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dimanche 28 février 2016

Briller 3...


Dans les petits cris et avec les craquement des bûches en flamme, dans la chaleur des ébats, John jouait des instants calmes, son sexe en elle, pour mieux reprendre son élan, ses lentes pénétrations vers des chevauchées plus fougueuses. Son gland humide poussait les lèvres fines, les écartaient, s'arrêtait, attendant le ressenti de cette belle inconnue jouisseuse.

Ils n'avaient quasiment pas parlé, savourant leurs silences pour ne communiquer qu'avec leurs chairs, cette dernière s'ouvrant un peut plus, s'offrant sa détermination, au plus profond d'elle. Ses couilles claquaient contre son mot de vénus, ballotant les deux peaux lisses, frottant, abusant des sensation intérieures et extérieures mêlées. John attendait que son instinct mais plus encore que son esprit accumule un summum de plaisirs, celui de ses yeux sur les courbes, les hanches de cette femme-cadeau, celui de ses doigts sur la peau des hanches, sur et sous les dentelles ou le voile des bas nylon, celui de son corps enfilé dans un fourreau de soie charnelle. L'apogée de sa jouissance, il montait encore dans ce tourbillon énivrant.


La porte d'entrée marqua le silence, suivi d'un léger souffle dans l'âtre, les flammes vacillantes. Sans bruit, sauf celui de leurs talons sur le parquet, Emma apparut avec Mary. Deux élégantes, deux créatures bottées, nylonées entre cuir et dessous de jupes très courtes, toutes deux avec un trench court, il stoppa au fond de celle qui babillait des mots de désirs et de plaisirs, les observa. Deux sourires, quelques mots, Mary se pencha vers l'oreille droite du cadeau, lui ordonnant de la suivre pour d'autres envolées de soumise, pour d'autres dégustations.

Emma avait déjà déposé son trench rouge, sa petite robe noire, si courte, ne laissant que sa guêpière brodée de dentelles noirs sur un fond gris pâle, sa culotte déjà dans la main. Un dessert après leurs repas au restaurant, john devait être cette touche finale. Ils s'embrassèrent, s'enlacèrent jusuqu'à la chambre blanche, un lieu d'une sobriété bourgeoise, froide dans ses couleurs, chaude avec ces matières nobles. Sur la moquette onctueuse, Emma retira ses cuissardes, proposa à John un délice, en se posant sur le coin du lit de soie blanche, pour retirer ses bas. Des attaches en passant par les cuisses, l'arrondi des genoux, des mollets, l'angle des chevilles, il déroula le fin voile, ne saisissant que le soyeux fluide coulant entre ses doigts. Caresses sur sa peau si douce, finement parfumée de senteurs qui signait sa présence, mais aussi celle de ses hormones, de ses envies, il lui retira aussi sa guêpière, libérant ses seins ronds, lourds, si vrais dans leurs rondeurs pulpeuses. Un sourire, sans tro de mots, des lèvres qui s'écartent pour communiquer avec uniquement les yeux, leurs sentiments, leur amour. D'un geste, de ses deux bras nus, il la porta entre les nombreux oreillers blancs, moelleux et unguineux. Nue, Emma tendit son bras, écarta ses cuisses, sourit avec un regard pleinde luxure. D'un doigt, elle enroula une fine cordelette, là, entre ses lèvres lisses, humides, brillantes.

D'un geste ferme, elle tira vers lui, ouvrant l'équerre de ses cuisses, offrant une première boule dorée, luisante d'envie. Une seconde, imprégnée de ce désir, elle lui expluiqua depuis quand dans cette soirée, elle savait qu'elle ferait cela, devant lui, pour lui, pour l'avoir en elle.

John l'embrassa plus fort, forçant sa bouche avec sa langue. D'un bras libre et sûr, il saisait un collier de perles posé sur la table de nuit, l'enroula autour des poignets d'Emma. Ne lui laissant aucun échappatoire, une voie à sens unique vers la jouissance. D'un mouvement, il s'enfonça pleinement en elle, dans un seul cri double. Ensemble !





à suivre ....

Mr STEED





mercredi 17 juin 2015

Cadeau gourmet

L'été avait posé ses bras lourds de chaleur sur tout le monde, la canicule emportait les derniers brins d'air pour en faire des baisers brûlants sur les corps. Dans la rue, depuis un taxi John observait les belles en robe d'été, les tenues courtes, parfois plus proches de la plage que du centre-ville, des échancrures importantes sur des poitrines libres, des shorts couvrant à peine le début d'arrondi des fesses.


Ce matin, en pleine écriture, il avait reçu un email d'Emma, une prolongation de son séminaire, un peu loin pour la rejoindre pour le week-end, mais heureusement elle avait prévu des gourmandises pour lui. Juste une adresse, un horaire, un numéro de chambre. Sur le chemin, il explorait les possibles de ce mystère mais revenait toujours à la complicité qui l'unissait dans des jeux charnels avec sa belle. Il avait pris un bouquet de fleurs, quelques affaires dans un petit sac en cuir, il patientait dans les bouchons habituels. Quelques minutes encore, un pourboire, quelques marches, un homme aux clefs d'or, un sourire, une carte magnétique, le numéro 73. Un ascenseur silencieux en compagnie d'une vieille touriste suant de sa dernière balade vers le louvre, mais en sortant le bonheur d'une large baie vitrée donnant sur les toits de Paris, une vue fascinante, trois suites devant lui, une fente, une carte, un déclic.





Quelques pas, le temps de fermer le porte, Emma n'avait rien précisé de plus, le mystère allait s'ouvrir dans la lumière du réel. Une large baie vitrée, comme dans le couloir, les toits de Paris, les rideaux largement ouverts, une salle large, une femme debout, un sourire en voyant les fleurs.


"Emma m'avait prévenu de votre galanterie. Je suis votre divertissement, vous êtes aussi le mien, je suis une amie. Mon prénom est Juliette. J'hésitais à aller sur le balcon, pour vous voir arriver. Chanter même, mais j'adore les parfums de votre bouquet. Un vase et je suis à vous."

Une belle femme, une tenue sensuelle, des détails qui savaient inquiéter instantanément la gourmandise de John. Un chemisier blanc, ouvert, trop petit peut-être, un soutien-gorge rempli d'une paire de seins opulents, une volupté conquérante, à croquer même. Une taille marquée par la matière de la jupe, le latex, enveloppant des hanches bien rondes, de la beauté en rondeur, des jarretelles marquées sous la finesse luisante. Des bas nylon, des jambes élégantes juchées sur des hauts talons, John décomposait les mouvements, son allure. Dans la panorama, il y a avait aussi un seau à champagne, deux bouteilles, des macarons et quelques cannelés. Les instructions d'Emma, bien qu'éloignée, avait été précises et le chaque plaisir s'ajoutant à l'autre, la joie intérieure envahie l'homme, entre le bonheur esthétique et peu farouche de la dame présente, ainsi que les plaisirs de bouche sur la table.

"Je suis à vous, pour l'après-midi et la nuit. Profitez de moi, sans limites, Emma m'a susurré certains de vos désirs, de vos fantasmes aussi, de vos vices." dit-elle en souriant largement. "Je ne refuse aucune nouveauté, aucune joie que mon corps pourrait recevoir, donner aussi."

John plaqua sa main sur la jupe en latex pour sentir, les yeux fermés les lignes du corps, la douceur de cette matière, la chaleur de sa peau, malgré la climatisation de la pièce. Et sans autre précaution, d'une main directive, il saisit les cheveux longs, la retourna vers lui, vers le bas, vers le sol.

