délicat mont de Vénus". Une toison finement ciselée sous forme de ticket vertical. La peau lisse entourait les plis et les recoins moins visibles. Une peau satinée, sans imperfections, sans pudeur à cet instant.


Coraline comprit indirectement le message, tentée par un croisement plus intense de ses deux cuisses, pour finalement lui offrir ce qu'il pouvait attendre. Elle savait pourquoi elle était là. Ses jambes s'écartèrent délicatement, un peu plus, retirant un coin de voile pour chasser une ombre, pour lui montrer ce qu'elle avait de plus intime. Les fins poils marquèrent pleinement leur verticalité quand elle se redressa, bombant ainsi aussi un peu plus son buste. Ses cuisses s'ouvrirent du plus proche de son bassin, pour basculer en avant, libérant ses lèvres. Elle était bien. Dans cet endroit exhibé maintenant à son regard gourmet détaillant là encore son anatomie, elle discerna un flux sanguin accentué, un plaisir non dissimulé à se montrer. Soudain, mais profond, elle savoura en silence.



2 / ...................









jeudi 13 mars 2014

Tourbillon de Fête

John avait garé la voiture dans leur parking, dans ce lieu froid, trop lisse avec ces néons qui projetaient une lumière saturée. Daphné reprenait ses esprits, il ouvrit la porte, elle se pencha pour sortir.

Mais il la saisit par la nuque, plaquant son collier, elle posa ses talons dehors, sans pouvoir se relever. Là entre deux voitures, perchée sur ses escarpins, les jambes ouvertes pour ne pas tomber, accroupie, elle reçut le sexe tendu directement sur ses lèvres. Jamais elle n'avait imaginé sucer un homme à cet endroit, dans son parking, si rapidement. Sans ménagement, en opposition à sa douceur habituelle, elle sentit le sexe dur s'enfoncer dans sa bouche, contre sa gorge. Il donnait le mouvement en tenant sa tête, puis plus doucement elle reprit ce rythme, l'avalant, le suçant, l'absorbant. En équilibre précaire, la jupe en néoprène faisait une corolle parfaite au-dessus de ses cuisses repliées,de son fessier dégagé, elle suçait avec plaisir le gland, chaque courbe, chaque repli, n'oubliant pas d'entendre le plaisir qui s'exprimait.





D'un doigt John la releva, en soulevant l'anneau situé sur sa nuque, elle se léchait encore les lèvres, la porte se referma, elle avança vers la lumière suivant son bras. Ils passèrent devant plusieurs véhicules, se dirigeant vers l'ascenseur. Sous la lumière, sur ce béton peint où crissaient les pneus chaque soir en se garant, elle s'aperçut dans les vitres d'une voiture, juste en guêpière de dentelle noire, en jupe qui cachait à peine le début de ses cuisses, le revers de ses bas rouges. Une tenue inadaptée à ce chemin habituel, à cette routine de travail et de voisinage, elle fût surprise d'y penser, de reprendre sa force d'esprit sur ce corps quasi nu à cet endroit. Ils auraient pu rencontrer des voisins, d'autres propriétaires de véhicules.


John l'orienta non pas vers la porte de la pièce d'accès aux étages, mais plus loin. Là-bas, un peu plus loin, un peu plus sombre, le fond de ce parking, d'autres voitures, elle toujours en petite tenue. Il lui parla à l'oreille, Daphné tourna son regard autour d'elle, sans hésiter elle marcha vers un modèle de luxe, rutilant de polish impeccable. Là, elle se pencha sur le capot, relevant sa jupe, offrant une vue somptueuse sur ses fesses, sur les jarretelles qui retenaient ses bas.

D'un coup de main, d'un coup de rein elle se retrouva écrasée sur le métal, son sexe avalant celui de ce maître d'un soir, profondément. Les boules de geisha bougèrent en elle, avec cette envie charnelle forte qui voyageait dans sa vallée des délices. Juste un regard pour le voir, excité, droit dans son costume, la cravate à peine en balade, par le reflet du pare-brise. Daphné se faisait prendre, dans ce parking, elle jouissait de cet acte surprenant, impossible pour elle, et pourtant.



... à suivre ...


