vendredi 25 janvier 2013

Des livres pour vous !

Printemps, saison idéale pour un peu de rangement, avec des livres qui débordent, sous forme de piles, de tas et d'autres improbables pyramides de mots, de paragraphes, de virgules, de point finaux, de pages en papier. Mon boudoir ne supporte plus cet excès !

Alors je vous propose un joyeux début d'année de littérature érotique, de fantasmes fous écrits, de classiques du genre, de livres plus rares, de mots plus justes. Vous aimez les mots, alors je vous les présente, je vous les offre.



Pourquoi ce geste altruiste ? pour décongestionner les pas entre les fauteuils clubs, les livres, le bureau et mes deux claviers d'écriture. Autant partager entre coquines, libertin(e)s, amoureux des mots sensuels, des vapeurs d'une imagination figée dans le papier qui poussera vos doigts vers votre entre-jambe.

Pourquoi ses livres ? car les autres lectures vous intéresseraient aussi, moins peut-être et ne nous trompons pas de sujet, la volupté est la clef qui vous fait venir ici pour lire, pour voir aussi les photos, mais il semble que la force des circonvolutions libertines d'Emma et John vous plaise.

Et puis il y a eu les trompeuses "Teintes délavées de Grey", ses suites, qui soudainement ouvrent un monde à toutes les personnes frustrées, ou sans imagination, ou sans sexualité différente, ou sans envies simplement. Pour des raisons professionnelles, je n'ai fait que survoler les délires d'Anastasia, voir les excès du tout au tout entre le sexe en position "Missionnaire" si classique, le début de pornographie d'une levrette, le passage très machiste de la sodomie pour soumettre sa belle (ah bon, on ne peut partager ce plaisir, apprécier en étant une femme, avec délicatesse de la part du mâle), puis les envolées de Castorama, avec chaînes et cordes, plus le fouet et déjà la folle course à la performance sexuelle. Pire encore des manuels à usage quotidien, on hallucine !




Ne peut-on pas se satisfaire de nuances plus douces, plus respectueuses, surtout moins idéalisées, mais totalement érotiques et parfois très charnelles  voire fétichistes ?

On peut attendre d'autres poésies, d'autres caresses, d'autres mots. Comme sur ce blog, ou ailleurs nous pourrons en reparler...

Et puis il existe depuis toujours de livres roses, rouges, noirs, avec des variantes. La bibliothèque du Vatican les possède tous, je vous en offre certains. Vous n'aurez qu'à payer le port (quelques euros, ou pour certains une remise en mains propres sur Paris, je suis infiniment discret).

Dernier détail, quelle exigence de ma part ? Aucune, mais je vous fais confiance pour nous confirmer la lecture, votre critique, vos pratiques peut-être suite à ce flux de mots. Commençons par un commentaire sur cet article et les suivants, ou par email (oui ils existent des discrèt(e)s) à johnsteed.nylon@gmail.com

Bises littéraires, comme des caresses parfumées !

Les premiers à posséder sont :


Un après-midi de juin empreint d'une "torpeur propice aux fantasmes désordonnés", une jeune femme descend l'avenue Victor-Hugo. Nue sous son tailleur Chanel... Des inconnus l'attendent dans un appartement bourgeois. Disponible et consentante, elle se soumettra à leurs désirs. Chemin faisant, elle se remémore ce qu'a été sa vie ces mille derniers jours, ces mille dernières nuits... Une trajectoire de "ponctuelle pressée" qui vole d'homme en homme, de fantasme en fantasme, de destin en destin. Mère, épouse polygame, courtisane, elle navigue entre trois hommes et se donne à beaucoup d'autres. Cet après-midi encore, le coeur chaviré, la pudeur en déroute, elle se livrera à ces amants de rencontre. Pourquoi ? Jusqu'à quand ?  "