"Votre bouche sera parfaite pour me dire bonjour."

Il dézippait son pantalon, il forçait déjà les lèvres, assouvissant cette volonté pulsionnelle de voir une femme exquise, avec ici, maintenant, soudainement le désir de la voir entre ses cuisses, sans autres paroles. Juliette offrit ses lèvres rosées, avec un gloss lumineux. John s'enfonça largement, elle sortit sa langue, lécha toute la longueur, dessus, dessous, le gland et les bourses, intégralement. John croqua un macaron à la clémentine. Juteux de fraîcheur ! Juteux encore plus après une flûte dégusté debout, lentement, pris entre deux plaisirs. Jus et bulles, parfums au nez, arômes en bouche, il savourait, elle excellait de lenteur, de caresses, ici et là, avalant toujours plus la longueur dans sa gorge. John ne ratait rien du chemisier ouvert, de la position accroupie, les jambes écartées, de la jupe en latex tendue sur les cuisses, des jarretelles sensuelles. Juteux totalement en elle.


La bouche encore pleine, John se baissa pour lui glisser un macaron à  l'orange amère, entier et crémeux. Il la releva aussi. Les boutons du chemisier se libérèrent, le coton léger se posa sur un siège, John souleva le latex, caressant la peau si douce au-dessus des revers. Juste là, la poussant vers une console avec miroir, elle s'appuya sur les mains, se cambra, offrant son cul rond au regard. Une belle exhibitionniste, Emma avait bien précisé la mise en scène. Juliette, face à elle-même dans le reflet, les mains sur la laque, les seins libres car le soutien-gorge était aussi parti, la taille marquée plus encore par le latex roulé, les jarretelles, le cul relevé, un rosebud brillant dans sa raie. Et ses jambes, fantasme permanent de John, en fin bas nylon à couture, sur des talons fins. Il contemplait, se mettant nu, dégustant une autre flûte, tout en choisissant le sextoy parmi ceux présents sur le meuble bas. Un rabbit serait parfait pour combler les lèvres humides de Juliette, John sourit au miroir, écarta les jambes d'une main, poussa en elle le jouet vibrant. Du bonheur, surtout du bonheur, elle se plia, resta sur ses poignets, les vibrations s'amplifiaient, John prit son temps, de longues minutes, une heure durant laquelle elle apprécia les allers-retours, les sensations, les arrêts, les silences, les doigts et même la langue. Il lui offrit du champagne, uniquement quand elle serrait les jambes, le sextoy profondément en elle, avec aussi la variante s'activant sur son clitoris. Les lèvres en transe, les bulles en bouche, John reprenait ses caresses, sur et sous le latex, sur ses seins, dans son cou, sur sa taille, sur ses cuisses. Pour la fin d'après-midi, John lui permit de s'allonger sur le canapé, face l'horizon de lumière, la vue panoramique. Le soleil éblouissant dehors, la fraîcheur dan la pièce, le corps chaud de Juliette.

"Emma m'a précisé que vous êtes tactiles tout autant que vous êtes fétichistes de la volupté en lingerie et bas nylon. J'ai hésité entre les bas en latex et les gants, mais cette jupe me plaisait tant, un chic que vous avez apparemment aimé. Je vais me changer, des envies ?"

"Oui celle d'être encore surpris."

John nu, marchait en regardant la ville, le soleil sur cette terrasse, sans aucun vis-à-vis. Des instants délicieux, les muscles libres, la douceur du lieu, les plaisirs dégustés et à venir.

Juliette revint avec un corset, toujours sur des talons, maintenant vernis, très hauts, les jambes intégralement recouvertes de nylon, une culotte haute en latex. Les cheveux tirés, tenus par une pince, avec un nouveau rouge à lèvres écarlate, très voluptueux, elle avançait. John devina des bas portés très très hauts sur les cuisses, les revers sous le latex. Une caresse quand elle fût plus proche, six larges jarretelles à l'ancienne. Il palpa, elle le caressa, en particulier son torse, ses poils en souriant. Elle lui avoua que ses rencontres récentes étaient souvent plus jeunes, totalement épilés, question de génération. Il lui répondit avec une boutade, un aphorisme sur l'âge et l'expérience. Ses fesses , ils se les touchèrent en même temps, John montrant son envie charnelle. Avec ses gants, elle lui frotta les bourses, les fesses, une sensation double, un recto-verso sublime.

"Je vais vous surprendre, je remercierai Emma pour ce rendez-vous, prenez-moi, mais je reste avec cette tenue. Sans rien changer."

John ouvrit ses bras, sortit ses mains, multiples pour caresser la poitrine comprimée dans le corset, le nylon sur toute la longueur des jambes, suivant les deux coutures, tout en lui suçant un téton, lui frottant son sexe sur le latex. Il allait la dévorer, en regardant la nuit avaler la ville. Latex, satin, nylon, un cocktail explosif !

"Et cette culotte, sans zip, c'est bien par là que je vais vous emplir !"
"Oui, je le veux aussi. Surprise"

Juliette recula, se coucha sur la table basse moderne en cuir, elle souleva ses jambes, tenues par ses mains.

"Prenez-moi, je le répète."

John dubitatif, aimait là encore ce mystère, cette combinaison sans évidence qui démultipliait les clefs de la future jouissance. Il fît glisser ses doigts sur les jambes, des talons postés vers le plafond vers les cuisses ouvertes,,vers ce latex luisant. Là point d'ouverture, de zip ou de boutons. Mais en lieu et place de la vallée des délices, un minuscule tunnel de latex. Là, dans cette belle offerte, la matière s'enfonçait en elle.

Le membre glissa pour trouver son chemin sous le mont de vénus lisse, noir, doux, soyeux. Une sensation nouvelle, qu'ils prolongèrent longtemps, dans diverses positions. Profondément, avec le même jus blanc dans la jouissance mutuelle. Elle adorait, il dégustait ce cadeau. Une pensée vers Emma, l'imaginant elle aussi avec cette culotte délicieuse. Un dîner, d'autres tenues, la nuit serait savoureuse, avec d'autres surprises, d'autres matières peut-être.

La main sur les fesses de Juliette, John jouit encore en elle.





M Steed



mardi 19 mai 2015

Soleil en terrasse

J'avais aimé ce soleil de printemps, sa chaleur présente, la terrasse chauffé à blanc, les teintes de vert, neuves ou persistantes qui se mélangeaient. Je savourais mon thé en lui envoyant des sms, pour écourter sa journée, pour le faire sortir de sa tanière, de ses douleurs qui nourrissaient ses écrits et son imaginaire florissant. Pour la suite, c'est moi qui aurait les clefs, dès que vous aurez franchi ma porte. Mon dernier sms, avec l'heure imposée.


Après une  douche tiède dans un univers de bulles de savon, de crèmes et de parfums, j'avais sorti mon corps nu de la salle de bain, posant les pieds sur la douce moquette épaisse, entrant dans notre chambre boudoir, un lieu privilégié pour y vivre chaque jour, pour s'aimer chaque nuit. Plaisant décor avec des commodes basses, un large lit, des fauteuils et une chaise capitonnée, mais aussi ce paravent nouvellement arrivé. Ainsi les hauteurs de cet accessoire sur-mesure permettait de se déshabiller, de laisser voir, apercevoir, imaginer, sans savoir vraiment, pour mieux cacher ma nudité ou des jeux de lingerie, de jouets érotiques, de robes légères, de nuisettes transparentes.