Mr STEED

samedi 1 février 2014

Vers la Fête

Daphné marchait différemment, elle se sentait différente, à la fois fragile dans cette tenue érotique, en dentelle rouge sous son tailleur sobre. Une autre femme dans ses habits professionnels, une autre enveloppe qui s'érotisait à chaque pas. Instinctivement, elle ressentait le début du plaisir d'être entre les mains de John, à distance, mais avec son esprit hédoniste aux commandes. La soirée serait une suite de surprise.

Elle récupéra ses affaires, ne cherchant pas à savoir si les coutures rouges de ses bas noirs changeaient les regards de ses collègues. Le temps semblait plus long devant cet ascenseur froid, ce hall sans vie. Dans la boîte inondée de miroirs, elle s'aperçut, la gorge enveloppée de dentelle rouge laissant ce creux coquin de chair entre ses seins, un petit pli sensuel qu'elle vit pour la première fois. Par le jeux des glaces, les coutures lui sautaient aux yeux.

Il avait réussi une intersection entre son univers frigide du business et sa bulle secrète de femme gourmande de sensations, de chair et parfois de soumission. Deux mondes qui ne se croisaient jamais. En le faisant avec subtilité, il décuplait la fulgurance de sa sensualité. Une autre femme, John avait écrit ce terme sur la carte des cadeaux, elle était au deuxième sous-sol, là-bas la place 273.





John sortit pour lui ouvrir la porte, pour qu'elle dépose ses deux sacs à l'arrière. Elle lui sourit, il ouvrit la porte avant, mais la retint dans son mouvement pour s'asseoir. D'une main douce, ferme tout autant sur sa nuque, il lui imposa de rester debout. D'une main délicate, il souleva sa jupe, écarta un peu ses jambes. Ses doigts passèrent sur ses fesses, tirant sur la douceur du string, le forçant à remonter entre ses lèvres. Un doigt glissa rapidement entre ses cuisses, frôlant les revers rouges des bas. 

Sans prévenir, il écarta avec deux doigts inquisiteurs son sexe, s'enfonça, doigta encore son corps, prenant possession d'elle. Provoquant des frissons, entre surprise et envie grandissante, il explora sans précaution, marquant sa présence comme maître de cérémonie.

Sur ses reins il poussa pour qu'elle se cambre, pour qu'elle offre sa croupe, frottant son point G, glissant amplement dans cette grotte devenue liquide. Il embrassa ses fesses, et toujours sans la lâcher, il écarta encore un peu ses jambes. Elle était là, juste cachée par le bas de la portière, le cul en l'air, sous les néons du parking.  





Les doigts sortirent quelques secondes, après les premières convulsions de bonheur, intenses et contenues en ce lieu. Encore surprise par ce rendez-vous si soudain, cette entrée directe dans son jeu. Daphné sentit un arrondi, une rondeur froide entrant en elle, l'obligeant à se cambrer encore, à écarter les cuisses, à s'ouvrir à lui, à ses boules qui suivirent. Ses lèvres s'écartaient, avalaient, s'ouvraient encore, une, deux, trois, quatre, cinq. Un chapelet de boules froides, de beau diamètre, bien en elle.

D'ailleurs il la redressa d'un tape câline sur ses fesses, elle sentit alors un objet qui pendouillait entre ses jambes. Sans le voir, elle resserra ses cuisses sur cet intrus, sentant les fines extrémités lui piquer la chair douce du haut de ses jambes, juste au-dessus de ses bas, de ses fameux revers rouges.


"Asseyez-vous, le voyage commence, la fête avec."






...à suivre ...

Mr STEED



dimanche 29 décembre 2013

Fêtes & Cadeaux

Daphné avança, il suivait sa silhouette dans le contraste de la lumière derrière elle, la quasi pénombre du salon. Chaloupée, vêtue de peu, perchée sur des bottines à talons fins, elle venait à lui, caressant le vernis du piano au passage, contournant les fauteuils.

Simplement, elle saisit sa tasse, l'embrassant encore, prenant cela pour un premier cadeau.





Nonchalamment elle ondulait sur ses nouveaux talons, deux fines brides entouraient ses chevilles, le voile de nylon noir transparent se collait à ses pieds fins, livrant une peau plus sombre d'une perfection quasi absolue sur toute la longueur de ses jambes. Lui regardait cette guêpière qui enserrait avec justesse sa taille fine, elle soulevait des petits seins si jolis, qu'il adorait. Les corbeilles marquaient de leurs dentelles, les arrondis de chacun de ses seins, noyant les aréoles claires dans le jeu troublant des petits motifs et des petits trous. Il dégustait ces détails, cherchant la lingerie, touchant des yeux sa peau.

