mercredi 1 août 2012

Miroir et Regards

Emma et John avaient dîné dehors. Un restaurant qu'ils aimaient tous les deux, ils s'y étaient rejoints avec tout le plaisir que ce lieu leur procurait. Souvenirs passés et renouvelés, plaisirs d'un rendez-vous, d'une rencontre elle-aussi renouvelée, ils recommençaient cette séquence du charme de découvrir l'autre, ne vivant pas ensemble, attendant la tenue, la robe, les talons. 


Plaisir des papilles, plaisir des repas qu'ils y avaient mangé, d'autres souvenirs qu'ils s'y créaient jour après jour, depuis ce midi où Emma s'était assise devant John. Depuis ce midi où les tourbillons de la jupe fluide d'Emma avaient laissé échapper ces étincelles magiques qui les avait ensorcelés l'un à l'autre, l'un pour l'autre. Ils adoraient y revenir de temps en temps, dans ce bistrot élégant, intemporel avec une réelle gastronomie accessible. Emma l'appelait " le choix heureux" de John.




Ils rentraient chez elle et savouraient ce moment complice, quand ils viennent de franchir la porte d'entrée de l'immeuble et qu'ils montent les deux étages de l'escalier qui les mène à l'appartement d'Emma.  Parfois, leur hâte, la fébrilité de leurs désirs précipitait leurs pas. Ce soir, ils gravissaient tranquillement chaque marche. Emma précédait John et celui-ci embrassait de son regard les hanches d'Emma, leur balancement voluptueux et les deux lignes sombres de ses bas. 


Entre deux étages, Emma s'arrêta et se retourna vers son gentleman.  Elle plongea son regard dans celui de son homme, elle écarta les pans de son manteau, souleva le bas de sa robe et s'emparant d'une main de John, la glissa entre ses cuisses. Elle se caressa quelques secondes de cette main consentante, encore patiente, et sans un mot, se tourna à nouveau et reprit son ascension, suivie par son homme, à portée de bras, d'entrecuisses.





Ils pénétrèrent dans leur cocon, dans le havre de leurs envies. John sortit un large ruban de satin de sa poche et se détachant juste un peu de la proximité d'Emma , il passa ce ruban sur ses yeux, et le noua dans sa nuque pour qu'il reste en place.  Il guida Emma vers le salon et commença à la déshabiller , tout en lui murmurant à l'oreille les mots de son désir.

Chacun des vêtements d'Emma glissa à terre, sa robe , son soutien gorge, sa fine culotte de dentelle...John détacha ensuite une à une chacune des jarretelles du serre taille tout de satin et de dentelle violet que John découvrait pour la première fois. Les lèvres de John dirent à Emma le plaisir de cette découverte puis il s'agenouilla devant elle, pour faire glisser un à un ses bas le long de ses jambes.  La bouche de John ne pouvait résister à ces moments, et couvrait de baiser  chaque partie du corps d'Emma qu'il découvrait, ses yeux dégustant avant sa bouche, chaque courbe, toutes les douceurs de sa volupté, de sa peau. Emma jouissait de ces caresses , totalement abandonnée, totalement consentante à les ressentir encore plus fort. La bouche de John s'attarda entre les cuisses d'Emma, sur cette peau si douce dévoilée par les bas, sur la vallée des délices d'Emma qui exprimait toute son envie de John.  






Emma se trouva totalement nue, John lui tenant à nouveau la main, s'éloigna un peu d'elle pour la contempler , pour regarder les lumières si douces du salon jouer de ses courbes, de sa peau. Elle était nue, avec son regard et sa présence qui tournait autour, plusieurs regards venus du fond de cet esthète à facettes, curieux, perfectionniste, gourmand, photographe et gourmet, plusieurs angles sur sa peau, ses courbes nues.