Avec le paravent, John avait proposé la livraison d'un coffre de lit, situé au bout de celui-ci, juste à la bonne hauteur. Un intérieur avec des séparations satinées, des tiroirs secrets, des boîtes amovibles, idéal pour le rangement de nos objets érotiques, de certaines tenues, de futurs achats sensuels. Sur le dessus, des formes étudiées pour glisser des hanches, pour se courber en levrette, toujours offerte à des positions érotiques et bien plus. Plus qu'un coffre, des montagnes russes recouvertes de vinyl noir, des anneaux ici et là pour d'autres folles envies de bondages, un bonheur complet, avec tant de possibilités !




Mais ce soir, ce serait dans le salon. sur le fauteuil club. Il rentrerait, m'embrasserait avec la langue, entre mes lèvres, sa main habituellement sur mes fesses pour en sentir les rondeurs, le moelleux. Ses yeux dans les miens, déjà inquisiteurs des détails de ma féminité, de ma tenue, de mes envies cachées. Seulement les clefs seraient miennes, avec l'ordre de s'asseoir, de retirer sa veste avant, de se détendre en m'écoutant, en me regardant dans ce déshabillé de soie, de dentelle sur toute la hauteur latérale. Rien dessous, ni soutien-gorge, ni culotte, ni string invisible, ni porte-jarretelles, ni bas.

Vite assis, vite attaché, les chevilles avec les cordes et chevillières prévues au niveau des pieds de ce fauteuil. Les bras aussi, un jeu de cordes, de bracelets de cuir noir, des anneaux ajoutés sous l'assise pour ne rien dévoiler, et hop, monsieur serait pris, ligoté pour moi seule. Sa cravate sagement défaite, mon sourire, mes lèvres, mes yeux pour le dévorer, le voir prisonnier et consentant de nos futurs plaisirs. Et comme toujours interrogatif quand à son devenir, quels ingrédients pour le déguster ?

J'ai pris mon temps, pour ouvrir les boutons, sentir son torse, me frotter à ses poils, à son parfum encore plus, cette bulle qui est la sienne, cette peau unique que j'aime tant. Je me suis dévoilée un peu, mes seins libérés malgré la ceinture de ce déshabillé de soie, ma poitrine sur lui, entre le coton et la chair, mon odeur aussi. D'un coup, en rupture avec nos deux corps collés, je me suis levée. Droit dans les yeux, amoureux, gourmets pour lui, gourmands pour moi, j'avais tant envie de lui. J'ai levé une jambe sur l'accoudoir, soulevant le tissu fin, laissant apercevoir d'autres lèvres lisses, mes courbes, mes hanches, mes cuisses, mon sexe mais surtout mes désirs. J'ai avancé, encore, encore pour lui mettre le tissu sur le visage, pour le caresser sur sa peau libre. Pour lui coller ma vallée des délices sur ses lèvres. Longuement. Et tel un geste masculin souvent vécu, j'ai saisi sa tête pour l'enfoncer entre mes jambes, l'obliger, là, maintenant, longuement encore. Juste soulevé la soie, ne sentir que sa langue, la succion si particulière, sa technique unique, sans ses mains, les spasmes de cette profonde envie.


Longtemps, jusqu'à la crampe dans la cuisse sur-élevée, j'ai profité de son duo entre succions et titillements, les deux parfois, sans limite de temps, encore, encore un peu. J'ai fini par me tenir sur ses épaules, pour ne pas tomber, pour absorber les vibrations intérieures, mon corps et mon esprit en phase de jouissance.


Un simple sourire, le sien, le mien, moi devant lui.

Quel bonheur !


"Depuis le temps que tu le dis, je vais maintenant me donner au soleil. Là, sur notre terrasse."


Devant lui, attaché, juste les yeux libres, j'ai tiré sur la ceinture douce, la soie est tombée à terre, tas délicat, corps nu. J'ai marché vers la porte-fenêtre ainsi, vers la lumière. Ne lui laissant que ses yeux, puis son imaginaire sur mes courbes. Me savoir nue, dehors, sous de possibles autres regards, unde ses fantasmes. Le mien aussi.






Je partage mes mots librement, 
vous pouvez aussi déposer des commentaires de vos ressentis, librement.
M. STEED



jeudi 13 novembre 2014

Candauliste VIP

John souriait de cette situation, il en avait pourtant vu, vécu d'autres plus surprenantes, parfois aux limites de l'incongruité, et son imaginaire lui avait laissé écrire des moments parfois étonnants. Il était là assis sur une petite estrade, devant un piano à queue, servant ce soir -là de desserte à champagne, il observait ce large double salon bourgeois. 

Ses hôtes l'avaient invité pour ses talents d'écrivains, pour ses yeux aiguisés qui voyaient certes le spectacle, mais croquaient avec humour et parfois un peu d'acidité les mouvements face à lui. Candauliste en première calsse, voyeur ou esthète, il avait le choix, mais il profitait de ce défilé d'élégance de couples nombreux, de personnes polies et en début de soirée, plutôt chics. On lui avait fourni le champagne millésimé, des petits fours salés et tapas, le service étant assuré par un duo de jeunes hommes efféminés sobrement habillés d'une jupette, de bas et de talons hauts, lointain souvenir d'une cage aux folles. Ils évoluaient au milieu d'une soirée entre amis où l'on se souriaient entre costumes impeccables et robes longues. 

Certes les mains se faufilaient derrière, des baisers devenaient langoureux entre couples, les transparences avivaient les flammes intérieures. On discutait, John pariait sur la lingerie de chacune, sur les tenues et les courbes, sur les affinités de chacun.

Après une bonne heure et plusieurs plateaux de petits fours avalés, des magnums de champagne vides de toutes bulles, la maîtresse de maison revint en simple guêpière de latex noire luisant, des bas noirs sublimes sur des talons infinis. Elle lança la soirée d'un court discours, les folies commencèrent, John nirçit de ses mots plusieurs pages, les yeux à l'affût.



Chacun et chacune avaient eu le temps de choisir sa proie, sa victime consentante pour des duos, mais aussi des trios et quelques quatuors. Au son lyrique de morceaux choisis d'opéras italiens ou allemands, les corps se déshabillèrent totalement ou partiellement. Les femmes , de toutes morphologies avaient choisi avec soin leurs lingeries. Corsets, guêpières, serre-tailles, des versions rétro, des dentelles légères, des culottes absentes, des strings proche de l'extrême minimalisme, et pour une charmante brune les jambes en l'air devant John, dans un fauteuil club, c'était un collier de perle entre ses lèvres, aussi beau que celui autour de son cou.

Soutien-gorges ouverts, seins malaxés, sucés, léchés, absorbés par des bouches de tous sexes, les femmes étaient à l'honneur, elles choisissaient leurs bonheurs multiples. Plusieurs mains, plusieurs sexes aussi, plusieurs caresses et tant de variantes entre la fougue brutale qui faisait crier une blonde en levrette au fond, devant les fenêtres, avec plusieurs mâles, mais aussi la douceur lente de certains sur des croupes arrondies, juste avec leurs langues entre les cuisses. Des petits cris, des larmes de bonheur, des jouissances hurlantes, des dentelles sur les tables basses entre deux flûtes, des chaussures perdues dans une roulade charnelle, des canapés utilisés dans tous les recoins possibles.   




L'important n'était pas un concours du nombre de pénétrations, même si la blonde gloutonne était parti avec un petit groupe vers une chambre voisine, et continuait à chanter l'opéra dans toutes les octaves, sauf quand sa bouche semblait pleine; mais c'était une quête de plaisirs. 