Elle se tourna vers le piano, posant sa tasse, regardant les paquets, comme une enfant, l'envie pétillante en elle de les ouvrir, ni trop vite, ni trop lentement.

"Que de folies !" lança-t-elle.
"Oui, il a été généreux." marquant un silence, souriant "mais le père Noël a un prénom : John. Je lui ai laissé carte blanche pour nous faire plaisir, crédit illimité, livraison via notre femme de ménage."
"Nous allons avoir tous les deux des surprises, venant de cet esprit voluptueux mais aussi délicat et dominateur." elle saisit un paquet, regardant le prénom indiqué, un autre plus petit, l'excitation était différente, sachant que cet homme, inconnu d'une récente soirée, avait pris possession de leurs corps avec une infinie douceur, comme un enchantement.





Leurs regards se croisa en prenant une large enveloppe de couleur prune, fermée d"un sceau de cire d'un ruban de satin de même couleur. Elle portait l'indication en lettres argentées "A ouvrir en premier !"

Leurs souvenirs se mêlèrent entre les sensations ressenties alors, et la fin de cette nuit, juste tous les deux, à refaire l'amour, totalement nus sur le canapé, démultipliant leurs forces jusqu'à l'épuisement, entre caresses et diverses pénétrations. Ils avaient succombé à cette drogue qu'est le fait d'être excité au maximum, dans l'inconnu des positions et des ordres, mais dans la totale liberté de jouir de leurs corps. Sans jugement extérieur sur leurs choix et sur leurs pratiques, juste leur profond relâchement physique et plus encore psychique de toutes les coins et recoins de leurs enveloppes corporelles. Ils avaient joui de sensations croisées, de l'un et de l'autre, de voir l'autre, de se soumettre à lui, tous les deux, sans limites.


Collés, chair contre chair, Daphné en guêpière si fine et bas nylon, lui juste dans sa chemise ouverte et son shorty, ils ouvrirent l'enveloppe, lurent les mots du Noël par John.







...à suivre ...


Mr STEED


jeudi 19 décembre 2013

VOLUPTEHEDONISTE 2013 vers 2014

Mes mots, vos regards, vos envies, votre imagination !

Le blog VolupteHedoniste.blogspot.com a été mis en avant dans le magazine libertin UNION de décembre 2013 (http://magazine.union.fr/) .

Une saine lecture pour revisiter les envies de fêtes charnelles, pour ajouter quelques cadeaux comme des bas nylon sous le sapin, et d'autres plats à vos menus sensuels.







Dès samedi, la suite du trio Alex, Daphné et John ... avec d'autres épisodes pour aller jusqu'en 2014.




samedi 16 février 2013

Actrice ès Bas Nylon

Elle était là, nue, les pieds sur ce plateau de métal froid, il prit le temps de faire le tour, intégralement de sa nudité. Plus il avançait, doucement, comme un chat, plus elle se redressait, fière, assumant encore plus sa féminité, ses seins, ses fesses, ses jambes. Elle replaça une mèche de cheveux, elle avait encore quelques bijoux sur elle, une manchette dorée qu'elle adorait.

John mémorisait, numérisait en trois dimensions les courbes de cette femme, il la sculptait en son fort intérieur, centimètre après centimètre.

Sa nudité était accessoire, son corps de femme s'exprimait à l'esthète. Quelle belle femme !

Il se tourna, revint vers elle avec un serre-taille en dentelle quasi transparente, avec six belles jarretelles soyeuses, brillantes avec leurs attaches de métal. Il le posa, en quelques secondes sur ses hanches, comme un coup de pinceau sur une toile. Elle n'avait rien senti, juste une caresse de plus sur ses fesses. Cet homme était intriguant, plutôt magicien que libertin, aucunement croqueur de fesses, plutôt dégustateur d'amuses-fesses. Elle rit face à ce caresseur avec les yeux, avec les mains très probablement. 



