jeudi 28 février 2013

Interpréter le scénario

Elle était là, cambrée sur le canapé, les yeux fermés, elle se libérait.

Non elle ne se donnait pas à lui, il avait su lui donner la mesure de ce rapport entre eux, une intelligence et non par un modèle unique de domination et de soumission. Elle était libre de choisir, libre de subir, libre de décider de ses envies, libre de le recevoir en elle, de demander ou de prendre son plaisir.




Cet homme, ce quasi inconnu lui dégustait l'entre-jambe, avec une précision d'orfèvre.

Sa langue avait parcouru ses cuisses, cette peau si sensorielle entre le haut du revers des ses bas nylon, autre sensation qui se décuplait sous le toucher de ses mains, mais il explorait, touchait du bout de sa langue cette peau fine. Elle avait haleté, car si peu souvent, malgré ses nombreuses sorties libertines, si peu souvent elle avait pris le temps de se laisser aller, et de trouver un partenaire qui prenait le temps de la déguster, de la savourer, de sentir son parfum intime. Elle partageait son olfaction animale de cette partie de son corps, qui imprégnait ses jambes écartées, ses fesses avancées, cette bascule si particulière pour coller à son visage.






Elle ne le voyait pas, d'ailleurs en ouvrant les yeux, elle aurait aperçu un crâne, une faible partie de cet homme, elle le sentait sur elle, en elle maintenant avec un pouce massant la face interne de son sexe. Là en un instant il avait posé son doigt, caressé, malaxé, réveillé son point G, en un instant, il avait trouvé un trésor caché, si peu souvent exploré. 

Jamais aussi bien effleuré, massé. Elle se cambrait encore, ses doigts étaient là sur ses petites et grandes lèvres, avec sa langue, ses langues, elle en savait plus vraiment où il était, où il allait. Elle prenait le chaud, le froid, le collant et l'humide comme des parts d'elle-même, elle sentait son pouce, son autre doigt , ses deux autres doigts autour de son bouton. Il palpait-roulait, doucement, comme jamais, et des deux sensations combinées, elle vibrait maintenant. Et puis cette langue qui la cherchait, ses lèvres à lui, qui aspirait sa petite lèvre à elle. Elle bougea, vibra encore.





Elle était ailleurs, elle recevait pleinement ce désir de lui donner du plaisir, un cadeau sans limite. Comment avait-il pu comprendre que malgré leurs discussions, en présence de son mari libertin, de leurs exhibitions, de ses désirs racontés de baises, de soirées avec deux ou trois hommes, elle adorait plus que tout cela. Un sensuel cunnilingus gourmet !


Il avançait, il se retirait, elle suçotait, il entra sa langue entière en elle, puis lécha les alentours, son bouton. Il aspirait, suçait et reprenait tout ce sexe en câlinant le mont de Vénus. Lisse, juste une fine barrette de poils fins, il cajolait, lissait, suçait encore. Elle sentit la vague monter, monter encore, grimper encore, et là soudainement elle jouit, elle se lâcha. 




Étonnante pulsion qui vous désarticule, qui vous donne des sensations démultipliées, elle flottait au-dessus de ce canapé. Deux mains possédaient ses fesses, seule sa nuque posait sur le haut, ses cheveux défaits probablement, ses talons pour le sol, elle était possédée par cette langue pointue en elle, sur son clitoris, sur ses lèvres, ici et là, là encore et toujours plus lente, toujours en phase avec les vagues qui se préparaient. 

John caressait la peau, la chair des arrondis qu'il avait habillé avant, il savourait maintenant ce contact charnel. Ses mains mêlées à son fessier, il la dégustait encore, attendait de ressentir son corps, de ne faire qu'un avec ses jouissances. Que son parfum était délicieux !

Encore sa langue, encore sa bouche, toujours pour elle.




à suivre

Le début de ses épisodes est ici : 

JohnSteed

10 commentaires:

Calamity a dit…

Ca donne chaud!

Noir Intense 35 a dit…

Je vais suivre assurément...

Isa a dit…

Cher JohnSteed
Vous avez un don rare, entre autres sans doute, qui est celui de mettre en mots la musique si imprévisible et pourtant si harmonieuse de la sensualité.
De la sensualité donnée, offerte, et de la sensualité reçue, ressentie.
Vos mots sont totalement délicieux.

Un merci soyeux pour ces moments de plaisir.

Cassiopée a dit…

Houlà, il fait chaud ce matin, c'est déjà l'été ?
Bisous de plein août... bon je retourne regarder cette photo... la pomme de douche n'aura qu'à bien se tenir ;-)

Lilly a dit…

J'en frissonne!!!!!!

Lou a dit…

sensibilité à fleur de peau, les sens exacerbés ....

JohnSteed a dit…

@Calamity : Chaud, c'est une saine sensation contre l'hiver, et puis j'adore votre lingerie en sueur ...

@Noir Intense : suivez chers amis, la tension ne retombe pas

@Isa : vivez pleinement mes mots, ils sont écrits pour croire en des émotions réelles

JohnSteed a dit…

@Cassiopée : Je me réjouis de votre plaisir, si intense, si chaud

@Lilly : Frissonner, vibrer, encore et encore, demander plus, savourer, jouir

@Lou : La peau est faite de millions de capteurs sensoriels, excitons les ... tous

François a dit…

Vos mots ne se lisent plus, il se vivent, et l'intensité n'en se dément pas... Merci !
Bien à vous,
François.

JohnSteed a dit…

@ François : ces mots sont pour là parfois pour détendre, parfois pour les vivre, libres d'émotions