samedi 4 août 2012

Pluie d'été & Nudité Humide


Emma ouvrit doucement les yeux.  Elle était si bien dans ce grand lit, elle s’était endormie dans les bras de John tout à l’heure.


Ils s’étaient retrouvés plus tôt dans la soirée et avaient ensemble savouré un moment de partage d’idées, de gourmandise. Une habituelle, non pour la routine mais pour le bonheur récurrent,  et longue conversation autour d’assiettes garnies de gourmandises plutôt salées pour John, plutôt sucrées pour Emma.  

Quelques sorbets et fruits rouges leur avaient apporté une fraîcheur  désirée en ce soir de début d’été.  Ils goûtaient,  partageaient chaque saveur, échangeaient l’enthousiasme de leurs papilles, sans contrainte, en prenant leur temps, ils ne le comptaient pas, ils étaient ensemble.  

Juste être eux, être deux, dans leur bulle, tant de bien être reçu et donné.


Pour une fois, c’est Emma qui avait choisi le vin :  un vin de Bordeaux, un cru de Saint Estephe, avec toute l’opulence qu’Emma aimait dans ce nectar, sa couleur profonde , ce rouge rubis annonciateur de  son arôme intense, de fruit et de   la terre dont il provenait. Elle l'avait accordé avec son vernis à ongles, une coquetterie  si féminine, si épicurienne.


Comme si l’un avait lu dans les pensées de l’autre, un de leurs appétits étant satisfait, ils s’étaient dirigés d’un pas lent vers la chambre d’Emma, hanche contre hanche, le bras de John passé sous le bras d’Emma, assez long pour envelopper de ses  doigts son sein droit.  

Un éclairage tout de douceur, Emma regardait ces lumières donner un éclat velouté à ce breuvage divin qu’ils avaient emporté avec eux. Lascive, elle parlait à John de la récente exposition qu’elle était allée voir, pour l’instant sans lui , elle lui disait tout l’enthousiasme ressenti devant les photos de Newton.



En écoutant sa belle,  en continuant  à déguster lentement, gorgée après gorgée, ce nectar, John lui ôtait ses vêtements de deux mains si caressantes, et se déshabillait également. Inspiré sans doute par Newton, John laissa à Emma son porte jarretelles et ses bas couleur ivoire. Elle l'aimait nue, et plus encore il l'aimait avec quelques grammes de dentelle, avec un coin de satin, avec la vapeur de nylon sur ses jambes.


Comme John n’avait pu l’accompagner à cette exposition , elle avait rapporté à son intention le livre édité à l’occasion.  Elle l’offrit à John. Malicieuse !


John s’allongea sur le côté, sur le grand lit d’Emma et commença à le feuilleter, Emma se glissa au creux de ses bras , entre lui et le livre. Emma tournait les pages, elle sentait tout le corps de son gentleman contre elle, ce contact peau contre peau qu’elle aimait tant. Ils murmuraient , elle sentait son souffle chaud dans sa nuque, comme une caresse immatérielle. Ils commentaient telle photo, avançant , puis revenant en arrière pour regarder à nouveau certains clichés. Il savait voir le détail, suivre une courbe, une lumière, un éclat oublié derrière une jarretelle. 



La main de John se posait sur sa cuisse, effleurant le nylon, irradiant avec cette caresse cette sensation si indicible et si belle, puis caressait la peau de sa hanche, son arrondi, des gestes lents, tout en pudeur, tout en tendresse, simplement dans le plaisir d’effleurer une peau désirée.
Une langueur les envahit tous les deux, et savourant ce moment si précieux, ils refermèrent le livre, restant ainsi, Emma comme lovée à l’intérieur d’une bulle de bien être formée par le corps de son homme. Leurs paroles devinrent plus rares, ils n’avaient plus envie de parler, tout au ressenti de cette douceur.  Ils s’abandonnèrent l’un à l’autre et s’endormirent, ils étaient si bien.


Quand Emma ouvrit les yeux, la pénombre qui  les entourait avait changé :  le bruit de la pluie dans les arbres, un souffle de fraîcheur qui soulevait lentement les rideaux, et l’odeur si particulière annonciatrice de la pluie qui va tomber sur l’herbe et les fleurs du jardin qui s’étalait juste en dessous de sa terrasse.  
Emma écarta doucement le bras de John qui était posé sur son ventre et se leva. Elle s’enveloppa dans un long peignoir de soie grise et enjamba leurs vêtements éparpillés sur le sol. Elle ouvrit plus grand la porte fenêtre   et s’avança sur la terrasse. Une insomnie ou une prémonition de cet instant qu'elle aimait savourer, en plein jour, en pleine nuit, sans autre bruit que celui des gouttes, des nuages, de la nature humide. L’orage commençait, pour l’instant quelques gouttes , quelques éclairs qui déchiraient l’obscurité. 