Le duo de serveurs apporta sur des plateaux d'argent quelques amuse-bouches, entre dildos vibrants, godemichets impressionnants en diamètre, des gode-ceintures qui trouvèrent des amatrices. Un martinet en vinyl circulait, un invité demanda à être attacher, mais le maître de maison présent entre ses fesses lui annonça que ce serait pour la prochaine soirée. 

John contemplait, dégustant ce vieux millésime de champagne, un de ces dadas personnels, écrivant encore et encore les volutes des plaisirs charnels, qui se bousculaient face à lui. Il appréciait les bas nylon, notait les coutures plus élégantes, les choix de motif panthère caché sous une robe longue naguère. Certaines invitées s'absentaient quelques minutes, revenaient ensuite en tenue plus fetish, plus cuir, avec des chaînes, les mêmes qui se promenaient avec une robe étrennée dans une soirée avec l'ambassadeur. Le chic laissait voir parfois du vulgaire, mais aussi de belles excentricités ou des désirs savamment choisis. Certaines patientaient en se masturbant, attendaient les services de l'une ou de l'autre pour assouvir une position, une pulsion humide.


La musique dominait ce petit monde, tous jouissaient de leurs envies, de pouvoir se mêler à d'autres, de donner leur corps à d'autres, de recevoir des douceurs mais aussi des féroces envies. Tout comme eux, sans flash, John annotait des clichés de ce spectacle humain, de ces cocktails épicuriens. Il savourait.




Maître STEED





jeudi 4 septembre 2014

Reflet d'envie

"Dois-je vous attendre ce soir ?"

Une question, un sms, une attente, un tout resté sans réponse dans un téléphone éteint, John était sorti pour défendre un projet, donnant son corps et son esprit pour la réussite de celui-ci. Pris dans cette réunion sans fin, entre chiffres et la substance elle-même qui était la valeur de cette folie innovante, il avait coupé toutes sources pouvant le déconcentrer.

Là, dans ce taxi de retour, il somnolait, entre les premiers messages, les emails, les retours sur les remarques des uns et des autres, d'autres questions sous-tendues, et le compte-rendu pour la prochaine étape. Ce message, directement posé par Emma, le réconfortait, il demanda une pause à son chauffeur, une course rapide, il payerait le supplément. Des fleurs, du champagne, il avait envie de cette fraîcheur, des bulles explosives dans sa bouche, des parfums et même de l'alcool pour endormir ses doutes.


En arrivant, il récupéra ses affaires, rêvant d'une douche, de deux ou trois préparatifs, et de surprendre ensuite sa belle, chez elle, à l'improviste, comme seule réponse.

Une lumière dans le boudoir, il posa sur le sol du couloir de l'entrée les bouteilles, les fleurs, il avait dû oublier cette lampe avant de partir. D'un pas décidé, il poussa la porte, sa jambe apparut aussitôt. Emma était là. La surprise était devant lui, sans fioritures.





Une douce musique, un jazz vocal, une voix de femme, de l'onctuosité pour l'ambiance, juste les ampoules des consoles du mur intérieur, la semi-pénombre ailleurs. Et puis sa jambe dépassant du Chesterfield de cuir gris patiné, un voile satiné, des talons fins, ses mollets délicieux. 

Une invitation sans voix, mais aussi ses cheveux sur l'autre accoudoir, il tourna autour pour recevoir ce sourire complice droit dans le regard. Elle jubilait de le savoir épuisé, de le savoir silencieux, mais prêt à se donner à elle. Son homme, sa victime consentante, ce corps qu'elle allait déshabiller, dévorer, masser, réconforter. Elle dévoila sa poitrine sous une fine étole de soie noire, un soutien-gorge satiné noir lui-aussi, un serre-taille noir toujours, quelques grammes de dentelles sur sa vallée aux délices, des bas de teinte caramel. Sa peau brillait, autant que son regard. 

John se pencha pour l'embrasser, elle posa aussitôt ses bras autour de lui, saisissant sa proie. Défaisant sa chemise, les boutons de manchette, la cravate, les boutons, libérant l'homme pour ne plus avoir qu'à consommer l'odeur, le parfum ce celui qu'elle aimait. D'une main sûre elle frotta cette poitrine masculine, recevant d'autres bises dans le cou, s'immergeant dans cette bulle, leur bonheur complice, leur duo charnel.

La nuit étincelait dehors, un dernier reflet sur ses bas, Emma se coucha.




Mr STEED

mercredi 23 juillet 2014

Souffle de chaleur ... intérieure

John n'avait pas revu Emma depuis quelques jours, quelques semaines. Elle avait un agenda pro qui l'occupait et la fatiguait avec ses déplacements quasi quotidiens, lui écrivait, doutait, souffrait de ses douleurs habituelles, ne recevant personne à ces moments-là.

Mais ce soir, il l'avait invité, avec un bouquet de fleurs livrés chez elle, un carton manuscrit d'invitation, quelques mots aussi. Pour sa tenue, ses bas noirs à coutures glissés dans des talons hauts, très hauts, une bride autour de chaque cheville, et les détails qu'il adorait. Ainsi les chaînes cerclaient le bas de chaque jambe, sous le nylon fin, brillant suivant la lumière, dans ses yeux quand il ouvrit et commença à la déguster du sol vers son parfum, sa nuque, ses cheveux, elle avançait dans le couloir d'entrée. Il tenait  son court trench dans la main, elle n'avait plus que sa lingerie. Ses hanches ondulait.




Emma entra dans le salon, choisissant le cuir du canapé chesterfield gris foncé, le plus charnel de tous, elle se tourna vers lui, lui lançant son total accord pour se donner à lui. C'est elle qui décidait, lui qui disposait maintenant. Droite, elle portait au-dessus de ses bas, de belles jarretelles tendues sur ses fesses rondes, un délice esthétique dont John savourait les reflets dans les miroirs, donnant encore plus de volume à ces arrondis délicieux. Nombreuses jarretelles vers le dessous d'un corset underbust, surmonté d'un soutien-gorge laissant l'arrondi charnel de sa volupté, de ses seins, s'exprimer amplement dans une version semi-opaque, le tout caché à peine sous un top en voile noir, si léger.

Rien ne cachait son sexe, sobrement lisse, cette vallée des délices coupée par une chaînette exquise signant verticalement une ligne entre le possible nombril, vers les lèvres, entre les bas. Un bijou, une complicité entre eux, laissé un soir sur son oreiller. Emma avait savourer cette introduction toute personnelle dans son intimité, là au fond d'elle. Un cadeau qu'elle ne portait qu'avec lui, pour lui, en elle.

Pendant que le bouchon de champagne partait sur l'étagère la plus haute du salon, rejoindre une large collection d'autres moments festifs, elle se pencha, offrant ses fesses au regard de son homme. Un délice, dégusté centimètre par centimètre par son oeil expert, avec le mélange du parfum féminin, des arômes des bulles dans la flûte qu'il apportait. D'une fausse pudeur, elle couvrit ses arrières, libres et sensuelles.





Emma avait envie de lui depuis plus d'une heure, elle l'aurait dévoré, mais elle savait cet immense plaisir qu'il avait à dévorer sa féminité, sa lingerie, ses bijoux, ici ou là, sa coiffure et ses ongles vernis, ses courbes de chair et de dentelles. La dernière fois, il l'avait prise profondément mais rapidement dans un parking, avant un cocktail, avec fougue. Un intense plaisir court qu'elle aimait autant que cette attente ce soir, longue, mais si douce.

