jeudi 14 février 2013

Scénariste ès Jarretelles

Pour mieux respirer, John avait été jusqu'à sa fleuriste, une femme âgée, toujours habillée avec élégance, malgré son métier, souvent avec sa veste Chanel. Elle portait son joli collier de larges perles nacrées, et avec des mains rapides, elle emballait des flots de tulipes du Brésil, des roses du Kenya, des fleurs pour l'appartement de John.



Ainsi il avait pu rafraîchir le salon, l'entrée, le boudoir, le bureau, tous ses lieux de vie, après non pas une journée mais trois jours d'écriture. Avait-il mangé, il ne savait plus, trop absorbé à ranger les papiers des derniers dossiers, les dernières pages de ses livres en cours.

Pour elle, il n'avait pas de scénario, mis il avait noté quelques remarques, quelques aveux de douceur, quelques envies sobrement exposées lors de leur unique rencontre.

Elle sonna à la porte, il lui proposa d'entrée vers le salon, de déposer sa petite valise sur le côté. Il ôta son manteau, le coucha sur un des fauteuils club du salon. Elle respirait vite, était-ce les marches pour arriver jusqu'ici, ou l'appréhension d'être avec lui, une première fois seule avec cet homme. Elle savait qu'elle venait pour du sexe, pour des instants charnels, pour un peu de soumission. Elle aimait cela autant qu'elle aimait s'exhiber. C'était son choix.




"Retirez-moi cette robe" John prenait l'initiative, alors qu'ils n'avaient pas échanger plus de deux phrases depuis son arrivée. Elle s'exécuta simplement, sobrement, en levant les bras au-dessus de sa tête, emmenant ses seins vers le haut, débordant de son soutien-gorge de satin. La robe noire et rouge se retrouva sur la table basse, elle n'avait que ses bas rouges, son string, ses seins dans la dentelle, et ses talons hauts. John tourna autour d'elle, elle le suivit du regard, prenant au passage, un peu possession des lieux, de l'univers de cet appartement, ce piano, ces fauteuils, ces fleurs ici et là, ces canapés de cuir et de velours.

John disparut pour revenir quelques minutes plus tard. 

Elle observait le lieu sans bouger, surprise, mais gorgée d'envie depuis ce matin, lorsqu'elle avait pris le train vers Paris.

Il revint avec un plateau rond, argenté, des dessous posés dessus.

"Déshabillez-vous ! je vous veux nue maintenant. Sans vos bas jarretières rouges... trop tristes. Sans ce string, trop vulgaire ... sans soutien-gorge, je veux voir vos seins dans leur volume, leur poids, votre volupté réelle. Je veux votre fierté nue." et il rajouta "Ici !"




Il déposa les dessous près de lui, et le plateau à terre pour lui indiquer de se mettre nue à cet endroit. 

Lentement, elle retira ses talons, les posa plus loin, descendant ses bas. Il ne les aimait pas, elle le savait fétichiste de ce voile pourtant. Elle douta en retirant le second, laissant la marque du silicone sangsue sur ses deux cuisses. Elle se plia, soudainement encombrée par ce string ridicule. Son homme l'adorait, cet homme, ce John ne le voulait pas entre ses fesses.

Elle mit son pied sur le métal, froid, elle se tenait debout devant lui, figée comme une statue froide. Juste là.

Elle le regarda, il ne la quittait pas des yeux. Elle était à lui maintenant, son regard lui disait, lui criait. 

Ses bras passèrent derrière son dos, ce geste fait des milliers de fois depuis le début de sa vie de femme, elle s'encombrait, elle n'osait pas. Nue, totalement nue devant lui. Sans concession.





Ses seins se relâchèrent, pommelant de leur vraie forme, un bonnet C qui avait plus de quatre décennies, mais elle se redressa en jetant son soutien-gorge vers la robe. Oui, elle avait ses courbes, ses formes, ses hanches, ses fesses rondes mais aucunement parfaites, mais si esthétiquement impeccable dans leurs courbes, mais délicieusement rondes. Sa silhouette naturelle, nue, elle prenait conscience de son attente, de ses mots, de sa fierté à être une femme libre de son corps, de sa nudité, de son entière féminité.

Derrière un grand bouquet de fleurs, un miroir éloigné, sur un mur,  renvoyait son corps, il était beau, c'était le sien, celui de sa volupté.

Elle sourit, lui aussi.


...  à suivre ...

JohnSteed


8 commentaires:

Lilly a dit…

Pour le bonheur d'être femme!!!!!
Bises!

Ludie a dit…

Gentille description de ses courbes délicieusement courbes, et parfaitement parfaites!
Cher John, pour Vous, le présent texte et les v-autres,, votre choix de photographies et la dernière en particulier, -j'adÔre!-je remets une bise délicieusement
Parfaite!
Joyeuse nuit! Voluptueusement peuplée de rêves et compagnies à en faire pâlir d'envie
Le roi des Anges!

pussy a dit…

Et oui, erreur, John n'aime pas les bandes de silicone qui font "sangsues" sur le haut de la cuisse, la belle s'est trompée il fallait porter des bas avec de jolis dessou, ça il aime!!!

Tout compte fait la nudité lui va si bien, une fleur parmi les fleurs...

JohnSteed a dit…

@Lilly : Le bonheur d'être une femme, qui plus est libre de sa féminité, de sa nudité, de son corps, de sa sexualité

@Ludie : merci, vos mots me touchent (c'est l'avantage du net, les lecteurs parlent directement à l'auteur). J'essaye de combiner au mieux les photos, le thème et la DOUCEUR que j'aime partager

JohnSteed a dit…

@Pussy : John aime moins le silicone des bas Up, mais aime pourtant aussi les collants, mais sa faveur va aux bas nylon à jarretelles.

Elle avait joué le commun, le froufrou pour libertins en standard, il lui donnera plus que cela.

François a dit…

Venait-elle vraiment que pour du sexe, ou surtout pour de l'évasion... ?
Bien à vous,
François.

Lou a dit…

Comme un peintre devant un paysage infini ...

JohnSteed a dit…

@François : elle venait pour vivre intensément des sensations avec un homme respectueux de ses envies, de son corps, de sa liberté. un voyage sensuel !

@Lou : Une aquarelle, fine et diluée, comme une caresse de couleurs