jeudi 20 octobre 2011

Bureau ou Boudoir

La lecture nourrit elle mes émotions ?



Du fond de mon boudoir, ce bureau cossu et discret, au fond  du couloir, derrière une porte capitonné, où je lis et je travaille en pensées volages ou sérieuses. En ouvrant la porte, vous verrez des livres du sol au plafond, une bibliothèque à l'anglaise, avec deux fauteuils club en cuir, une tablette pour poser une bouteille de grand vin. Mais aussi dans le coin le plus clair près de la fenêtre, mon bureau, sobre d'un côté avec les deux ordinateurs, et un tas de livre, de revues, une lampe, des objets divers, voyages dans mes rêves depuis des décennies, je suis là, entre taupe terrée dans son ombre et monstre d'écriture, heureux et gentilhomme.


Ici je lis, le matin, entre deux textes, en nourrissant mes projets, mes manuscrits électroniques, je lis encore le midi, avec un plateau de fromages, de l'eau, des fruits. Et l'après-midi, je cherche le soleil d'automne qui passe à travers les petits carreaux de la fenêtre. Je somnole, le lis encore, je parle au téléphone, je reprends le cours de mes mots, ceux là même que vous lisez.





Et là, je prends mon échelle, pour les plus hautes étagères, celle des ouvrages érotiques, celles des libertés poétiques ou des récits en délicatesse. Les mots me donnent ils des émotions ?

Probablement quand ils encouragent mes rêves, endormi dans mon cuir, lové dans les bras de mes anges, emportant avec eux, en moi des folies de nylon, de bas couture, de folles caresses sur les cuisses. Car elles sont non plus à lire, non plus à imaginer ou à voir uniquement mais soudainement je peux allonger mes bras, tel Elastic Man des Quatre Fantastiques, pour caresser des mains, du bout des doigts leurs cuisses, leurs mollets, parfois leurs chevilles, et même remonter sous le bord de leurs jupes, juste là entre chair et nylon.



J'aime cette langueur, cette force érotisante des mots, ce rêve qui deviendra vous quand vous pousserez la porte, non pas de mes rêves, mais de ce bureau, uniquement avec vos bas nylon.



Mr Steed

lundi 10 octobre 2011

Mes Bas Nylon

Depuis qu'un jeune homme inspiré est rentré dans ma vie, dans ma jeunesse avec un petit cadeau, comme un enfant ramenant une sucette, je suis devenue un peu plus femme.

Il avait craqué sur la vitrine d'une boutique de lingerie, une femme mature, la propriétaire avait pris le temps de lui dire que la lingerie était une porte vers la beauté des femmes, mais que cela avait un prix. Un rite initiatique qu'il avait envie de franchir, avec ses petites économies. Oui pour ce serre-taille vert, la culotte joufflue qui allait avec, idéale pour envelopper les deux joues de ses fesses, et le balconnet qui porterait ses seins. En l'occurrence les miens !



Il avait regardé les doigts de fée, enveloppant de papier de soie, le bel ensemble, déjà parti dans ses rêves et même ses doux fantasmes. Cette dame avait pris soin de l'écouter, de lui donner des conseils et quelques clefs pour devenir lui aussi un homme, un être sensible et non uniquement gourmand du corps et du sexe, mais qui relira un jour son cerveau et son entrejambe. Il avait tout pris.

Pas exactement finalement ... car en ouvrant le paquet, ma surprise fût grande, mon bonheur aussi, je quittais enfin le monde des jeunes filles pour devenir une jeune femme, avec ces dentelles vertes, fines et radieuses dans leur souplesse, sous mes doigts, face à son regard qui me déshabillait.

Oui il manquait une chose, et non des moindres, les bas nylon !




Elle avait dû penser que j'avais déjà des bas avec moi, lui n'avait été que trop subjugué pour avoir cette pensée. Mais mon stock de collant, ne recelait alors que quelques bas Up achetés pour tester, pour séduire les précédents, et surtout pour me voir avec devant mon miroir.


Ce fût une après-midi de bonheur, sur et sous la couette, à essayer au passage la tenue, pour mieux l'enlever ensuite. Lingerie et ses mots, nous n'étions pas encore très calé, confondant jarretière et jarretelles, guêpière et corset, nous avons visité les sites de lingerie, d'Agent Provocateur à What Katie Did, en passant par Aubade et Passionnata. Du bonheur pour les yeux, et souvent ses doigts sur moi, en moi, comma sa langue demandée sous le micro-string qui m'habillait encore.




Demain, j'irai seule, fière dans ce magasin de lingerie, avec la tenu complète sous ma tunique, et je demanderai à cette femme des bas nylon, de vrais bas pour mes jambes, comme Dita. Je veux ressentir ce plaisir sur mes jambes, sentir ses doigts les attacher aux jarretelles. 


Des Bas Nylon,
Mes Bas Nylon, 
Demain ...



Mr STEED