lundi 25 février 2013

S'ouvrir pour troubler le script

Très librement elle a fait ses premiers pas dans cette pièce, un salon, un boudoir, quatre murs avec leur décoration, mais aussi cette ambiance, bien plus qu'un duo sexuel. Il avait prix en main, certes, leurs jeux, son corps, en retirant cette lingerie si basique pour la glisser dans un soyeux inégalé. Elle ressentait cela sur ses jambes, dans ses hauts talons, mais aussi autour d'elle, ce corset qui signait sa volupté, sa cambrure d'un côté, ses seins et sa gorge de l'autre.


Elle marchait près des objets, et elle savait que sa beauté personnelle s'amplifiait en elle, et aux yeux de John. Gourmet et esthète, elle le confirmait, il souriait doucement, d'ailleurs à son tour, elle regardait ce créateur d'univers glamour. Comment cet homme anodin, si classique, ni beau, ni laid, pouvait-il dégager ce tissu de parfums, cet espace en trois dimensions d'érotisme ? Elle l'embrassa en passant près de lui.



Il semblait juste dans les notes des émotions, mais lui ne dégageait aucune beauté, à peine une pointe de style avec son costume, ses chaussures de cuir ciré et brillant, son visage plein d'empathie, mais vite oublié si il avait été au milieu d'une foule. Un homme comme un autre, sans beauté naturelle, sans sensualité de mâle affichée, sans jeunesse réelle, mais peut-être un charisme et non un charme.


Elle revenait vers les canapés, choisissant de se montrer à lui dans cette tenue, guerrière avec ses dessous, avec sa cuirasse de dentelles et de soie. Des cuissardes lui venaient à l'idée, pour compléter sa tenue, pas en vulgarité, mais plutôt en séduction chic. Dans sa valise, trop loin, sans oser casser la bulle, tout à l'heure, dans les prochaines heures, se disait-elle. 



L'atmosphère devenait chaud, elle s'assit sur ce canapé de cuir, un chesterfield, un aspect très anglais,  attendant lui-même des bulles de champagne, ou un vieux porto. Il avait dû voir et sentir, et bien plus encore, ce meuble mou, actif dans la passion des chairs, il avait dû absorber des fesses et d'autres arrondis en silence, caressant en retour, de son cuir, les courbes féminines, les envies masculines. Elle ouvrit les jambes, rien ne l'en empêchait, et puis elle était venu pour cela, pour savourer l'action, la mise en scène, pour jouer intégralement les actes suivants.



Elle avança ses reins, caressant ses bas si délicats, ses cuisses en même temps, elle s'ouvrit encore un peu plus. Rien ne devait retenir les prochains instants, elle voulait qu'il vienne, qu'il dirige, enfin qu'elle dirige sa tête entre ses cuisses. Là !


Maintenant ! Elle désirait cet anodin élégant dans un acte d'intimité total, elle le voulait !

Elle fît un signe, elle prenait la direction de cette scène, improvisait avec comme seule origine, celle de ces pulsions intérieures. Là !





John contourna la table, se mit à genoux devant elle, caressa sa joue, ses cheveux, sa gorge poussée par le corset vers le haut, débordante de désir, tétonnante à souhait.

Il baissa la tête, d'une main légère il fît le tour de la dentelle fine qui protégeait sa destination.
Il se pencha un peu plus, elle eût un frisson. Du plaisir déjà.


à suivre

Le début de ses épisodes est ici : 

JohnSteed




10 commentaires:

sandra et mika a dit…

cette jolie dame aux cheveux de feu ainsi habillée de cette lingerie irait bien avec la secrétaire que nous venons de mettre en image chez nous ! toujours une évasion immense sur tes pages ! merci et gros bisous

JohnSteed a dit…

@Sandra & Mika : Coucou chers voyeurs amateurs de sensualité, je ne peux plus accéder à votre blog, car canalblog a perdu-détruit-bloqué-oublié mon profil pour se connecter.

Noir Intense 35 a dit…

Le charisme a son charme...sourire

DuoNylon a dit…

Nous savourons vos histoires, vos scénarios pour les vivre ensuite. Merci pour ce plaisir d'imagination que nous vivons pleinement.

Cassiopée a dit…

Ces hommes comme les autres, mes préférés, ceux qui n'affichent rien si ce n'est la bienveillance de nous laisser débusquer nous-mêmes les merveilles qu'ils cachent derrière leur apparente neutralité... à tous égards !
Frisson du matin

FLOW a dit…

Cette dernière image est une parfaite illustration de ce que l'on appelle: "Avoir l'O à la bouche..." ;-)

JohnSteed a dit…

@Noir Intense : oui, on ne peut expliquer où commence l'un et où commence l'autre ?

@DuoNylon : Dégustez les histoires, et jouez les à votre gré.

@Cassiopée : Ce frisson s'accompagne d'un grand merci

@Flow : Une O sans contrainte, une "eau de plaisir", une Ode au cunnilingus

Lou a dit…

ah si le chesterfield pouvait s'exprimer ....

JohnSteed a dit…

@Lou : si les meubles parlaient, on serait surpris d'entendre la table, le tapis, les accoudoirs, l'escalier et tant d'autres. Ils parleraient sans fin ;-)))

François a dit…

Le genre de plaisir qui se veut réciproque tant boire à la source du plaisir de son amante a des vertus apaisantes et jubilatoires... Délicieuse suite...
Bien à vous,
François.