 "Ça commence par un regard. Ou un effleurement. Une poignée de main ou un baiser sur la joue qui eussent dû être ordinaires, mais où le corps se liquéfia. Soudain flotte dans l'air une fabuleuse odeur de tempête hormonale. Dans l'étourdissement du premier désir, on ne s'en rend pas toujours compte. Mais il est trop tard, bien trop tard : on a mouillé sa culotte. C'est une sensation de feu plutôt qui vous étreint d'abord. Mais flamme ou coulée, le résultat sera le même. L'animal en vous qui est sorti du bois, détrempant votre culotte, ne vous laissera plus en paix, sans cesse miaulant sa complainte muette, son obsédante exigence : cette chair qui m'a troublée, il me la faut ! Bien sûr on pourra essayer de l'oublier. Mais on sait ce qu'il en sera. Et déjà la nostalgie vous prend, à la pensée de toutes ces heures de rêves lancinants qui vous attendent."
Mais quel écrivain célèbre se cache derrière le délicieux pseudonyme de Fellacia Dessert? C'est en tout cas une plume avérée qui s'est livrée à ce jeu littéraire. Dans la tradition "à la manière de", Fellacia Dessert rend un hommage facétieux et s'amuse, elle, à décortiquer les mille et une petites joies ou surprises de l'amour Ce recueil érotique possède une dimension poétique d'une grande beauté qui ravira les amateurs de littérature. "


A vos commentaires !

D'autres suivront. 



M. Steed

mercredi 23 janvier 2013

Cassiopée Solaire !

Ainsi ils se voyaient, il l'entourait de ses bras, simplement heureux de la revoir. Leurs conversations existaient sous d'autres formes, par emails, parfois par téléphone et par l'intermédiaire de leurs écrits, de leurs blogs, de leurs commentaires. Mais l'amitié aime aussi les instants réels.

Elle était sublime, perchée sur de fins talons hauts, avec cette élégance des femmes qui savent définitivement les intégrer à leur silhouette, chaloupant avec sa jupe crayon, ondulant avec ses coutures. Il était fasciner par cette entrée, sublime délice d'un menu.



Ils parlèrent, discutèrent, ajoutant des souvenirs trop rares, des sujets communs, si nombreux, des sourires et des rires. Elle était solaire, toujours unique avec ce rouge à lèvres si rouge, si splendide avec sa crinière noire, de brune méditérranéenne, avec ses yeux malicieux.

Ils passèrent par le jardin pour se poser sur une terrasse qui dominait la vallée, un lieu enchanteur, un coin de paradis cévenol. Le paradoxe de cette région qui peut être si froide l'hiver dans ses vallées, si chaudes et étouffantes l'été, mais aussi si tempérée en général, si belle, si austère et si forte, si naturelle. Ils respiraient dans les rares silences l'air du temps. Elle travaillait tant, tôt et tard pour défendre des emplois, pour les diriger, pour rayonner de sa force pure, de son enthousiasme.



Ils avaient le temps, elle croisait et décroisait sa jupe avec malice, John dégustait des olives, mais surtout des yeux, les jambes, des courbes basses puis les courbes hautes de la belle Cassiopée. Ils les appréciaient car si dans ce jeu d'exhibition naturel, elle excellait, son regard esthète la respectait. Elle se montrait, choisissait ou non de se montrer, de découvrir ou non ses seins, de beau et voluptueux bonnet sous une transparence, un plat de gourmet. Il regardait, elle souriait encore, toujours soleil dans sa constellation.

Elle se tortilla sur la chaise, observant aux alentours, puis déposa en quelques volutes, sa culotte sur la table, avec un sourire unique, celui d'une femme qui assume ses décisions, plus encore sa féminité, et ses coups d'éclats. Elle la tendit à John en disant "Commençons par commander le repas !"






Ils ont ri, encore et encore, parler de tout, respirant cette quiétude, comme un moment immobile sur la vie, avec ce paysage, le lieu était calme, un déjeuner en semaine, presque disponible que pour eux. Tout était sujet de paraboles avec les mots, de rigolades avec jeux de mots et jeux de mains sensuels. Ils étaient là, comme deux amis, simplement heureux. Jarretelles et dentelles, mais aussi bas nylon, furent des mots longuement évoqués, car ils étaient des passions, des instants partagés.

Elle était là, le soleil s'absentait, lui laissant son large spectre de sensualité, ses rayons de voile violet, de cuir pour ce corset. Il contenait son énergie, sa belle dynamite débordante de chair, de douceurs.



Derrière , bien caché sous une poitrine généreuse, se cachait ses émotions, et plus encore son coeur. Sensible, fragile, épris d'un bel homme, il battait au rythme des sentiments, d'amour pour l'un, d'amitié vraie pour les autres.

Ce jour-là, malgré la qualité réelle du repas, je ne me souvins que d'elle, de son soleil intérieur.

Emu.



M. Steed