samedi 7 avril 2012

Encore un cadeau, des cadeaux


De ses doigts experts, il attachait chaque jarretelle, il avait les yeux fermés, le visage collé à son sexe. Serre-taille, un, deux, trois, quatre jarretelles à gauche, une jambe en nylon parfait, une couture toujours alignée, un magicien aveugle. Puis la droite, il clipsait chaque attache de métal, avec un bord du revers de dentelle, large revers d’ailleurs, un must qui se faisait si peu à notre époque.





Elle était en combinette, en bas nylon couture, en escarpins, debout sur la table basse, il se releva, la saisit, attrapant le string au passage.

« Vous n’en aurez pas besoin ce soir. »

En la reposant sur le canapé, il déposa une minuscule sculpture de dentelle sur sa commode, au pied d’un vase de pivoines. Deux dentelles poudrées en accord avec la teinte soyeuse de la Duchesse de Nemours, sa fleur préférée, fragile, glorieuse avec ses quinze centimètres de diamètre. Elles étaient là à pencher la tête vers cette anecdote d’organza chiffonné comme un bourgeon non éclos.



  
Elle souriait encore, il versait un autre champagne, rosé de saignée, plus vif, dans un autre duo de flûte.
« Vous aimez les ambiances, les bulles sont des clefs pour différents univers. »




Elle dont le jeu principal était de manipuler les hommes, parfois les femmes, maîtresse de ses hormones, de tous ses désirs, elle avait des cadeaux, et surtout un majordome à son service. Mais depuis quelques minutes, c’est lui qui menait son jeu. Elle appréciait en dégustant des petits carrés sablés au parmesan, saupoudré de piment ou de graines de pavot. Un délicieux équilibre nouveau, variant de l’épicé au crémeux salé du fromage. 

Elle l’observait dans sa chemise blanche, sa cravate bleue nuit avec de fins motifs abstraits, trop éloignés dans cette semi-pénombre. Un costume à la coupe simple et souple, un homme aucunement en faiblesse mais aussi aucunement en conquête. 

« un gentleman hédoniste » avait répété plusieurs fois Emma, en ajoutant « un jour, je te le prêterai. » Cette dernière remarque avait déclenché une gamme de rire, de petites phrases, elles avaient parlé de lui, de ses attentions, de sa fragilité, de cette sensibilité peu commune, presque étrange. Elles avaient bu, ri, parlé encore.




« C’est bientôt mon anniversaire, offres-le moi. »


Aussi ce soir, elle était sur ce canapé, son sexe encore humide de son passage, ouvert, lisse, perceptible derrière le voile fin de cette combinette longue. Il restait une boite, un cadeau sur la table, au milieu des flûtes, des bouteilles, des petits fours, il la regardait.
« Encore une surprise d’Emma »
« Non, un ajout de notre part, une folie récente, qui semblait convenir à votre personne. »




Elle soupesa ce petit cube de carton, son ruban. Juste assez grand pour contenir une religieuse au chocolat, une montre, un bijou peut-être !

Elle tira le ruban, ouvrit la boîte, un papier de soie noir. Subtile différence avec le blanc immaculé des autres cadeaux. Le poids l’intriguait.

Elle sentait le moelleux tout en paradoxe avec cette masse estimée par son cerveau. Incohérence de sensations. Le papier s’ouvrit sur une fleur de satin gris presque argenté. Plusieurs cercles de brillance, de cette douceur qui visuellement interroge toujours par l’association directe au mot « douceur ». 
Elle saisit un morceau qui se déroula, un long gant de satin gris, puis un second, mais chacun avait un poids interne. 

D’autres surprises !


.... à suivre ...

JohnSteed pour vous

vendredi 6 avril 2012

Cadeaux sur elle


Elle était quasiment nue, avec juste un collier, il la regardait, la dégustait des yeux. Elle était pour la première fois, dans les mains d’un homme obéissant, et en même temps il s’occupait d’elle, de son corps, de ce moment intime du déshabillage, de l’habillage. Un cadeau à manipuler, et manipulateur !




Il prit les bas de teinte clair, une rose imperceptible , un satiné poudré, qu’il enfila en douceur, avec précision sur ses jambes. Délicatement, avec une grande maîtrise, John profita de chaque courbe, pour la caresser, l’observer en croisant chaque nouveau grain de beauté, soyeusement en passant ses doigts à l’intérieur, longeant les mollets, l’arrière du genou, le début de cuisses, tirant, corrigeant naturellement le chemin de ce bas, de sa couture impeccablement droite. 

Comment faisait-il pour fixer cette ligne de nylon si parfaitement derrière elle, elle avait jeté un œil , elle le voyait devant, souriant, et pourtant ce détail était invariable sur toute la longueur de jambes. Magique. Elle se rappelait les propos échangés avec Emma, sur le style discret de son John. Elle souriait de ces mots si juste, quand la seconde jambe fût, elle aussi, enveloppé d’un bas nylon de couleur blush. Elle lui remit ses escarpins à bride, avec la même sensualité que la première fois.





Elle sentait son souffle sur ses lèvres, il lui amena un macaron près de la bouche, sa langue sur ses lèvres verticales. Elle croquait, il la dégustait, tenant avec humour ses deux bas du bout des doigts. Elle avait son cadeau, des douceurs cachés, pas dans un papier de soie.


Il continua longuement, ressentant son corps, sa fébrilité, malgré cette position debout, de domination, de supériorité. Elle l’avait pour elle.

Doucement il saisit le serre-taille, enlaçant ses hanches. Avec précision, lui dans une position collée à elle. Puis cette combinette, capturée d'une main, il se releva, en libérant d’un souffle son bouton de délices, il passa autour d’elle ce voile léger, une mousseline d’une finesse exceptionnelle, elle adorait ces privilèges de féminité. Il glissa d’un geste chacun de ses seins dans le balconnet très court. Précis, maintenant il accrochait les nombreux petites attaches dans son dos, elle sentait ses mains descendre sur sa colonne, un massage pointilliste, ses deux bras autour de ses hanches. 




Un macaron apparut devant sa bouche, combien avait il de mains, il avait disparu. Là encore, il dégustait ses lèvres, elle mangeait le moelleux , dévorait les arômes de framboises avec le citron vert. 

Délices en haut, en bas !

...à suivre....


JohnSteed