D'une main il lui servit la flûte, le champagne, les bulles, d'une autre experte, souple et précise il lui posa deux doigts sur le clitoris, entre les lèvres, directement. Fulgurance d'un massage de gourmet, elle avait poussé son corps, accentué sa cambrure, et bu ce vieux millésime subtil.

Quelques minutes, quelques massages, un peu de jouissance, des petits cris, John l'avait retourné sur le cuir, basculé avec les jambes en l'air, écarté les fesses, les jambes, les bas nylon, pour la prendre sans autre préliminaires, en rugissant tel un lion dévorant sa proie. Emma recevait cette énergie, ce corps fou d'elle, profondément, intégralement sur elle, un poids de sexe et d'amour, car si il restait silencieux, ses yeux signaient chaque coup de rein, de ses sentiments, de ce manque, de ces envies nouvelles, de ce désir en pleine action.

Il jouit en caressant le nylon des deux jambes, s'écroulant avec elle sur le cuir, les gouttes de sueur, les parfums de leurs peaux mêlées, leurs chairs en fusion.


Une bille de verre glissa au bout de la chaîne, errant aux abords de la vallée des délices, humide, emplie de bonheur et de luxure. Deux sourires, des lèvres, eux, ensemble.



Mr Steed





jeudi 3 juillet 2014

Double sublimations

Delphine se releva, prend position sur ses genoux, dans son élan elle lécha les tétons de cette inconnue frissonnante, perdue dans sa jouissance. Les derniers spasmes emportaient son corps, animaient sa silhouette assise, sa lingerie jusqu'au bout de ses talons.



Regard sur elle, les yeux bandés, le corps en transe, la langue douce sur les tétons, comme les seins, un partage de sensations. Delphine pris une main inconnue pour qu'elle vienne caresser ses seins, le duo fusionnait de sensations renvoyées l'une à l'autre. John prenait plaisir à les caresser lui aussi, ici et là, les reins, le cou, des baisers, des parfums de femmes en pleine excitation charnelle, ses mains sur leurs fesses, leurs reins, leurs cuisses. Il jouait de ses doigts précis entre les lèvres, sur les bourgeons de désirs, sur les vibrations propres à l'une et à l'autre. 

Il redressa Delphine, prit la main de la belle au bandeau, les guida vers la méridienne. Là il guida celle qui serait couché sur le dos, les jambes relevées, les talons dans le cuir. Puis d'un geste précis, il guida Sophine au dessus d'elle. Il déposa un baiser sur les lèvres, sous le bandeau. De sa main droite, il s'enfonçait dans le sexe si proche, d'autres lèvres, elles venaient se poser sur ce visage, il retira le bandeau, elle vit des fesses se poser sur elle.

Combinaison croisée, John se positionna. L'une léchait l'autre, Delphine en levrette appréciait ce jeu de langue entre ses bas. John prit alors place en elle, s'enfonçant sans concession juste après ses doigts, sous les coups de langue venus du dessous. Des cris, un bassin qui se creuse, de la sueur, du bonheur !





L'après-midi fut délicieuse, chaque vallée des délices reçut une visite en profondeur, avec une ferme présence. Le sexe de John passait de lèvres en lèvres, de bouche de l'une au calice de l'autre. Caresses et jeu à six mains, des doigts sous les jarretelles, sur les bas nylon, les jambes tremblaient de secousses. Rien n'existait autour d'eux, ce bureau devenait boudoir hédoniste.

Les belles recevaient leurs désirs, appréciant le sexe, de l'un et de l'autre mêlés, sous sa langue, des sucs, des gouttes de sperme, des saveurs et des parfums intimes. Jouissance !




Après ce trio fougeux, John se posa, les regarda s'embrasser pour mélanger les dernières volutes de ces instants là. Doigts et mains encore exploratrices, câlins et complicité, tout se mixait devant lui, deux corps au féminin, sublimes dans leurs courbes et rondeurs, dans leurs bas nylon croisés, une bulle d'infinie douceur.




Mr STEED

dimanche 22 juin 2014

Sublimation entre les bas nylon

Derrière la porte, le soleil couchant d'une fin de journée, une silhouette derrière la vitre, des hanches, une cambrure, et John ouvrit sa demeure. Une femme, ni trop jeune, ni trop âgée, une maturité assumée et élégante, la discrétion du maître des lieux, ne poussait jamais à poser des questions inutiles car la féminité était un état, un art de vivre même. Delphine, son prénom, unique information recueillie après des échanges par emails, puis par téléphone, une relation commune, une passion commune, voire même un fétichisme commun, les bas nylon. Un trait d'union très fort, qui s'accompagnait d'une veste de tailleur gris perle sur une jupe crayon en cuir noir, de bas noirs avec couture, d'escarpins avec une bride sur le dessus du pied, avec quelques brillants. Un sourire derrière des cheveux blonds mi-longs, des lèvres roses, quelques mots de bienvenues. John la guida en la suivant vers le salon, donnant sur la terrasse, un lieu calme, reposant et frais, envahi par les parfums du jardin, il observait les coutures, le mouvement des hanches, du bonheur pour ses yeux esthètes.




Là deux canapés, une méridienne, des tables basses, des beaux livres sur la photographie, sur les nus, sur les sculptures mais aussi le dernier ouvrage de Sandrine Sauveur, plus fétichiste. Une bouteille de champagne dans un seau de glace, des canapés, des amuse-bouches, et une femme assise, les jambes écartées. Delphine ne parut pas surprise mais plutôt charmée par cette présence féminine, une ravissante brune aux yeux bandés, des lèvres rouges, un corset underbust noir de taffetas moiré sous un soutien-gorge demi-bonnet laissant deux seins volumineux et charnels pointés vers l'invitée. Des jarretelles tendues vers des bas noirs à revers rouges, des jambes avec des cuisses pulpeuses sous le fin nylon, là, écartées à la vue de tous. Une vallée des délices offerte, ouverte sous un petite bande poils fins, une chaîne dorée la traversait, s'enfonçant ensuite entre les lèvres, dans un mystère plus intérieur.





John caressait cette femme qu'il ne connaissait pas encore physiquement, mais qui avait affichée ses envies clairement, libertine et jouisseuse des espaces délicats uniquement. Il avait pris en main ce scénario, pour qu'elle puisse trouver le trésor attendu, donner son corps dans un trio sensuel. Ses attentes étaient connues mais il restait la magie de la mise en scène  des partages, des contacts, des actions contraintes comme des plus beaux lâcher-prises. En ce lieu, avec le souffle de vent venant du dehors, les parfums des pivoines posées dans la pièce, des effluves de parfums charnels, des hormones en plein travail, ils se laisseraient prendre au jeu. Elle sentait les mains posées sur ses fesses, touchant à travers sa jupe noire les jarretelles, suivant le creux entre deux rondeurs, passant par la fente entre doublure et cuisses nylonées.


