samedi 18 février 2012

Soyeusement, duo entre elle et lui

Que de liberté dans les mots, dans les envies exprimées, dans les désirs inavoués.

Elle et Lui, Lui et Elle, ils partageaient depuis quelques mois des moments intimes, des discussions si douces, si délicates, dans un canapé, du thé ou du champagne près d'eux. Certains soirs sans acte sexuel, mais pleins d'envies, dans un cycle mutuel de simple câlin, puis parfois l'un tentait l'autre. Rien ne permettait de dire "non" sans même avoir évoquer un "oui", ils s'harmonisaient à leur rythme, soyeusement en phase.

Il savait demandé, il savait imposé, il savait lui montrer son envie.
Elle savait l'abuser, elle savait s'imposer, elle savait s'exhiber avec ses désirs.



Certes il avait vécu, comme elle d'ailleurs, des moments érotiques, un peu plus ou un peu moins d'expérience, il respectait ses pas, suivait ses talons fins, adorait ses bottes, jouait de savoir ou d'oublier pour un éternel recommencement, une première fois. Parler parfois, juste faire l'amour aussi !

Hier soir, il l'avait ramené chez elle, là derrière la porte, il lui avait retiré son manteau, et dans un même geste il l'avait obligé à s'accroupir, devant lui, devant son sexe offert, droit de ses émotions. Elle avait non pas obéi, mais adoré ce geste, adoré ce plaisir de bouche, cette dégustation avec ses jambes ouvertes, perchée sur ses talons, en équilibre. Elle avait absorbé un bout de lui, là la jupe souple libérant ses courbes, tombant juste sur l'arrondi arrière de ses fesses, l'entre-cuisse uniquement protégée de son string de dentelle si fine, et quelques jarretelles tendues sur son derrière.


Une autre fois, elle lui avait susurré cette envie d'être à lui, sa chose, dans la tenue qu'il adorait, cette robe qui s'ouvrait par devant au gré de son exhibition, la sienne, de ses bas aperçus, par lui, par les autres. Sa féminité elle l'assumait pleinement, lui l'emmenait sur ce chemin si souvent. Elle avait ouvert sur ses seins, sur cette dentelle enveloppante. Là juste pour lui !

Elle se montrait, elle attendait ses mains, ses caresses, ses bises et son suçon derrière, dans le cou, comme un tatouage pour quelques jours. Il avait même écrit sur elle, dans le dos, des mots, et sa lingerie, des souvenirs exquis. Elle s'offrait, non elle décidait de dire encore "oui", encore "non", de lui repousser une main, de lui tirer une autre vers son shorty. Ahhh ses doigts, les émotions coulaient parfois avant son arrivée, en pensant à toutes les autres fois, ses moments pour elle, offerte mais finalement seule receveuse de son massage intime, sans ou avec sa langue. Toujours en elle.

Avec cette culotte de soie, le toucher doublé de sensations sur toute sa taille, avant de sentir son premier doigt en dessous, entre peau et lingerie. Elle se donnait, elle demandait, il lui donnait.


Avec du sauternes sucré, liquoreux ou avec des bulles de champagne, elle avait succombé à ses lèvres, lui offrant les siennes. Car le goût était un sens, un échange intellectuel, durant les repas ensemble, mais aussi une dimension érotique entre eux. Comme cette première fois, là les jambes si ouvertes, si incroyables pour elle, inimaginables même, et pourtant, elle attendait, toujours plus. Sa langue, sa vulve, cette épilation nouvelle, ce monde nouveau.  Sous sa jupe, devant lui, ne voyant rien de lui, ressentant ses jambes, ses bas nylon, ses jarretelles hyper tendues, lui, çà et là, sa langue encore, en haut et en bas, sur cette peau électrique, ce lieu de fantasme réel, sous le tissu, sous sa langue experte. 
Jamais un suçon, cette pratique exquise, bien à lui, ne l'avait fait tant vibré, quittant le réel, entrant dans une dimension imaginaire.
Jamais, toujours su son nuage, elle n'avait envisagé une langue ailleurs, plus bas, entre ses fesses, un doigt.

Les yeux fermés, encore un duo subtil, si respectueux, si émouvant, elle était là pour lui, profondément.

Avançant toujours un peu plus sur le chemin des plaisirs, découvrant des variantes, des mondes inconnus, des mondes interdits apparemment.

