Elle savourait, oui
elle aimait sentir ce sexe dans sa bouche. Ce plaisir si charnel, délicieux
parfois, différent de part les tailles et les formes, et plus encore les
parfums, mais elle savait apprécier ce membre gourmand pour elle et pour lui.
Elle aimait donner ce plaisir, tant que le dégusté ne forçait pas sa bouche.
Elle se délectait des finesses de peau, des replis, des veines gonflées, de ce gland complet entre sa langue et son palais. Elle tournait, vrillait, suçotait,
reprenait sa respiration, titillant la fente de cet arrondi de gourmet. Il bougeait
peu, essayant de trouver la bonne position pour sa tête immobilisée de collant
et de nylon.
Seule sa bouche
rouge avalait son sexe, John se délectait des sensations, de la précision des
attouchements de la langue, des aspirations, des lèvres qui elles aussi assuraient
un massage délicat. Une belle attentionnée qui semblait à ses yeux, prendre un
réel plaisir à l’avaler. Elle avançait parfois l’invitant à pousser un peu, se
reculait aussi pour ne plus agir que sur l’extrémité. Elle variait avec douceur,
avec le délice de prolonger encore un peu ce plaisir.
John, de part sa
place, voyait le soyeux travail de laçage des collants, de plis des nylons les
uns sur les autres, tout autour de ce corps. Un bondage réussi avait souvent
une signature, une clef de voûte, un axe de symétrie qui donnait à chacune des
femmes qui jouaient de cet art, une sculpture, une chorégraphie distincte. C’était
un ballet, sur les courbes, une expression de souffle voilé sur une ligne de
mollet, autour d’une barre de cette chaise, vers une cheville, puis, en
parallèle, la même volute autour de l’autre pied, l’autre jambe.
Rien ne l’arrêtait, il ne savait que les basiques de cette danse sensuel, et chaque interprétation était lié au lieu, à l’objet, à la position de la danseuse. Elle se donnait, se mêlait au jeu de ses demandes sourdes, de ses petites impulsions sur le corps, sur le torse, toujours caressantes. Il enveloppait, il superposait, comme des pas, comme une suite chorégraphiée, improvisée mais maîtrisée.
Rien ne l’arrêtait, il ne savait que les basiques de cette danse sensuel, et chaque interprétation était lié au lieu, à l’objet, à la position de la danseuse. Elle se donnait, se mêlait au jeu de ses demandes sourdes, de ses petites impulsions sur le corps, sur le torse, toujours caressantes. Il enveloppait, il superposait, comme des pas, comme une suite chorégraphiée, improvisée mais maîtrisée.
John se devait de
ressentir la personne, la complicité, l’espace qui allait se réduire, cette
restriction de mouvements de cette silhouette qui était arrivée debout, puis
assise ici. Elle l’interprêtait uniquement si elle avait envie, jamais sous
contrainte, ni même pour un mari candauliste, au piano ou non. Il devait voir,
sentir, les yeux fermés la liberté de cette femme, de son consentement à ce jeu
délicat, c’est d’ailleurs pour cela, qu’il ne faisait aucune suspension, aucune
contrainte ni physique, ni blessante, ni avilissante.
Il avait toujours avant un échange verbal, pour que ce don nylonné, enveloppant devienne le cadeau de celle qui le recevait. Un autre échange durant cette danse.
Il modelait avec des collants, des bas, parfois de la lingerie et d’autres matières douces, et même des rubans de satin, sur le corps de l’autre pour obtenir une pose, une longue pause. Il privait de liberté cette personne dans les trois dimensions, et concentrait en elle, les ressentis, les contacts avec le nylon fin , avec plusieurs épaisseurs de nylon sur sa peau.
Il avait toujours avant un échange verbal, pour que ce don nylonné, enveloppant devienne le cadeau de celle qui le recevait. Un autre échange durant cette danse.
