mardi 7 mai 2013

Encore quelques mots sur elle

Ce soir, il avait débranché son téléphone, mis en silence ses mobiles, oubliés sous deux piles de livres. John cherchait une inspiration qui lui permettait d'écrire encore, de combler page après page le squelette de cette histoire pour lui donner une forme, une silhouette humaine.

Chaque paragraphe devenait un muscle avec le point final, avec les bas nylon qui enveloppait aussitôt cette jambe, cette cuisse longue avec ce creux longitudinal qui creusait imperceptiblement la longueur de ses muscles, dans une beauté spectaculaire. Il écrivait et donnait vie et formes à ses personnages, il leur donnait des mots, et au-delà encore des paroles dans leurs échanges. Des corps-à-corps dont certaines amies lui demandaient l'existence, le moment vécu et dont il répondait que seule l'imagination était la source.

Il décrivait une guêpière de dentelle jamais croisée, mais si vivante.




John était épuisé par ces derniers jours, ces dernières semaines, car la pression était immense, les moments de douleurs aussi. Il souffrait face à ses douleurs internes, leur intensité pouvait parfois lui couper le flux de mots, alors il se reposait, essayait de trouver le sommeil avec des rêves imposés, des bas nylon, des guêpières, des femmes qui jouaient ensemble, des mâles conquérants, ou simplement un repas, une dégustation de bons plats. Il ne vivait plus que pour ce roman, donnant ses forces, donnant son corps et les doutes dans ce support encore flou. Emma, d'autres amies, d'autres libertines l'avaient contacté mais il ne pouvait donner de plaisirs à ses belles, son physique frôlait le vide. Il ne pouvait partager de moments, de paroles, car sa concentration le retenait.







Il ne voulait mêler de plus les rêves érotiques et charnelles, parfois profondément fétichistes, parfois même délirants et sournois de son duo de héros, cette femme et cet homme, avec les désirs des autres, avec un paradoxe différent de ses propres envies. Il était un simple pousseur de mots, un homme bien plus commun que l'image idéalisée de ses lectrices. Il n'était pas son héros, jamais il ne l'avait été, ni même un instant souhaité, et encore moins en transfert vers ses chapitres. Il écrivait facilement certes, des lignes et des lignes érotiques, pleines de volupté, mais cela n'était qu'une cuisine gourmande par un gourmet.


Trouble, c'était le mot qui accompagnait le sensuel, le prochain chapitre qui donnerait la main, les doigts, le sexe à son corps, à ce livre, à cet enveloppe de chapitres et de phrases trop longues, à ces jouissances virtuelles, mais aussi à sa fatigue bien réelle. Tout se brouillait tout en s'organisant toujours plus et en remplissant les pages.





John n'avait finalement ouvert qu'à une femme, leur relation était  bien plus complexe que le jugement des autres, et  les cases associées pour ranger celle-ci. Elle était là, devenue ombre derrière son obsession, sa noyade dans l'océan des mots. De temps à autre, elle lui fournissait du thé, chaud ou tiède, des litres depuis des jours, en glissant aussi des mets qu'il ne touchait à peine, ce sens gustatif étant devenu annexe. Elle le couvrait quand il s'endormait sur son canapé, là, épuisé de donner ses mains à cet ouvrage, son esprit avec.

Elle se lovait près de lui, lisait, dormait, le suivait dans ses respirations, sa folle course sur cette silhouette.





Hier, il avait fait un arrêt, tranquillement, il avait accepté d'être sucer, d'exploser dans sa bouche, de s'écrouler comme dans un point final à un grand chapitre. Puis il avait pris son stylo-plume, délaissant son clavier, pour écrire sur sa peau, des mots doux, sur son dos, il serait le seul lecteur, le seul écrivain de ce texte court.

Défaisant une des jarretelles, écrivant sur la cuisse, remontant le nylon dessus.

Puis là, sur ce mont tout doux, chef d'oeuvre de douceur ultime. Encore quelques mots.



Elle avait dormi devant lui, ainsi peu vêtue, juste quelques transparences, quelques mots sur sa peau intime, et il avait repris son roman, le clavier et ses cliquetis dans la nuit.



M. Steed

Chères lectrices, chers lecteurs, 
Je vais être potentiellement moins présent, actuellement très pris par diverses activités dont l'écriture d'un livre (là encore un univers de mots). 

Merci de votre fidélité (100.000 pages vues)
MERCI ... laissez vos commentaires, cela donne plus d'interactivité entre votre lecture et mon écriture.

vendredi 3 mai 2013

TAG by Calamity

Un premier tag, et voilà que c'est l'avalanche. Non pas de livres mal entassés de mon bureau et boudoir, mais bien un second tag par la délicieuse Calamity du blog LUXURE & Co.




Une nouvelle série de questions, mais je m'arrêterai sur celles-ci sans en proposer d'autres, sans nommer d'autres joueuses ou joueurs, votre liberté, je respecte.

Les questions de Calamity sont : 
1.Combien de fois avez vous aimez?
La même femme ? ou les différentes femmes de ma vie, voilà une vraie indiscrétion. Car en étant totalement "in love" comme adolescent et jeune homme, avec le recul, je pense que ses amours-là n'étaient que des sentiments allégés, des ersatz affolés par les hormones.
4 femmes uniquement et j'ajouterai définitivement la 4e (et dernière).

2.Quelle est la pratique sexuelle dont vous ne pourriez vous passer? 
Le cunnilingus, dois-je expliquer le plaisir que cela procure, que cela donne, les parfums et les douceurs de ce contact ? Lisez certains textes de ce blog, ils se noient entre deux jambes.

3.Quel cadeau feriez vous à votre amant pour son anniversaire?
A ma maîtresse et compagne, ma chère Calamity ! Je ne peux le dire ici car elle va lire cet article, et cette année la surprise dépasse les rubans du papier cadeau. Un présent qui la fera pleurer de joie. Et je vais alors lui tendre mon épaule. 

4.Votre lieu préféré pour vos ébats? 
Un lit, un cocon qui est à nous, juste à nous, pour s'aimer, parler, câliner, vibrer, se serrer l'un contre l'autre.

5. La chose qui vous rebute chez un(e) partenaire?
L'inélégance, tant dans les paroles, les actes ou avec ses poils pubiens.

6. De quel accessoire sexy aimeriez vous user?
Abuser de la voir en corset, jarretelles et bas nylon !

7. Votre plus grande frustration?
De ne pas avoir encore fini le livre en cours d'écriture, je vois déjà le dernier chapitre, la conclusion, mais quand vais-je arriver enfin à cette fin.

8. Qu'est ce qu'une belle relation pour vous?
Un duo de personne, qui dès qu'ils se retrouvent, forme alors une bulle autour d'eux, de douceur, de câlins, de coquins échanges, de dentelles et de gourmandises, de paroles et de sourires. Juste s'aimer ! Seuls au milieu d'un monde fou, seuls et simplement heureux.

9. Quel animal vous représenterait le mieux?
Elle dirait probablement le lion, je pourrai dire le chat, ce sont deux félins.

10. Qui symbolise l'érotisme pour vous?
Moi, moi, moi ... à ses yeux ;-)))))
Betty Page !

11. Si vous aviez le droit de choisir un talent, lequel choisiriez vous?
Celui de savoir écrire.
Non, celui de savoir jouer du piano jazz !



BISES chère Calamity, et si vous répondiez à vos propres questions !!!