mardi 9 décembre 2014

Corset et Bas nylon

Daphné n'écoutait plus vraiment les échanges sur la valeur financière de telle entreprise, sur les engagements de développement stratégique, encore moins les réels objectifs pour les actionnaires, et ceux à communiquer en interne auprès du middle-management. Les mots lui échappaient, elle avait reculé son siège par rapport à cette grande table de réunion, prenant soin de consulter les messages, les photos associées. NOEL revenait comme l'année dernière, John réapparaissait, elle souriait de ce cadeau renouvelé. Des cordes, des bas nylon, des talons hauts, un corset, deux plugs, voilà ce qui défilait sur son écran de portable. La réunion finissait, elle lirait le compte-rendu pour poursuivre cette mission d'évolution stratégique, mais plus tard, l'année prochaine après les fêtes. Elle passa par son bureau, referma les dossiers, prit son portable, quelques papiers et en quelques minutes disparut dans l'ascenseur. Trente étages, des arrêts, mais surtout sous son tailleur gris finement ligné, très classique pour son allure de consultante, son entre-cuisse savourait le début de son plaisir.


Le voyage de retour, dans sa voiture, l'écran de son mobile ouvert, défilant les images, les mots, les attentes, elle mêlait les précédentes rencontres avec cet homme, avec son imagination qui emportait toujours plus loin, dans une ambiance qu'il créait pour un tourbillon de plaisirs. Libertine, seule ou avec son mari, ils participaient à quelques soirées, plutôt chic et de qualité, mais le menu était plus sophistiqué. Ils intériorisaient leurs plaisirs, ses plaisirs. John était un amplificateur intime qui savait jouer avec eux, leurs corps et leurs esprits bien plus. Elle frissonna. Dans les embouteillages, dans les phares et avec les lumières pour les fêtes, elle était déjà ailleurs. Entre ses bas jarretières, elle sentait cette humidité toute particulière, incontrôlable et uniquement en interaction avec son plaisir cérébral.



Elle stationna dans leur parking souterrain, monta vers leur appartement, où serait-il cette fois ? Daphné se rappela ce voyage électrique quand il l'avait attendu en bas de son immeuble de bureau, un retour vers chez elle avec des étapes où elle s'était sublimée, attendrie par les douceurs, les nouveautés, les coups de rein entre ses jambes aussi. Sa langue experte entre ses lèvres, elle le ressentait à nouveau. Souvenir unique et fort. Elle ouvrit sa porte, un paquet attendait sur la console laquée de l'entrée. Une carte.

"Déshabillez-vous, parfumez-vous, un trait de rouge à lèvres en plus, et ne mettez que le contenu de ce paquet. Rien d'autre. A très bientôt.   J.S."


Quatre minutes pour arriver à la chambre, se rappeler que son mari était en déplacement pour trois jours en Suède, pour dézipper cette jupe, déboutonner ce chemisier en lin, pour retirer son soutien-gorge en dentelle beige et or, ainsi que le tanga, et maintenant ses bas noirs. Une douche pour expulser le bureau, oublier les dossiers, reprendre place dans son corps de femme, séduisante et sereine.

Dans une jolie boîte, après avoir dénouer les rubans de satin, elle trouva un corset underbust de satin blanc, des bas ivoires, une paire de très hauts talons nude, rien de plus. Alors dans un geste naturel, elle posa un pied sur le lit, retroussa le premier bas, puis le passa au bout de son pied, déroulant avec agilité la couture au dos de sa jambe. Un geste qu'elle adorait car mettre des vrais bas, amplifiait sa volupté, un plaisir d'une finesse extrême qu'elle ressentait ensuite sur la moitié de son corps, même plus. Etourdie par ses envies, elle avait oublié de poser le corset sur ses hanches, lâcha le bas, qui se plissa sur sa cuisse. Elle dégrafa les attaches métalliques, le passa autour de sa taille, remit les attaches. Puis les deux bras dans le dos, elle tira les cordons pour resserrer avec justesse le corset. Il prit forme, ses courbes, sous ses seins, sur ses fines hanches. Les jarretelles attendaient les bas. Une minute de douceur, les huit jarretelles étaient en duo avec le revers, les coutures des bas bien droites.

Un peu de parfum encore ! 

Sur la pointe des pieds, sur la moquette, elle traversa vers une longue commode, ouvrit le deuxième tiroir, prit un flacon rond, dévissa le couvercle. Sur le bout de deux doigts, elle mit du gel, puis sur le plug. Et avec une sourire gourmand, dans le miroir devant sa silhouette, elle écarta ses fesses, enfonça deux doigts froids, glissants. Du bonheur, aussi important que pour ses autres lèvres, humides à souhait. le plug suivit ses gestes, se plaça dans son anus jouisseur. Elle se chaussa, prenant de la hauteur, savourant sa volupté exacerbée par cette tenue. Elle était prête !




John sonna, Daphné ouvrit ainsi habillée, ainsi déshabillée, avec l'angoisse de voir une autre personne. Il était là, avec un bouquet de fleurs, son sourire, et des cordes sur l'autre bras. La soirée commençait.




... à suivre 

M STEED



11 commentaires:

Hadrien des Ombres a dit…

ça ressemble un tantinet de chouïa à un début d'essai de tentative de chantage...mais bon,voici le premier commentaire.

M STEED a dit…

J'ai partagé près de 200 textes, pour une moyenne de 4 commentaires à peine, et pourtant plus de 200.000 pages vues. Alors si mes mots plaisent, les vôtres, vos commentaires sont un plaisir en retour pour moi.

Merci

In Amore e Mente a dit…

La soirée commençait .. la volupté était avenir et Daphné lianée sans nul doute exulterait .

J'ai bien fait de passer , sourire Mon commentaire sera donc le deuxième .Il est si rare de trouver vos mots en échos à ceux posés ici Monsieur. Peut être cela explique en grande partie le fait que vos lecteurs , lectrices vous lisent sans plus tracer les leurs

The Nylon Fairy Tales a dit…

Un commentaire supplémentaire pour une suite

Anonyme a dit…

Bonsoir,

Comme à l'habitude, vos récits ne laissent pas indifférent. Vos récits dont celui-ci fait partie est un savent cocktail d'érotisme, de soumission et de raffinement. Nous prenons grand plaisir à vous lire et à découvrir des photos très jolies. Merci de continuer vos proses.

Anonyme a dit…

Hadrien n'a pas tout à fait tord !

Mais nous vous comprenons. Les études nous disent que c'est là l'une des particularités de notre vieille Europe... nous avons peur de laisser des traces !

Au diable les études Mr Steed, continuez à nous ré-jouir de vos si jolis textes, nous les dégusterons avec plaisir et tâcherons de laisser ici ou là un commentaire en retour.

La soirée ne fait-elle donc que commencer ?...

Hadrien des Ombres a dit…

:-) Mon blog n'a pas la tenue du vôtre ni son ancienneté. Et j'ai une moyenne de 2,5 commentaires. Compte tenu du fait que je réponds à tous, cela ne me mène pas loin, comme vous le voyez. Pour peu, je me prendrais pour Jean-Baptiste, vox clamantis in deserto.

Alain Laurent a dit…

Magnifique et comme tout cela est bien dit...

Anonyme a dit…

Encore un merveilleux récit, votre univers et ses créatures sont un graal pour ceux qui aiment le raffinement des femmes

Brigit a dit…

il est grand temps de nous donner à lire davantage, ne trouvez-vous pas ?

B

I. a dit…

J'attends également la suite...et je crois que mon commentaire est le dixième.