Delphine, ouvrit sa veste, dévoilant un chemisier de satin perle lui aussi, John dans son dos, saisit fermement puis doucement sa taille, ses seins, son corps entier. Il glissait entre la douceur de la soie, et le contact des dessous, une probable guêpière, de la volupté à pleines mains, le cou, les perles l'entourant. Il soufflait dans son cou, tout en ouvrant le chemisier, bouton après bouton, libérant avec des caresses, des frottements ce corps en pleine sublimation. Elle n'osait trop bouger, fermant les yeux, pour sentir les mains la découvrant, la modélisant dans l'espace, gardant dans son regard fermé l'image de cette femme qui entendait ces bruits proches, ses halètements légers. Surtout depuis qu'il avait fait tomber sa jupe, d'un geste précis, retenant dans le dos ses deux mains, la forçant à s'incliner pour arrondir ses fesses vers son regard gourmet. Rien de son corps ne pouvait plus s'exposer, plus encore le reflet brillant du rosebud qui ornait son anus, une lumière bleu sous un fin voile de dentelle noire.  

John lui offrit du champagne en la redressant, debout maintenant au centre du salon, cette femme toujours silencieuse près d'elle, les mains de l'hôte suivant les courbes multiples de son corps. Devant ou derrière, il passait, repassait, palpait, pétrissait, s'enfonçait. Le désir montait, de plusieurs crans d'ailleurs quand il introduisit son pouce entier en elle, entre ses lèvres, entres ses cuisses, entre ses bas nylon. Là, en elle, furtivement sous la dentelle, avec un soubresaut de plaisir soudain, Sophine gémit, il la possédait, elle suivrait ses ordres pour les prochaines heures. Sans le moindre mot, elle se soumettait à son jeu, entrait dans cette arène de plaisirs, jouet pour un couple, complice de ce trio hédoniste.

Il continua longuement, de longs instants à la caresser, à la visiter, à l'explorer sur toute sa silhouette, offerte à comme une sculpture câline, savourant d'avoir autant de surfaces à polir, entre ses chevilles et sa tête, entre son buste et sa taille, ses jambes tout particulièrement. Delphine adorait une présence, dont ses propres mains parcourant le soyeux de ses bas nylon. Une habitude naturelle et quotidienne, un bonheur tactile qui devenait ce soir un feu d'artifice. John l'emmena plus près de la femme, reprit la flûte de champagne, tapota sa nuque, sa cambrure, pour l'inciter à se mettre à genoux sur un coussin de satin, pré-disposé pour cela, pour pencher sa tête plus en avant. Obéissante créature à la féminité exacerbée.


Delphine huma alors les parfums intimes de cette inconnue.


.... à suivre .... 

Mr STEED

samedi 1 mars 2014

Soirée de Fête

Les yeux clos, Daphné savourait tout son corps, les plus infimes parties de son corps. Celles qui étaient entrées en vibration, après la déflagration dans cette intense explosion de plaisirs, celles qui diffusaient maintenant la mélodie des hormones, elle planait. 

Jamais elle n'avait laissé son corps partir ainsi, son esprit ne maîtrisant plus rien, absolument rien.




Une léger roulis, des petits sursauts, elle ouvrit enfin les yeux, des lumières, la nuit, la ville. A l'arrière de la voiture, en position quasi allongée, elle aperçut le chauffeur, John. Par le jeu du rétroviseur, il lui envoya un sourire. Comment était-elle passée de cette table d'épilation, de cette épisode jouissif à cette banquette en cuir ?


Il roulait doucement, dans le flot des habituels bouchons du soir, à petite allure. Les vitrines brillaient, ils étaient de nouveau dans les beaux quartiers pas trop loin de chez elle, de chez eux, car une pensée revint vers son mari Alex, vers l'absence de notion de temps, vers cette pause. 

Daphné se redressa, posant ses jambes sur le sol en moquette, des escarpins à brides fines, une touche de métal devant, un éclat avec les lumières extérieures des néons. Ses jambes luisaient d'un reflet brillant, un noir absolu, des deniers plus proches du opaques, mais brillants à chaque lampadaire. Elle posa sa main, surprise par l'exquise douceur de ses bas, ressentant avec ses doigts, mais aussi doublement avec ses jambes. Un léger délice à fleur de peau, une couture à l'arrière, elle aimait de plus en plus ce geste personnel, celui de caresser ses jambes, ce soir, mais aussi en journée. C'était devenu un réflexe de réconfort, une pause discrète en harmonie avec sa féminité.






Elle découvrit en remontant vers ses cuisses, juste après ce revers toujours aussi doux, sa peau parfumée, ultra-douce et cette matière, sa jupe. Surprise, elle se pencha, caressa encore cette corolle rigide, si à la mode, une mini-jupe en néoprène. John savait surprendre, elle lui adressa un sourire, il observait ce jeu  indirectement. 

Au-dessus, ses yeux s'habituant à cette obscurité, elle vit la guêpière noire avec des dentelles rouges, des transparences, ses seins, son corps, cette sensualité qui devenait elle-même. Dans son dos, le laçage ferme de rubans de satin, corsetée dans ce jeu complice, sans ordres ni contrat avec John, elle se donnait, se transformait, jouissait. 

Autour de son cou, elle sentit le métal, les anneaux, devinant du bout des doigts, regardant sur la vitre, apercevant sa coiffure, ses lèvres rouges, ses ongles rouges, sa féminité amplifiée. Transposée dans une autre mais tout en étant sereine de ce méli-mélo de style et de volupté. 

Une manoeuvre, un trottoir plus haut, ses fesses se réveillaient elles-aussi, envoyant les signaux d'une présence, ici et là, le cuir aussi, cette chaleur en contact avec sa peau. Une porte de garage coulissait, ils entraient dans une autre dimension de cette soirée de fête.
Son entrejambe ressentit des glissements, des vibrations nouvelles.
Son corps frémit d'envie, de souvenirs très récents.





.... à suivre....
Maître STEED

Pour connaître les premiers pas de cette histoire :  Voluptehedoniste.blogspot.fr/2013/11/desirs-en-fete.html

lundi 10 février 2014

Vallées douces pour la Fête

Daphné ressentit son corps plus relâché, prise dans le jeu de John. Les vibrations du créneau, son sexe vibrait de sensations, de la présence des boules introduites avant ce voyage. Il remit son sein dans sa corbeille de dentelle rouge, sa main douce, précise, câline mais aussi directive.

Il vint lui ouvrir la portière, lui tendant au passage sa veste pour couvrir sa guêpière qui composait l'unique haut de son habillement. Le collier de métal froid autour du cou, il se plaçait sur sa gorge. Elle allait devoir sortir, dans une tenue qu'elle n'avait jamais porté avant, dans une foule, sur un trottoir, cela la glaçait, mais l'excitation de l'interdit n'était pas loin. John jouait de cela, il tendit son bras pour la voir écarter les cuisses, montrant ses revers rouges en se relevant. La portière claqua. Un quartier rempli de petits échoppes, ils marchèrent, un peu, tournant à droite dans une rue plus petite avec de petits commerces. Devant une vitrine illuminée, avec quelques plantes, un bouddha côtoyant avec des posters du désert.

La porte tinta, John avança vers le petit comptoir, personne. Il prit la clef, ferma la porte. 

"Vous allez profiter des lieux, ici, on va vous préparer à plus de volupté. La propriétaire est une amie, une experte de la douceur, suivez ses consignes. Je ne serai pas loin."





Ils passèrent dans un couloir étroit, avec des murs blancs, une lumière douce, trois portes. John poussa la troisième.

"Avancez et installez-vous ici."

Devant Daphné une table de salon d'esthéticienne, une serviette rouge sur un skaï noir., deux marches pour s'installer dessus, et curieusement un voile en son milieu. Une lumière blanche et forte derrière.

"Retirez votre jupe. Allongez-vous, avec les jambes de l'autre côté du voile. Yasmine va arriver."