Elle était déjà mouillée, elle allait retourner à l’abri dans son cocon, retrouver les bras de John quand elle le sentit derrière elle. Il était là, nu et il se plaqua contre elle. Il l’entoura de ses bras , une de ses mains se glissant dans l’échancrure de son peignoir pour lui caresser un sein, titiller l’aérole entre ses doigts délicats.  John glissa son autre main entre les cuisses d’Emma et elle ressentit contre ses fesses l’envie de son homme,  dans toute son ampleur. Délicatement, il caressa un instant du dos de la main la peau du haut de sa cuisse, juste au-dessus du bas, suivit le chemin d’une jarretelle puis savourant juste une court instant toute la douceur de mont de Vénus d’Emma,  il glissa deux doigts dans son sexe déjà humide, consentant. Emma savourait ces caresses d’abord si douces, presque imperceptibles, puis impérieuses, rapides, et ses pensées devançaient les gestes de John dans un désir éclatant, foudroyant. 

Un cri de gorge rauque dit à John sa jouissance en sentant ses doigts s’enfoncer en elle, la posséder, l'envahir, toujours plus. Il connaissait chaque millimètre, les extérieurs de sa peau, de son corps, l'intérieur, de ses gourmets orifices jouisseurs. Emma ne cherchait plus à comprendre, à savoir ce que faisait John, elle n’était que relâchement et extase, au rythme de cette caresse si intime, au rythme de cet orage qui les électrisait. John savait, avait deviné la géographie de son plaisir, et abusait pour faire fondre Emma, pour qu’elle se liquéfie sous  ses doigts, ses doigts en elle.




Emma jouissait encore, encore et sans retenue. Emportée dans ses propres vagues, son corps le voulait en elle encore plus profondément, encore plus entièrement. D’un regard , elle désigna à John  la grande table qui était tout près d’eux, sur cette terrasse, partiellement recouverte de gouttes de pluie. Elle l'attira sur la pointe des pieds en à peine quelques pas vers cette table.  Dans le peignoir désormais mouillé, collé sur ses hanches, sur sa cambrure, enveloppant, absorbant le velouté de sa peau, John suivit sa silhouette claire, simplement vêtue de ses bas ivoire et de l’obscurité de cette nuit. Sa lingerie, infime voile, fusionnait avec ses rondes volutes, son corps.


Elle s’assit sur la table, et lentement écarta les jambes avec pour seule lumière, les éclairs, elle s’offrit.   John  s’approcha d’elle et elle ne quittait pas des yeux son sexe dressé, mouillant toujours plus dans l’attente de le recevoir en elle. 

D’un mouvement de hanche, tout en puissance, John s’enfonça en elle.

Un cri dans l'orage, toutes les humidités mêlées.



Mots par ma douce Emma et quelques gouttes en plus de JohnSteed

mercredi 1 août 2012

Miroir et Regards

Emma et John avaient dîné dehors. Un restaurant qu'ils aimaient tous les deux, ils s'y étaient rejoints avec tout le plaisir que ce lieu leur procurait. Souvenirs passés et renouvelés, plaisirs d'un rendez-vous, d'une rencontre elle-aussi renouvelée, ils recommençaient cette séquence du charme de découvrir l'autre, ne vivant pas ensemble, attendant la tenue, la robe, les talons. 


Plaisir des papilles, plaisir des repas qu'ils y avaient mangé, d'autres souvenirs qu'ils s'y créaient jour après jour, depuis ce midi où Emma s'était assise devant John. Depuis ce midi où les tourbillons de la jupe fluide d'Emma avaient laissé échapper ces étincelles magiques qui les avait ensorcelés l'un à l'autre, l'un pour l'autre. Ils adoraient y revenir de temps en temps, dans ce bistrot élégant, intemporel avec une réelle gastronomie accessible. Emma l'appelait " le choix heureux" de John.




Ils rentraient chez elle et savouraient ce moment complice, quand ils viennent de franchir la porte d'entrée de l'immeuble et qu'ils montent les deux étages de l'escalier qui les mène à l'appartement d'Emma.  Parfois, leur hâte, la fébrilité de leurs désirs précipitait leurs pas. Ce soir, ils gravissaient tranquillement chaque marche. Emma précédait John et celui-ci embrassait de son regard les hanches d'Emma, leur balancement voluptueux et les deux lignes sombres de ses bas. 


