Fidèle à ses ressentis, John avait joui, intérieurement, après avoir donné du plaisir, amplifier les vibrations pour cette femme charmante, quasi inconnue. Il savourait la force primaire de ce sentiment de relâchement dans ses muscles, des hormones qui l'inondait dans tous les recoins, mais plus encore il avait joui avec sa tête. Sensibilité toute particulière, caricature aux yeux de certains mâles qui l'aurait pris pour une femme par son intellectualisation de l'acte d'amour.
Il aimait la chair, il venait de se retirer, il caressait ses fesses, embrassait ses reins, ses mains qu'elle tendait vers lui.
Les bas nylon avaient tremblé de plaisir quand les perles avaient roulé les unes sur les autres, les unes avec les autres, en elle. Son sexe rempli de plaisirs divers, de sensations nouvelles, de ce bonheur surprenant. Leurs reflets illuminaient le regard de John.
Elle aussi se remettait de cette pénétration forte, intense dans son sexe empli, elle avait reçu le sexe raide de cet homme, écartant sous les coups de rein les perles, massant les parois intérieurs totalement, la possédant dans une ivresse totale. Elle somnolait, emportée encore de cette force, de cette démultiplication intérieure. Sa tête avait été préparée par les longs instants préliminaires, par cette osmose avec cette homme, avec sa langue, et ses doigts, par cette longue évolution dans sa position de recevoir des caresses, les émotions de ce gentleman-donneur. Le bien-être avait pris la main sur son corps, et quand il était entré en elle, elle avait conjugué sa tête et sa chair la plus intime, une explosion.
John tirait doucement sur les perles, celles glissées sous les bas, glissées dans le corset, glissées en elle. Une à une, elles ressortaient, il les tirait vers son clitoris, doucement, perfidement il tirait un coup sec, un coup lent. Une alternance qui la fît hoqueter, de nouveau partie vers le bonheur de multiplier les touchers internes.
Elle se cambra, encore vive malgré son relâchement musculaire, elle vibra, elle cria, elle jouit elle aussi.
John retirait les longs colliers de perles, encore. Ensuite il la porterait dans une des chambres, pour la glisser sous des draps, pour laisser son corps, son âme jouir en longueur, en douceur, comme emportés dans un flot léger, un état second de spleen sensuel.
FIN
Le début de ces épisodes est ici :
M. STEED