Il modelait avec des collants, des bas, parfois de la lingerie et d’autres matières douces, et même des rubans de satin, sur le corps de l’autre pour obtenir une pose, une longue pause. Il privait de liberté cette personne dans les trois dimensions, et concentrait en elle, les ressentis, les contacts avec le nylon fin , avec plusieurs épaisseurs de nylon sur sa peau.
Le sexuel devenait
une fantaisie complémentaire, mais l’apothéose, le premier devait être dans le
sourire, dans le relâchement de la belle avec ce bondage. Elle devait atteindre
un sentiment fort et intérieur. Pour elle, parfois devant un miroir, uniquement
pour elle, puis pour des photos, pour son compagnon ou sa compagne, pour eux
ensuite. Non pour reproduire, mais pour savourer les souvenirs. C’était une
expérience, un tourbillon de danse, un pas de deux où elle se donnait.
A aucun moment, elle
ne devenait un objet pour John, mais une œuvre éphémère, un concentré de
plaisirs au cœur du nylon, une source fétichiste qui excitait les hormones, les
ocytocines, comme pour certains amateurs d’art devant une œuvre surréaliste ou
simplement impressionniste.
L’achèvement de ce
duo, la pose d’un dernier voile, l’étirement d’un dernier nœud était une petite
mort, un apogée de plaisir, parfois une explosion épuisante, tant intérieure qu’extérieure.
John se retira, il
allait jouir. Elle bavait, et cria entre ses dents « encore ».
Ce ballet demandait,
pour cette épicurienne, d’autres actes, d’autres envolées charnelles. Il le
savait. Il jouit.
….à suivre ….
Le premier épisode
est ici : voluptehedoniste.blogspot.fr/2012/12/douce-fin-dannee
M. Steed
10 commentaires:
Même en simple invitée, pour replacer une mèche, lisser l'oreiller, passer le bas, détendre la joue d'un frôlement.
Si j'avais su...
@ludie : Si vous voulez vous inviter chez John, écrivez lui un email avec vos envies, vos désirs. ces mots suivront !
Mais ne seriez vous simplement voyeuse, esthéte des courbes soyeuses ? ou caresseuse de duo sensuel ?
L'éternel recommencement, en quelque sorte?
J'aime votre texte...
Lilly
Je me suis laissé entrainer dans ce délicieux fantasme et, à mesure que mes yeux se délectaient de vos mots, mon corps frissonnait et suppliait que le plaisir de lecture ne prenne fin.
Succulent, vivement la suite...
Bien à vous,
François.
des clichés et un texte qui nous a rempli d'émoi et de songes merci beaucoup cher manipulateur des mots et des histoires un pur plaisir ! gros bisous
Je vous l'ai dit (écrit), nous avons intuitivement vécu le Shibari (sans en connaitre même l'existence), avec le textile, le cuir et autres accessoires de fibres, puis le métal, les chaines, pour en arriver aux fameuses cordes traditionnelles.....
Je vous l'ai dit (écrit), nous avons intuitivement vécu le Shibari (sans en connaitre même l'existence), avec le textile, le cuir et autres accessoires de fibres, puis le métal, les chaines, pour en arriver aux fameuses cordes traditionnelles.....
@Lilly : Merci car ces mots sont une liberté, une volupté qui s'adressent aux yeux de libertins et libertines, des belles personnes, des gourmets et de quelques gourmand(e)s
Merci
@François : Le plaisir trouvera sa fin ce dimanche. Mais il y aura d'autres chemins vers d'autres voluptés. Et puis une surprise courant 2013 ... chut
@Sandra et Mika : Merci, je cherche, je partage les mots , certains diront des émotions. Je suis là pour donner une étincelle, crée un feu, à vous de souffler sur vos plaisirs ensuite...
@Etoile31 : Voilà un bien joli programme de découvertes, de sensations variées, de belles émotions sûrement. J'avoue que John semble avoir tester tant de choses mais devenir expert avec la douceur et la fermeté mêlées.
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