Entre deux étages, Emma s'arrêta et se retourna vers son gentleman.  Elle plongea son regard dans celui de son homme, elle écarta les pans de son manteau, souleva le bas de sa robe et s'emparant d'une main de John, la glissa entre ses cuisses. Elle se caressa quelques secondes de cette main consentante, encore patiente, et sans un mot, se tourna à nouveau et reprit son ascension, suivie par son homme, à portée de bras, d'entrecuisses.





Ils pénétrèrent dans leur cocon, dans le havre de leurs envies. John sortit un large ruban de satin de sa poche et se détachant juste un peu de la proximité d'Emma , il passa ce ruban sur ses yeux, et le noua dans sa nuque pour qu'il reste en place.  Il guida Emma vers le salon et commença à la déshabiller , tout en lui murmurant à l'oreille les mots de son désir.

Chacun des vêtements d'Emma glissa à terre, sa robe , son soutien gorge, sa fine culotte de dentelle...John détacha ensuite une à une chacune des jarretelles du serre taille tout de satin et de dentelle violet que John découvrait pour la première fois. Les lèvres de John dirent à Emma le plaisir de cette découverte puis il s'agenouilla devant elle, pour faire glisser un à un ses bas le long de ses jambes.  La bouche de John ne pouvait résister à ces moments, et couvrait de baiser  chaque partie du corps d'Emma qu'il découvrait, ses yeux dégustant avant sa bouche, chaque courbe, toutes les douceurs de sa volupté, de sa peau. Emma jouissait de ces caresses , totalement abandonnée, totalement consentante à les ressentir encore plus fort. La bouche de John s'attarda entre les cuisses d'Emma, sur cette peau si douce dévoilée par les bas, sur la vallée des délices d'Emma qui exprimait toute son envie de John.  






Emma se trouva totalement nue, John lui tenant à nouveau la main, s'éloigna un peu d'elle pour la contempler , pour regarder les lumières si douces du salon jouer de ses courbes, de sa peau. Elle était nue, avec son regard et sa présence qui tournait autour, plusieurs regards venus du fond de cet esthète à facettes, curieux, perfectionniste, gourmand, photographe et gourmet, plusieurs angles sur sa peau, ses courbes nues.

Emma sentit que John maintenant enveloppait sa taille , son buste, elle sentit de la dentelle, du satin, avec une certaine rigidité... un corset.  John accrochait tout en douceur , l'une après l'autre chacune des attaches du corset. Il la fit se retourner pour l'ajuster à ses formes si féminines et serra délicatement le laçage du corset.  Elle sentait que ses seins s'étaient placés tout naturellement, John effleura leur galbe d'une main de velours.  Elle ressentait tout avec l'acuité fabuleuse que lui donnait la privation temporaire de l'un de ses sens. John lui lança des ordres sensuels pour lui permettre de voiler à nouveau ses jambes de nylon, et elle profita de cette sensation  qu'elle adorait quand les doigts de John accrochaient ses bas à ses jarretelles. Un expert hors-norme  pour les jambes, pour la tension du voile, pour la verticalité des coutures.






John la guida dans le salon, elle sut qu'ils étaient tout près de la table, devant le grand miroir. John la fit doucement incliner en avant, elle déféra à son injonction douce, se délectant de  ces prémices qu'elle adorait.   Elle savait que John allait entrer en elle, elle se liquéfiait de cette attente qui lui semblait interminable alors qu'elle avait à peine duré quelques secondes. Les palpitations saturaient de ce moment intense, fulgurant.




John s'enfonça en elle avec toute l'envie qui les portait tous les deux, avec toute la profondeur qu'Emma désirait. Emma , toujours privée du regard qui ne pouvait s'égarer ailleurs, était entièrement plongée dans la jouissance que les mouvements de John libéraient en elle .  Elle sentait cette vague chaude, toujours surprenante, cette explosion intime , l'envahir. Un paroxysme avec sa libération, doublé d'une 'intensité du plaisir de cette fusion !  

John dénoua le ruban de satin pour qu'Emma puisse jouir aussi de l'explosion de sa féminité en se voyant dans le miroir, contemple toute l'ampleur de celle-ci dans son propre regard, dans le regard de son homme posé sur elle, bien dans ses chairs.







Signature à Quatre mains : Emma & JohnSteed