Sur une chaise, Daphné posa sa jupe et s'allongea sur la serviette douce, un velours très moelleux, les bras le long du corps. Ainsi installée elle avait une lumière dans les yeux, un voile devant elle, son corps absorbé après son nombril vers le vide. Mais elle ressentit deux mains qui saisirent ses chevilles. Elle se crispa surprise. Des mains chaudes qui lui relevèrent les jambes, l'obligeant à s'avancer encore un peu. Ses escarpins furent rapidement enlevés comme par un jeu de quatre mains d'ailleurs, les chevilles tenues, des caresses ici et là. Elle sentit des doigts sur le nylon, sur les coutures, un glissement régulier sur sa jambe droite, une attache qui saute, une deuxième, des ongles fins qui passent le longs de ses fesses. Tout était décuplé en ne voyant ni les gestes, ni en ne sachant où seraient les prochaines approches. Un bas commençait à être roulé, l'autre jambe recevait des bises, tout en étant tenue très haute. D'autres jarretelles se détachèrent, une main frôla la chair de son entrecuisse, sa culotte, la dentelle. Soudain les deux chevilles se posèrent dans des étriers, les cuisses écartées. 

Daphné savourait ce déshabillage exhibitionniste, sans savoir qui était là derrière. Une main souleva ses fesses tirant sa culotte, puis aussi le string que John lui avait fait mettre en-dessous. Un tour de main et ses cuisses repliées, les dessous disparus, elle était nue du nombril aux orteils, face à des yeux inconnus. Le jeu de John.




Soudain une voix chaude "Je vais vous épilée intégralement, laissez-vous faire, détendez-vous !". Comme un ordre avec des intonations de velours.

Les parfums embaumaient, un doux mélange sucré, entre santal et cannelle, des épices, un peu de citron. Sur sa peau, un souffle chaud, très léger. Une caresse, d'autres caresses plus proches de son sexe, une main pour l'obliger à se cambrer, à s'avancer encore pour ouvrir ses fesses. Et là, habilement, inopinément un objet rond et froid, qui déjà s'enfonçait dans son étoile serrée. La même sensation que le rosebud offert par John, plus long, plus long encore. Ce n'était pas un salon classique, une demie pensée envolée avec cette sensation froide et pénétrante, plus encore inattendue. Une respiration, les pieds qui se posent, se détendent dans les étriers, la position cambrée qui s'affirme, toujours sans voir le bas de son corps, Daphné partait ailleurs, elle ne se retenait plus, le lieu la possédait.







Vaste inconnu que ce voile qui ne lui donnait qu'une ombre dans une lumière blanche, un halo et une première pénétration, puis une seconde, enfin pas exactement une pénétration. Deux doigts l'avaient pénétrée, pour tirer avec précaution, pour jouer de la présence, du diamètre pour distendre doucement ses lèvres, les ouvrir, les voir se refermer sur le fil qui reliait la boule suivante. Elle décupla ces gestes invisibles, seule sa tête voyait son ventre se raidir, sa poitrine se soulever, le voile trembler, ses lèvres savourer. Jouir même en recevant une bise, une paire de lèvres venait de l'embrasser là.

Et dans une lenteur quasi immobile, elle serra de ses mains les bords de la table, appréciant le gros diamètre entrant cette fois en elle encore. Froid, rond, métallique, gros, intrusif, en elle millimètre après millimètre. Daphné ouvrait son corps et son âme à ce double jeu, elle ferma les yeux pour se concentrer sur les vibrations entre ses jambes, criant de bonheur, découvrant son corps différemment, se donnant à l'immatérielle sensation. Elle bouillonnait, ses tétons se tendirent sous la dentelle des balconnets rouges. Jouir devenait une évidence, ne plus bouger pour prendre en elle, les deux godes, dans ses deux orifices ouverts, largement écartés.


Qui jouait avec elle ?


Après le feu de son lâcher prise, d'un orgasme peut-être, elle sentit le froid d'un liquide, puis le chaud, le tiède d'une boule puis deux sur ses jambes, l'odeur plus forte du miel et du citron. Les poils se collaient, s'étiraient, se fixaient, s'accrochaient, elle était entre deux palper-roulers. Les yeux fermés, tout cela la berçait, la chaleur douce de ce massage épilatoire, ici, là, sur les cuisses, les mollets, sur sur mont de Vénus. Les boules tournaient maintenant autour des tubes devenus chauds, plantés en elle, l'ouvrant sans laisser d'angles, juste des arrondis. Encore, des cercles, encore des passages proches de son bouton de plaisir, puis entre les fesses, rien ne résistait.


Vint ensuite un lait parfumé à l'huile d'argan, des senteurs soyeuses, des massages de tout son corps caché, libre totalement. Des minutes, des heures, Daphné n'aurait pu le dire, ses jambes étaient maintenant horizontales, son sexe et son anus, libres, en pleine décontraction, avec de petites convulsions. Des mains lui prodiguaient de la réflexologie plantaire, ses pieds s'envolaient. Là dans ce bain de parfum, elle sentit ses bas revenir sur sa peau douce, des caresses encore, des doigts curieux et experts, des jarretelles promptement glissées. Ses escarpins aussi.


La lumière de son côté s'éteignit, ne laissant plus que le blanc saturé derrière le voile séparant son corps, ses sensations. Ici le noir complet, une présence.



... à suivre ...


Mr STEED


jeudi 26 décembre 2013

Fêtes de fin d'année

Daphné et Alex avaient assisté à toutes les mondanités de fin d'année, les fêtes d'entreprise, les comités de direction de fin d'année, les soirées dégustation de grands vins et celles de leurs réseaux. Officiant seul ou en couple, pour fêter les derniers contrats, les résultats, ils avaient été pris chaque soir depuis début décembre. Bien évidemment il y avait eu les journées de Noël, en famille, avec leurs enfants devenus plus grands, l'une à Londres avec une vie bien remplie, un carrière pro en flèche, l'autre à Boston, pour des études brillantes. Les frères et soeurs, parents et enfants, cousins et cousines, ils avaient profité de tous les instants de bonheur, de cette accalmie sereine que représente la période de Noël. Deux jours de fêtes, déjà le retour vers Paris. Une soirée d'hiver, des lumières clignotantes, des vitrines illuminées, des trottoirs vides, une rue calme, un portail électrique qui s'ouvrait sur le parking souterrain de leur immeuble de style haussmannien. 





Les cadeaux avaient été échangés, au regard de tous, une belle montre pour lui, qui les collectionnait, non pas goût de l'argent mais plutôt celui des modèles vintage, des modèles élégants actuels. Des boucles d'oreilles et des anneaux de chez Dinh Van, une modernité alliée à la sobriété, idéale pour les tailleurs de Daphné, une étole en cachemire d'un grand créateur, elle avait été comblée, confirmant son style épuré.

Et ce soir, au retour, ils s'offriraient d'autres cadeaux, non sous le sapin, plus simplement déposés sur le piano du salon, des paquets justes pour eux, des surprises plus intimes.


Dans l'ascenseur, elle avait souri, en glissant un tissu dans la poche de son costume, un coin de dentelle. La soirée commençait, ils revenaient dans leur univers sensuel. Le champagne était au frais, eux libres de toutes contraintes familiales, l'esprit encore festif, leurs corps échauffés par opposition à ce froid extérieur. 




La porte s'ouvrit, ils déposèrent leurs bagages dans l'entrée, dans leur cocon. La sculpture attendait toujours, ils s'embrassèrent, elle partit dans le grand couloir, vers les chambres, demandant un thé noir bien chaud, promettant de revenir au salon, au plus vite.