Emma sentit que John maintenant enveloppait sa taille , son buste, elle sentit de la dentelle, du satin, avec une certaine rigidité... un corset.  John accrochait tout en douceur , l'une après l'autre chacune des attaches du corset. Il la fit se retourner pour l'ajuster à ses formes si féminines et serra délicatement le laçage du corset.  Elle sentait que ses seins s'étaient placés tout naturellement, John effleura leur galbe d'une main de velours.  Elle ressentait tout avec l'acuité fabuleuse que lui donnait la privation temporaire de l'un de ses sens. John lui lança des ordres sensuels pour lui permettre de voiler à nouveau ses jambes de nylon, et elle profita de cette sensation  qu'elle adorait quand les doigts de John accrochaient ses bas à ses jarretelles. Un expert hors-norme  pour les jambes, pour la tension du voile, pour la verticalité des coutures.






John la guida dans le salon, elle sut qu'ils étaient tout près de la table, devant le grand miroir. John la fit doucement incliner en avant, elle déféra à son injonction douce, se délectant de  ces prémices qu'elle adorait.   Elle savait que John allait entrer en elle, elle se liquéfiait de cette attente qui lui semblait interminable alors qu'elle avait à peine duré quelques secondes. Les palpitations saturaient de ce moment intense, fulgurant.




John s'enfonça en elle avec toute l'envie qui les portait tous les deux, avec toute la profondeur qu'Emma désirait. Emma , toujours privée du regard qui ne pouvait s'égarer ailleurs, était entièrement plongée dans la jouissance que les mouvements de John libéraient en elle .  Elle sentait cette vague chaude, toujours surprenante, cette explosion intime , l'envahir. Un paroxysme avec sa libération, doublé d'une 'intensité du plaisir de cette fusion !  

John dénoua le ruban de satin pour qu'Emma puisse jouir aussi de l'explosion de sa féminité en se voyant dans le miroir, contemple toute l'ampleur de celle-ci dans son propre regard, dans le regard de son homme posé sur elle, bien dans ses chairs.







Signature à Quatre mains : Emma & JohnSteed

7 commentaires:

Cassiopée a dit…

Mais comment fait John pour, après avoir déshabillé Emma, la rhabiller à moitié sans céder immédiatement au désir ? Autocontrôle ? Masochisme ? :-)
Baisers perplexes mais enchantés

françoisedu80 a dit…

John , passionné, passionant sur les courbes attirantes de Emma , délicieux "Gentleman" attentif aux caresses,ménageant le suspens en accordant une large place aux dentelles et satin ,laissant dans l'ombre une forme de perplexité appelant d'avantage encore le désir .Le salon devient un nid de passion ,de complicité .
Baisers

Isa a dit…

John et Emma aiment prendre le temps de se savourer, de se découvrir encore et encore...l'un toujours attentif au plaisir de l'autre.

Aucune précipitation...juste une entrée complice dans le plaisir.

Les mots d'Emma, la griffe douce et talentueuse de John pour ce texte plein de douceurs sensuelles...

JohnSteed a dit…

@cassiopée :
John, moi parfois, mes doigts et mon esprit est d'abord dans une double recherche : celle du don du plaisir à l'autre, et de l'esthétisme soyeux.

Après je reçois le plaisir en bonus.

Hédonisme oui, masochisme non !

JohnSteed a dit…

@Françoise :
Doucuers des mots et réalités de élans de bonheurs tactiles, un jeu double, triple entre les dentlles et la peau, mais aussi les esprits libertins.

@Isa : Ecrire est un art majeur qui ici trouve les voies du bonheurs charnels pour avouer plus encore facilement tous les mots.

Soyeusement vôtre

Miss Legs a dit…

Faire l'amour en nylon, jarretelles et belles dentelles, il n'y a rien de plus beau... moi j'adore, surtout quand ce plaisir est partagé ! ;)
Baisers soyeux à vous deux !

François a dit…

Au raffinement et à l'élégance d'Emma répondent l'attention et la passion de John, pour qu'un taquinement de papilles se transforme en ébats mêlant érotisme et nylon. Ces mots font appel à autant de souvenirs que de fantasmes, pour un plaisir de lecture intense... L'amour ainsi n'a pas de prix...
Bien à vous,
François.