Il l'enveloppa dans un corset, d'un geste rapide sûr, il le tenait, accrochait les attaches sur son ventre, entre ses seins,délicatement. Puis il passa ses mains sous ses seins avec une infinie douceur, comme en apesanteur, il souleva la volupté, la chair de femme, cette sensuelle lourdeur remplie de soie, immensément douce en intérieur, en sensation, comme incroyablement sensible en extérieur. Il plaça ses seins dans le galbe du corset, pour ne pas la compresser hâtivement. Il caressa une fesse, il était derrière, et du haut, du bas, il resserrait le corset, les liens, doucement, très doucement, fermement aussi.

Jamais elle n'avait ressenti cette palpitation, ces palpitations pour ce bien-être, cette bulle où elle était soudainement choyer. Rien ne semblait préparer quand elle était arrivée, ou tout l'était, elle s'interrogeait. Il serrait un peu plus, ajustant au souffle de cette inconnue, de cette femme libre venue pour partager des plaisirs charnels avec lui. Si différent !



Elle sentit la fin du serrage, un main sur sa fesse gauche, et un voile fin, une étole de fine soie et cachemire sur ces épaules, comment sentait-il le possible froid qui la parcourait, comment la percevait-il aussi précisément, sans la connaître. Juste ce dîner, il y a des semaines. Un repas, une discussion souriante, animée, coquine et câline, il était différent et attractif. Le chaud enveloppa le haut de son corps, son cou, le dessus de sa gorge, ses bras, elle caressait le tissu avec ses mains.

Il lui sourit, passa sur le côté et d'un geste précis, elle était dans ses bras, envolée du métal froid, de ce repère dimensionnel, elle volait vers le canapé, vers une méridienne plus exactement.

Elle se posa dans le velours bordeaux, chaud, doux en allongeant ses jambes. John revenait déjà avec un plateau présentant d'une part des cannelés, d'autre part des pochettes de bas nylon. Un choix qu'il lui proposa de choisir.

Des bas nylon actuels, des dernières marques miraculeuses qui produisaient des diamants de quelques grammes en fin voile, mais aussi des pochettes anciennes. Un jeu de couleur allant du gris clair en passant par du chair très clair, très brillant, du noir, du rose, et d'autres teintes. Elle cherchait, croquant le cannelé. Il venait de poser ses chaussures sur la table, ses escarpins. 



Elle choisit des bas rouges, la couleur de son libertinage, de sa fantaisie, des précédents bas. Mais lorsqu'elle ouvrit la pochette plastique, elle comprit enfin cette sensation extrême. Les bas , véritablement en nylon cristal, étaient si fins, qu'ils coulaient entre ses doigts. Totalement fluides, ces bas étaient une seconde peau à étaler sur ses jambes, un liquide insoupçonné de sa part, une finesse inégalable.

Il prit l'un d'eux, souleva sa jambe, et en deux secondes il avait retroussé le bas pour lui glisser sur les orteils. En quelques secondes, d'un geste précis, il tira, poussa avec ses pouces, glissant sur sa peau, derrière le nylon, étirant le bas. Elle n'avait jamais ressenti cette sensation, ni avec un collant, même les plus fins, ni avec des bas jarretières, ni avec aucun accessoire de mode, pour cette douceur enveloppante, devenant charnel autour de sa cheville, de son mollet, de sa cuisse. 



Là d'ailleurs, il ajusta, en quelques tours de mains, les attaches des jarretelles, tendit celles-ci malgré sa position, ni trop peu, ni pas assez.

Il fît de même avec sa seconde jambe, avec ce second bas, avec cette sensuelle caresse qui maintenant l'enveloppait des orteils jusqu'aux cuisses. Les revers noirs, oui surprise, noirs sur le rouge, étaient doucement satinés, luisaient avant sa peau, avant son intimité toute proche. Il avait ajusté aussi ses talons sur ses jambes. Elle aimait cette douceur, cette séance d'habillage qui l'avait rendu plus féminine.

Elle comprenait ce jeu de déshabillage, cette tenue qu'elle avait déjà portée, qu'elle aimait, dont elle appréciait les touches rassurantes, mais elle comparait maintenant les sensations, démultipliées. Par la nouveauté peut-être, mais par cet art subtil des matières, de la noblesse des véritables bas nylon, de cette douceur exceptionnelle, et cette nouvelle explosion en elle de sensations tactiles. Elle voulait se lever, se voir dans le miroir. Il l'en empêcha. 