Alex aimait cette femme depuis les premiers jours, pourtant croisée dans un séminaire triste de consultants et de financiers, mais le duo s'était vite retrouvé, devenant couple, puis famille. Il préparait le thé dans leur grande cuisine, il vérifia si le saumon fumé, les petits fours avaient été livrés et mis au frais. Il en profita pour choisir quelques crus, quelques champagnes dans ses armoires à vins. Chacune à une température adaptée, suivant les envies.


Puis il entra dans le salon, choisit une musique, de nouveaux vinyls, des vintage dégotés par un ami fan des années 60, mais aussi des années 80. Un son particulier, une harmonie, il hésita encore avec des mélopées disco, il pensait maintenant à elle, à eux, à leurs corps qui allaient brûler, peau contre peau.





Là dans l'encadrement, à contre-jour avec l'éclairage froid du couloir, elle apparut. Si froide dans son allure, elle devenait feu et flammes dans sa relation avec lui, dans leurs effusions sexuelles. La femme, plus encore la femme glamour n'apparaissait que si peu souvent, juste pour le dominer, pour le faire jouir, pour l'entendre crier sa propre jouissance.

Ses jambes couvertes de bas nylon, au plus haut, au ras de son sexe libre et lisse. Les revers de dentelle caressant ses lèvres, elle souriait dans son bustier de dentelles noires et or, doublement provocant pour son âme de femme classique, perchée sur des talons, ceux du cadeaux de Noël. Leur soirée commençait, des cadeaux brillaient sur le piano.


Quels cadeaux ?
Quelles surprises ?


La fête sensuelle, leur bulle se formait autour d'eux.



...à suivre...

Mr STEED

samedi 16 novembre 2013

Plus de champagne ! 7/7

L'ambiance était chaude, les pièces de ce bel appartement cossu gardait l'intensité des actes qui se croisaient ce soir. Elle était toujours en pleine excitation avec son gode de verre, entrant, sortant d'elle-même, frottant son clitoris avec douceur. Délicatement, millimètre après millimètre, au ralenti, elle sentait les ergots arrondis chauds et froids qui la touchaient, la titillaient, la dévoraient.


Alex soufflait enfin, les fesses encore dans le ressenti de la chevauchée en lui. Il s'était déshabillé, ne conservant que les bas nylon qui se cachaient sous son leggings de vinyl, sous sa tenue de femme. Un petit bonheur qui leur était commun, ce plaisir soyeux du nylon sur leurs jambes lisses, l'un et l'autre. Un trait d'union qu'ils avaient quasiment tous les jours entre eux, elle pour ses tenues de vie quotidienne, sous des robes, sous des jupes, sous des tuniques, parfois aussi sous ses pantalons élégants. Lui parfois sous ses costumes, qui aurait pu savoir que ce dirigeant appréciait cette sensation à fleur de peau sous les plus grandes marques où il se faisait couper ses vêtements en sur-mesure. Une folie sans doute, une perversion peut-être, une simple complicité et un réel plaisir dans leur recherche éperdue de l'ultime douceur.



Il, elle, tous deux étaient ainsi, sobrement normaux extérieurement, infiniment normaux intérieurement mais avec de nouvelles normes dans leur quête des plaisirs et des sensations. Consentants mutuels de leurs envies croisées, ils souriaient en buvant le fond de cette bouteille de champagne millésimé. 

Un peu encore, quelques bulles encore !

Daphné enfonça le gode en elle, s'exhibant les jambes écartées à sa vue, devant lui, les jarretelles tendues, les bas un peu défaits, les talons sur le sol. Elle buvait ce plaisir des dernières heures, celui de cet instant.

Lui vînt se lover sur son épaule, embrassant son cou, dévorant l'odeur de son parfum, de sa peau après l'amour. Son corps aussi vibrait doucement comme dans une décompression lente des assauts sur son corps, et plus encore de cette soumission en plusieurs actes avec ce fantôme.

John était parti dans un halo de bulles, sans bruit, les laissant dans leur atmosphère de rêve, de fantasmes et de délicatesse infinie. Dans ses mots, dans un livre ou sur ses blogs, ils se retrouveraient. Il reviendrait, ils le savaient pour elle, pour un trio candauliste. 











Il glissa une main, puis sa bouche sur les seins de Daphné, suçant, dégustant le chardonnay avec ses saveurs nues. Elle jouissait en silence, ses vibrations s'amplifiaient en elle, vagues après vagues. 

Dans un spectacle, on aurait applaudi, avec quelques commentaires, mais ici le silence les embrassait pour une nuit encore chaude.










Mr STEED


lundi 4 novembre 2013

Champagne toujours ! 6/7

L'enfoncement de son gland, l'ouverture de cet anus gorgé de gel, tout avait été si soudain, les reins acceptaient cette intrusion, le corps se cambrait en mouvement, attendant toujours plus en lui. 

Daphné s'était assise en face, lisant de ses yeux brillants, les ondulations de son Alex, de ce personnage sexuel à deux faces dont elle se délectait depuis de nombreuses années. Lui et elle avaient cette sexualité pleine de fantaisies, de douceurs inconnues, découvertes, adoptées et renouvelées. Ils s'aimaient ainsi, affreusement normaux face à leurs relations professionnelles, face à leurs familles et amis, mais totalement débridés dans les variantes d'un jeu de miroir, de sexualités ouvertes, de bonheurs partagés.



Dans sa flûte, elle buvait aussi son plaisir de le savoir heureux de jouir déguisée en femme, travesti d'un soir, habitué de certaines matières sur son corps, soumis consentant aux choix de sa belle. Sa bisexualité, leurs bisexualités étaient des dégustations supplémentaires dans un menu gastronomique, ils aimaient consommer et être consommer, avec de multiples possibilités.

Alex geignait de ce plaisir envahissant son cul, il adorait cette présence, il se sentait rempli de joie. Il savourait ces allers-retours réguliers en lui, en levrette, comme il le souhaitait. Devant lui, sa femme, sa complice de jeu, son amour. Les larmes de joie inondaient ses yeux, troublant sa vision sur les bas nylon de celles-ci. D'ailleurs, il ne voyait plus rien, l'intensité de son ressenti étant trop fort, trop agréable.

Il aimait jouir ainsi, sodomisé avec délectation, en la voyant, ressentant à son tour la présence d'un sexe en lui, comme quelques minutes avant il l'avait vu en elle. Une égalité de sensation, chacun étant pris, visité, exploré par cette chair chaude.



Son sexe gonflait dans le legging huilé, emprisonné dans cette tenue, un de ses autres plaisirs. Il bandait, il recevait encore en lui, chaque centimètre s'ouvrant, se refermant, s'ouvrant à nouveau, toujours un peu plus.

Avec des gants, elle se frottait le clitoris avec le gode en verre qu'ils partageaient juste avant dans leurs bouches. A distance, elle était avec un sexe, lui avec un autre en lui. Cette combinaison le fît frisonner encore un peu, avant de sentir le poids d'un corps s'enfonçant encore plus en lui, et surtout sa jouissance partir, saccades après saccades de sperme brûlant, collé à sa peau.





Ils aimaient cette relation, ces émotions hédonistes.

Quelques minutes de spleen total, drogué par les hormones de sa jouissance, il ouvrit les yeux, avec une flûte de champagne devant lui, des sourires. Un profond et intense bonheur.


... à suivre ....

Mr STEED

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