mardi 11 septembre 2012

Que désirait-elle ?

Que désirait-il ?


Elle était venu, sur les conseils libertins de son amie, une rumeur, un conseil, comme pour aller craquer pour des chaussures dans une boutique, comme pour choisir et dévorer des macarons fraîchement achetés, en toute conscience du plaisir attendu. John venait de reposer son champagne, se dirigeait vers cette femme blonde, chic, bourgeoise probablement, excitée par ses jeux de doigts intérieurs et extérieurs. Il l'avait changé de monde avec la nouvelle lingerie, comme une mise en scène, comme un désir nouveau.




Dans le grand sac ouvert de cette belle, il avait aperçu des godemichés, des sextoys de toutes tailles, des vibromasseurs. Elle allait se remplir de plaisir, de ses envies, les siens, à elle et à lui. Les yeux bandés, elle patientait, revenait de ses derniers épanchements sexuels.
Il la guida vers une table basse à mi-hauteur, recouverte de cuir. Certains y voyaient une table de bridge ou de jeux, elle ne servait qu'à la chair, aux plaisirs divers, parfois culinaires, mais le plus souvent juste la première syllabe. Il la coucha sur le dos, lui releva les jambes, les talons vers le plafond, les bas rouges offerts à ses yeux, à quelques caresses, les coutures noires si parfaitement écartées en V. Il lui lia chaque bras à chaque jambe, souplement avec des rubans des satin larges. Par esthétisme, il avait pris du rouge brillant. Ligotée, elle devait changer de sensation, se libérer d'être totalement ... intégralement offerte à cette homme, inconnu mais gentleman libertin.





Il vint vers sa tête, en bord de table, il se positionna au-dessus de sa bouche, retira son bandeau de foulards de soie. Il lui laissa deux secondes pour s'habituer de nouveau à la lumière et forcer ses lèvres recouvertes de  ce nouveau vernis rouge si chic, si cher, si sensuel. Il s'enfonça, ouvrant la bouche, écartant de son dard, avec une belle envie.


Elle avait ses yeux, ce sexe en elle, sa beauté, ses longs cheveux blonds tombant vers le sol, elle n'apercevait que la sensation d'être les jambes en l'air, ligotée de douceurs, entravée pour lui. Tout était nouveau, sans même en avoir parler, elle était là, en dessous, en train de s'envoyer en l'air dans des positions qu'elle n'avait pas encore essayer, des nouvelles sensations sensuelles. Aucune rugosité, aucune violence, aucune soumission, juste une complicité avec ce John. Elle le suçait, l'avalait de son mieux. Sa bouche s'emplissait de sa chair chaude, de son goût. Elle jouait de ses lèvres, de sa langue, en la durcissant, la raidissant pour frotter sur son gland, dessous, dessus. Un effet de succion qui conditionnait le plaisir de cette homme, et son plaisir de manger un délice sans fin, sans l'avaler. 




Son amie Glynis, lui avait expliqué des jeux de bouches, de profonde pénétration, du bon usage de ses dents, délicatement, de léchage des boules lisses de ses messieurs, du rasage de celles-ci aussi. La théorie uniquement, elles n'avaient jamais pratiqué ensemble, du moins avec un homme entre elles.

D'ailleurs d'où connaissait-elle John ?

Il s'enfonçait, regardait ses yeux, car son plaisir n'était pas uniquement dans les sensations, mais dans le désir vu dans le regard de l'autre. Il le cherchait, il sublimait cette blonde, s'offrait cette blonde, à moins que ce ne fût l'inverse. Qui désirait qui ce soir ?








...à suivre ....

JohnSteed



5 commentaires:

sandra et mika a dit…

à nouveau une bien belle parution que voilà ! merci pour la beauté de cet instant ! nous t'avions envoyé par mail comment faire pour rejoindre notre blog qui est maintenant protégé l'as tu reçu ? sinon contacte nous ( dlucasdec@aol.com)si biensur tu as toujours l'envie de venir y déposer tes impressions ! qui on doit l'avouer nous manque ! plein de biz et à bientot peut être ! mika et sandra

basetliens a dit…

tres jolie nouvelle , merci pour tout.

JohnSteed a dit…

@Bas&Liens : merci de vos quelques mots, votre demande sera bientôt en ligne.

François a dit…

L'un désire l'une, l'une désire l'un, passions si fortes, si intenses que les mots font naitre plus que des images, des sensations.
Délicieux !
Bien à vous,
François.

françoisedu80 a dit…

Bonsoir John ,
Il n'y avait que sa bouche carminée et une langue experte ...
De longues jambes gainées de rouge et une intense palpitation fièvreuse !
Baisers