Il lui souleva les deux jambes d'un coup léger, sans résistance, elle bascula en arrière sur les coussins en soir de cette méridienne. Les fesses offertes, les jambes en chandelles, il tourbillonna autour d'elle pour glisser une culotte vaporeuse de dentelle rouge, comme une fumée, une vapeur.

Puis il l'aida à se mettre droite, les talons au sol, debout. Elle se vit enfin, nouvelle femme, un reflet, et ses mains à lui, celles de ce John qui ajustait une dernière fois les jarretelles, remontant sa culotte. Ses deux mains sur ses deux fesses.

Elle sourit.

...à suivre....

Le début de ses épisodes est ici : 



Mr Steed

mardi 21 février 2012

Simple séance, quelques photos

Une rencontre, des emails ou un FB en commun, plus probablement une passion commune pour la beauté, pour les photos, pour les émotions en noir et blanc, pour la mode. Des mots, des échanges, d'autres mots et des conversations tard dans la nuit, sur tout, sur rien, sur des photos croisées ici et là.




Chacun sa musique, et deux claviers de fantômes, du lyrisme dans les mots toujours.

Alors un jour, il proposa une séance photo, un moment pour profiter de sa malle magique, celle qui renferme des coups de coeur, des transparences et des robes, des soieries et des satins, des jupes courtes, voire trop courtes, du glamour , des bustiers. Une autre malle avec uniquement de la lingerie, tant de choix, comme un représentant de dentelles, qu'il n'était pas. Des soutiens-gorges, des culottes ou des strings assortis, des shortys de toute forme, des couleurs et des imprimés, des nuisettes aussi, quelques corsets et des guêpières, une malle d'ali-bas-bas, avec les diamants transformés en en voile vintage.

Elle avait envie de cela depuis longtemps, avait osé, n'avait pas été suivi par le premier photographe, alors aujourd'hui elle avait dit "oui".


Un oeil, comme ses mots, serait-il aussi délicat derrière un objectif ? Elle comme lui, ne savait rien, elle l'avait accueilli dans la rue, pour parler autour d'un dîner, et au dessert lui dire "oui", pour ce prochain pas, là, en jouant de son corps de femme, de tenues, de vêtements et de lingerie. Ils avaient ri. Elle avait souri de cette situation imprévue, incongrue.

Ils avaient pris place, installant les malles, jouant au jeu de la découverte, de sa morphologie, qu'il avait intégré  autant pour son bonnet, que pour sa taille, adaptant les situations, les modèles, les rires et les sourires. Elle regardait, elle touchait, elle caressait les matières, elle les mettait entre elle et le miroir. Choisissant dans sa tête, mais lui laissant ce choix de la première tenue. 

Elle avait passé le premier pas, retirant son chemisier, sa jupe, ses talons, juste en collant, en fine culotte, ni trop sexy, ni pas assez féminine, un soutien-gorge push-up. Il avait glissé la robe, retiré la robe, remis un chemisier en transparence, retirant le soutien-gorge pour un modèle plus enveloppant, plus sobre sous le voile, puis une jupe. cendrillon, elle avait tendu ses jambes pour des talons nouveaux, elle adorait les chaussures.

Puis d'elle-même, elle avait demandé des bas, troussant sa jupe, posant les talons sur le lit près d'elle. 
Jamais elle n'avait ressenti des mains si précises, si délicates pour accrochés un serre-taille, puis des bas couture. Il était comme ses mots, soyeux, subtil, étrange finalement.


Quelques pas de nouveau, des rires, ses mots pour parler de la féminité, de sa féminité, de ce que lui voyait, de ce qu'elle apercevait dans le brouillard, il avait raison. Il osait pour elle, ce jeu lui plaisait, les clichés sortaient, les photos claquaient. Ils les regardaient, changeaient les angles, les positions de pieds, forçant les angles de vue, à terre sur la moquette pour allonger ses jambes. Ici et là, pour saisir la galbe du sein, à travers le voile du chemisier.

Une pause, de l'eau, des gâteaux, des mots, elle savourait l'instant.

Oserait-elle la lingerie, si belle, là posée, des dizaines d'ensembles, autant d'envies près d'elle, pour elle ?

.... à suivre ....

JohnSteed