Avançant naturellement son bassin vers lui, encore un peu.



Savoureusement
Mr Steed






mardi 14 février 2012

Vivre les émotions

John  était un simple costume de scène, un être occupé par des rêves et des passions. Ecrivain toujours en cours d'un livre, et parfois bloggeur dans son boudoir, derrière ses écrans, il aimait les mots, les soirées sombres, la nuit et le bruit sourd de la vie nocturne. Rien, un semblant de vide !

Pourtant ses amis, ses relations et encore plus ses amies, le connaissait comme un actif, un vivant dans la lumière idu jour, heureux et partageur, extraverti pour communiquer la joie et les envies aux autres. Point de Dc Jekyll et Mr Hyde, juste deux temps, l'un pour le repos et l'inspiration, l'autre pour croquer les palpitations. Parler, discuter et vivre ses doux moments là !




Aussi dans la nuit, il communiquait, il recevait, il voyageait vers les autres, d'autres noctambules, plus légers, plus gourmets et parfois gourmands de tout. Fidèle ou infidèle, ces mots restaient derrière lui, comme des signatures, que chacun, chacune sauraient interpréter à sa guise, suivant ses propres sentiments.

Il s étaient là, un couple d'amis, connus ou parfois presque inconnus, mais avec une passion pour la beauté, la sensualité et surtout pour la féminité. Son graal absolu, sa quête sans fin de la DOUCEUR en lettres de soie, écrites sur la peau si fine entre le haut des bas nylon, juste sous le string, une déclaration de cuisse, il aimait s'endormir là, écrire là, rêver de là. Des images, des mots et surtout des fantasmes entre les lignes, entre eux.




Souvent ils échangeaient, des romans épistolaires sur les jambes, sur les bienfaits d'une couture, sur l'amour de ce voile si fin, sur ce liquide tissé pour devenir une seconde peau. Les connaissances devenaient des relations, des emails anonymes de lus en plus proches pour parfois le cap de l'amitié, celui du "vous", si cher au gentleman, vers le "tu". Un degré qu'il réservait à un lien plus fort, à une complicité instruite, et souvent intellectuelle, à des mots qui l'avaient charmés, ou plus encore sans forcer, quand un couple lui avouaient une admiration des siens, ses textes. Il fonctionnait au feeling, pour partager son spleen délicat, un verre de liqueur de pamplemousse rose près de son clavier, deux macarons, une tablette de chocolat, et son thé. Des litres à vivre et déguster pour partager dans la nuit avec de nouveaux amis, à chérir des personnes inconnues, de mots et de sensations apparemment partagées.




Il humait les impressions, les subtilités des uns et des autres, ouvraient alors un peu sa porte, son univers.

Et ainsi, il croisait plus rarement de ces nouveaux passionnés, hommes, femmes et couples. Tous avaient usé de sérendipité pour trouver son chemin, loin de tout, noyé dans l'univers des mots et du net. Mais quand la confiance était là, il ouvrait son monde et ses facettes. Sages, les premiers pas étaient !



Ainsi ce soir, ils voyaient pour la première fois ses amis virtuels, un couple, une ravissante blonde, un mari grisonnant et souriant. Deux personnes ouvertes et passionnées de nylon, de lingerie, de féminité, d'érotisme et de gourmandise dans leur vie ! Un bonheur qui fait que soudainement, en quelques minutes on parle de tout de rien, de la beauté et de la poésie des courbes comme avec de vieux amis. Une complicité doublée d'aucun jugement sur l'autre, un profond respect.

Ils étaient à trois, à rire en buvant un vin frais, en regardant les belles bottes des passantes, en commentant la robe ou la manteau des alentours. Un restaurant, une ballade, des photos complices, un jeu à deux, à trois pour voir la belle montrant ses jarretelles. Un escalier, des regards complices, et si ...





Si d'aventure ils avaient envie de partager des caresses, du respect mais des émotions charnelles, là, maintenant ou ailleurs, plus au chaud, tranquillement, avec d'autres sourires. Elle avait émis cette idée, elle seule pouvait dire "oui", décider des mains sur son corps, des limites avec son mari, avec ce John si réel.




Elle avait tant rêvé de ses mots, et puis elle désirait tant le voir écrire sur le bas de ses reins, sur elle, sur son entre-cuisse, près de sa guêpière, juste pour elle,  pour quelques photos, pour une soirée.


M. Steed